<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743</id><updated>2012-02-13T02:50:56.627+01:00</updated><category term='Extramuros'/><category term='berk'/><category term='retour de flammes'/><category term='Témoigner des moindres choses'/><category term='Appartenir aux &quot;siens&quot;. Compte à rebours'/><category term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><category term='Dans les jardins de l&apos;art'/><category term='journal littéraire en ligne'/><category term='En scène'/><category term='censure et campagne vaudoise'/><category term='Genève'/><category term='Chez Mme de W.'/><category term='Genève et encore'/><category term='tabou et liberté d&apos;expression'/><category term='L&apos;homophobie est un délit'/><category term='stars romandes'/><category term='petits riens'/><category term='Les mots sont nos vies'/><category term='berk et berk'/><category term='berk berk et berk'/><category term='Le silence est d&apos;or ?'/><category term='Germaniques'/><category term='solitude versus présence'/><category term='regrets éternels'/><category term='no Stress'/><category term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><category term='Bons voeux'/><category term='Compte à rebours'/><title type='text'>le monde de frevall</title><subtitle type='html'>Journal littéraire, essai moral, critique politique .</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>145</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-1338440606479791083</id><published>2012-02-13T01:28:00.006+01:00</published><updated>2012-02-13T02:50:56.634+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Le désert de l'amour</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-lOaLTQL3mDs/TzhocC9QVuI/AAAAAAAAAhE/c4knHHYZjcM/s1600/Le%2Bd%25C3%25A9sert%2Bde%2Bl%2527amour.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5708427358731523810" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-lOaLTQL3mDs/TzhocC9QVuI/AAAAAAAAAhE/c4knHHYZjcM/s320/Le%2Bd%25C3%25A9sert%2Bde%2Bl%2527amour.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Ce soir, j'ai vu une très belle adaptation télévisée d'un roman de Mauriac, "Le Désert de l'amour". Emmanuelle Béart, Catherine Mouchet, Didier Bezace - des comédiens rompus aux exigences du théâtre - ont prêté leur talent à l'un des classiques de Mauriac. Je suis "tombé" sur ce film par hasard alors qu'il avait déjà débuté. Dès les premières minutes, j'ai toutefois reconnu la patte du maître : le rythme du récit, la pudeur des sentiments, les louvoiements du coeur face à la chair et le triomphe calme de l'esprit, de la vertu. J'ai tout de suite retrouvé un certain genre "fin de règne" de la bonne bourgeoisie bordelaise dans un dix-neuvième siècle qui joue les prolongations. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le scénario ? Bête à mourir. L'amour et ses regrets, le parfum d'une jeunesse qui s'en est allée et l'incommunicabilité entre les époux, leurs attentes décalées. On est loin du baratin de la littérature qui "marche", que dis-je, qui court, galope, saute les haies et violente les règles de la grammaire. J'aurais toujours un amour indéfectible pour Mauriac et ses drames d'un autre siècle, pour sa retenue, sa pudeur et sa dignité. Et la politesse du déguisement romanesque ... Pour sûr, ça nous fait des vacances. Rien de vulgaire, pas même les "bas instincts", traités sans pathos, sous l'aspect cru de la douleur qu'ils suscitent. Et quelle syntaxe !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec le temps, le jeu des masques, les exigences sociales, impossible de dire le fond de sa pensée. On se tourne alors vers les caractères mauriaciens et leurs silences interdits. On est un peu moins seul et on se dit que les petits romans si lents du grand François durent encore et, parfois, permettent la réalisation d'un beau téléfilm. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-1338440606479791083?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.allocine.fr/film/fichefilm-25191/casting/' title='Le désert de l&apos;amour'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/1338440606479791083/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=1338440606479791083' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1338440606479791083'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1338440606479791083'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2012/02/le-desert-de-lamour.html' title='Le désert de l&apos;amour'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-lOaLTQL3mDs/TzhocC9QVuI/AAAAAAAAAhE/c4knHHYZjcM/s72-c/Le%2Bd%25C3%25A9sert%2Bde%2Bl%2527amour.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3261280354034471260</id><published>2012-01-28T12:14:00.007+01:00</published><updated>2012-01-28T13:54:09.442+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><title type='text'>Election au Conseil d'Etat du 11 mars prochain</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-LFplsulsjtE/TyPpPZitqyI/AAAAAAAAAg4/OBJxj8pPRmY/s1600/Nuria.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 248px; FLOAT: right; HEIGHT: 177px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5702658003944975138" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-LFplsulsjtE/TyPpPZitqyI/AAAAAAAAAg4/OBJxj8pPRmY/s320/Nuria.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Non, je ne suis pas militant socialiste, je n'ai du reste pas de couleur politique particulière; je préfère souvent les élus à leur parti. Non, le Conseil d'Etat n'a pas démérité. J'ai, soit, plus d'inclination pour certains de ses membres mais tous mériteraient d'être reconduits dans leurs charges. J'ai une pensée particulière pour feu le conseiller d'Etat Jean-Claude Mermoud, mort dans l'exercice de ses fonctions. N'oublions pas que la politique est un métier difficile qui ne ménage pas son homme (ni sa femme), toujours sur la brèche, souvent en butte à la critique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui, je prends la parole pour soutenir la candidature de Nuria Gorrite au Conseil d'Etat vaudois, une candidate socialiste, actuellement syndique de Morges et bien d'autres choses. J'invite tous les citoyens vaudois sensés à faire de même. Nuria est une femme qui a grandi dans le même quartier que moi, Préllionnaz (littéralement le Pré de la Lionne !), un quartier populaire et mixte, quelques villas familiales dans le haut, du clapier à lapins concentrationnaire au milieu, le domaine catholique de La Longeraie à l'ouest, la belle propriété des de Goumöens à l'est, là où l'on s'est mis à rêver de construire notre grand Musée Cantonal des Beaux-Arts, mais je m'égare, c'est une autre histoire. Bref, Nuria n'est pas de ces politiciennes de gauche née et grandie dans une banlieue à dentistes. On se croisait, parfois, dans la navette du BAM, une sorte de mini autobus improbable, une ligne desservie deux fois l'heure ! Et, déjà, à l'époque, Nuria avait la fibre politique, et une opinion, motivée. Elle avait treize ou quatorze ans, moi aussi. Il m'est arrivé de débattre avec elle. Nous n'étions pas d'accord. Je crois qu'elle avait raison. Elle avait des arguments plus fouillés, une vision déjà, une ligne politique et pas simplement des revendications. J'ai quitté Morges, elle y est restée et en est devenue la syndique. Je n'ai pas coupé toute relation avec ma ville natale, chaque semaine, je passe dîner chez ma mère (qui vit encore à Préllionnaz) et j'ai pu observer les heureuses transformations de la ville sous l'influence de sa syndique. Que tous ceux qui douteraient des compétences et des capacités de la candidate Gorrite se penche sur le bilan de la municipalité de Morges. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout comme Ada Marra, Nuria Gorrite est une "secundo", fille de l'un de ces travailleurs étrangers que l'on regardait encore un peu de biais quand j'étais enfant. Nuria aurait pu rester prisonnière d'un discours revendicatif mais elle est au-dessus de ça. Tant son parcours personnel que professionnel témoigne de sa pugnacité et de son intégrité morale. La candidate Gorrite n'avancera jamais une promesse qu'elle ne saurait tenir une fois élue ! Et, ce qui ne gâche rien, c'est une femme élégante ... Non, je n'ai pas dit élégante façon tailleur passe-partout un peu strict centre gauche ou droit. Notre candidate est de cette élégance qui prend des risques et qui pétille. Toujours pomponnée, impeccable (les armes de la droite), elle part à la bataille et ressort du combat fraîche comme un gardon, le broching parfait, à croire qu'elle est juste allée prendre le thé. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Évidemment, je ne vous avance pas là des arguments très politiques, c'est un engouement viscéral dont je vous fais part mais fiez-vous au flair de l'auteur, à la sensibilité de l'artiste, relever les petits signes de rien qui, pourtant, en disent très long. Un seul mot d'ordre, votez Nuria Gorrite ! De plus, ce qui ne gâche rien, ses deux colistiers Anne-Catherine Lyon et Pierre-Yves Maillard sont aussi d'excellents candidats. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3261280354034471260?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.vd.ch/fr/autorites/grand-conseil/deputees-et-deputes/deputees-et-deputes/gorrite-nuria/' title='Election au Conseil d&apos;Etat du 11 mars prochain'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3261280354034471260/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3261280354034471260' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3261280354034471260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3261280354034471260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2012/01/election-au-conseil-detat-du-11-mars.html' title='Election au Conseil d&apos;Etat du 11 mars prochain'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-LFplsulsjtE/TyPpPZitqyI/AAAAAAAAAg4/OBJxj8pPRmY/s72-c/Nuria.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-998297367719531850</id><published>2012-01-04T11:14:00.004+01:00</published><updated>2012-01-04T12:12:47.363+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Lire "Le patient du Dr. Hirschfeld" à Berlin</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-BO6E24uIIwU/TwQz8aQneOI/AAAAAAAAAgs/Q_Z5o8e4aOo/s1600/verdan.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 200px; FLOAT: right; HEIGHT: 301px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5693732941837334754" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-BO6E24uIIwU/TwQz8aQneOI/AAAAAAAAAgs/Q_Z5o8e4aOo/s320/verdan.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rien de mieux que d'évoquer le dernier roman de Nicolas Verdan, "Le Patient du Dr. Hirschfeld" dans la capitale allemande. Le recit se déroule parallèlement sur deux époques, dans deux villes : la Berlin de la montée du nazisme et le Tel Aviv de la construction israélienne. Le héros, Karl Fein, l'un des patients du Dr., célèbre sexologue allemand des années trente, est à la fois juif et homosexuel, double raison d'être persécuté ... Nicolas Verdan n'a pas commis un roman de plus à propos de l'horreur nazie mais un plaidoyer à la tolérance, à l'ouverture d'esprit et à la compassion. Au fil du texte, les gentils ne sont pas si gentils, les méchants ont leurs raisons et Karl Fein semble rester la victime perpétuelle du système, quel qu'il soit. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Accessoirement, Verdan nous promène dans la Berlin éternelle des cabarets et de la vie urbaine, dans l'espoir des matins nouveaux du jeune Israël, dans l'exotisme de l'Argentine germanisante. Étonnement, les régions et les époques s'imbriquent les unes dans les autres sans se "contredire" et finissent par former une mosaïque complexe et touchante au long d'un récit à valeur historique, relevé de multiples rebondissements. Il y a du suspens au coin de chaque chapitre, et milles anecdotes plaisantes : devinez quel dignitaire nazi - et je ne parle pas du général Röhm - sortait travesti faire la tournée des boîtes berlinoises et était connu sous le sobriquet de "schwarze Maria" ? &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nicolas Verdan, avec ce brillant roman, aux éditions Campiche, témoigne de l'intérêt croissant de la Suisse romande pour la culture allemande et, particulièrement, pour la lointaine Berlin. Ses milles drames, ses possibilités gigantesques, sa nonchalance et son petit genre canaille mais bon fond nous changent du propre en ordre stérile de notre bout de pays et ses atermoiements, toujours à balancer entre germanium et latinium. Pour mémoire, les éditions Zoé ont étonné le monde littéraire français avec la publication de la traduction du Matthias Zschokke, "Maurice à la poule" qui se déroule intégralement à Berlin. Zoé, Campiche, et après ? à qui le tour ? &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-998297367719531850?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.campiche.ch/pages/oeuvres/Patient.html' title='Lire &quot;Le patient du Dr. Hirschfeld&quot; à Berlin'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/998297367719531850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=998297367719531850' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/998297367719531850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/998297367719531850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2012/01/lire-le-patient-du-dr-hirschfeld-berlin.html' title='Lire &quot;Le patient du Dr. Hirschfeld&quot; à Berlin'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-BO6E24uIIwU/TwQz8aQneOI/AAAAAAAAAgs/Q_Z5o8e4aOo/s72-c/verdan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-250746001477855176</id><published>2011-12-26T11:03:00.006+01:00</published><updated>2011-12-26T12:46:55.819+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Bons voeux'/><title type='text'>Une année chez les Buddenbrook</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-3cdPoWhlRrg/Tvhec0jNcNI/AAAAAAAAAgg/rAcZ5LqIHag/s1600/Buddenbrook.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; DISPLAY: block; HEIGHT: 168px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5690401978418294994" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-3cdPoWhlRrg/Tvhec0jNcNI/AAAAAAAAAgg/rAcZ5LqIHag/s400/Buddenbrook.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Messe de minuit à Saint-André, petite paroisse des hauts de Lausanne présidée par le bon abbé Gabriel Pittet. Nous n'étions pas une grande foule, une cinquantaine de fidèles tout au plus, il faut dire que la chapelle est intime. Le père Pittet officiait sans servant de messe, un peu d'0rgue, un ami violoniste et l'impression d'assister au culte de minuit chez les Buddenbrook, dans le grand hall de la maison familiale de la Mengstrasse. Le Père Pittet était le prêtre responsable de la paroisse de Saint-Joseph, le quartier de Prélaz, mon logement du chemin des Clochetons, sept ans de vie et d'écriture dans ce lieu. Il m'a fait aimer "la vie en paroisse", il nous demandait même parfois à Cyril et moi-même de donner la Communion. Depuis qu'il a été attaché l'unité paroissiale de Notre Dame de l'Assomption, nous participons à sa célébration de Noël.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous sommes au point de l'année quand il est bon de tirer des bilans. Et j'ai passé cette année "chez les Buddenbrook", accompagné par la lecture d'auteurs allemands tels que Thomas Mann, Klaus Mann, Siegfried Lenz et Eduard von Keyserling. J'ai passé une année dans un univers agréable, délicatement mélancolique, un peu fin de règne et très marqué par le souci de "bien tenir son rôle", une façon de répondre ... comment dire ... à l'angoisse générale ? la crise ? etc. etc. etc. J'ai passé une année à voir de merveilleuses fins d'après-midi, des couchers splendides. Accessoirement, j'ai aussi acheté quelques cravates supplémentaires. Un peu à contre-courant, non ? A moins qu'il ne s'agisse de se révéler à soi-même, de construire une vie. Nous avons même des plantes vertes dans la salle à manger, notre grand appartement à Cyril et moi-même. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il ne faut pas que j'oublie le Cercle Littéraire, quelle agréable "seconde maison", ses grands salons, sa bibliothèque, le Figaro, la Croix, des plaisirs que je dois à mon éditeur Olivier Morattel qui, avec le Pr. Jequier, m'y a coopté. Je peux aussi rajouter au bilan de cette année une très belle exposition Nolde à Bâle, une exposition Cuno Amiet à Berne, la découverte de la ville hanséatique de Stralsund et quelques belles rencontres. Pour clore mon "année allemande", je parlerai dans mon prochain billet "Du Patient du Docteur Hirschfeld", dernier roman de Nicolas Verdan.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-250746001477855176?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.cath-vd.ch/-Paroisse-de-St-Andre-Lausanne-.html' title='Une année chez les Buddenbrook'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/250746001477855176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=250746001477855176' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/250746001477855176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/250746001477855176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/12/une-annee-chez-les-buddenbrook.html' title='Une année chez les Buddenbrook'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-3cdPoWhlRrg/Tvhec0jNcNI/AAAAAAAAAgg/rAcZ5LqIHag/s72-c/Buddenbrook.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3787584781918556558</id><published>2011-11-20T10:12:00.003+01:00</published><updated>2011-11-20T11:44:25.199+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>"L'enquête immobile"</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-ImdmrQ_dda0/TsjNGK4CczI/AAAAAAAAAgU/dlu-Mc0g4wY/s1600/Lador.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 208px; FLOAT: right; HEIGHT: 320px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5677012836182815538" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-ImdmrQ_dda0/TsjNGK4CczI/AAAAAAAAAgU/dlu-Mc0g4wY/s320/Lador.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Chose promise, chose due, voici mon billet sur le dernier Lador, &lt;em&gt;L'Enqête immobile&lt;/em&gt;, un monument littéraire si tant est qu'un feu d'artifice peut être qualifié de "monument". Le synopsis, oh, le synopsis, est-ce bien nécessaire chez notre grand auteur ... ça rentre, ça sort du champs du texte sous la dictée, le verbe du narrateur-observateur-enquêteur-entomologiste de la fourmilière lausannoise et au-delà. L'enquête est un prétexte à l'évocation pertinente et grinçante de l'histoire du vingtième siècle, évocation couronnée par quelques spéculations anticipatives qui feront de notre Pierre-Yves un prophète lorsque, dans vingt ou trente ans, ce qu'il avait esquissé sera devenu réalité. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Revenons sur l'effet "feu d'artifice". Ho ! la belle verte, la belle bleue, et un bouquet, et un tableau et les phrases, les images, le style pétaradent très haut en compositions étincelantes et instantanées qui, au coin du paragraphe nous laisse aveuglés et stupéfaits, émerveillés ... Nouveau tableau, nouvelle scène et ça repart avec de nouveaux effets pour nous laisser totalement abasourdis. Et quoi d'autre après ... le bouquet final !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;L'enquête immobile &lt;/em&gt;ne doit pas se lire d'une traite ; c'est possible mais c'est gâcher cette lecture. Il faut avancer de vingt pages en vingt pages, en début de soirée par exemple, profiter pleinement de la dimension pyrotechnique du texte, en jouir durant une vingtaine de jours. Lador ne se "bouffe" pas à temps perdu dans le train ou à l'arrêt de bus. Il nécessite des conditions de lecture minimum, comme un feu d'artifice ne se tire pas en pleine tempête hivernale ou sous une pluie orageuse. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;L'Enquête immobile, &lt;/em&gt;383 p., Ed. Olivier Morattel, 2011&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3787584781918556558?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.culturactif.ch/ecrivains/lador.htm' title='&quot;L&apos;enquête immobile&quot;'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3787584781918556558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3787584781918556558' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3787584781918556558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3787584781918556558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/11/lenquete-immobile.html' title='&quot;L&apos;enquête immobile&quot;'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-ImdmrQ_dda0/TsjNGK4CczI/AAAAAAAAAgU/dlu-Mc0g4wY/s72-c/Lador.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2595533123694360162</id><published>2011-10-21T05:33:00.004+02:00</published><updated>2011-10-21T06:34:44.574+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>1984/Chess</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-DFZ5CqZuHW8/TqD1z_0JRVI/AAAAAAAAAgI/boB61i9RdbM/s1600/Chess.bmp"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5665798604884362578" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-DFZ5CqZuHW8/TqD1z_0JRVI/AAAAAAAAAgI/boB61i9RdbM/s320/Chess.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un voyage, une ville anglophone à une dizaine d'heures de vol, downtown, l'agitation, des grattes-ciel, de l'ennui aussi ... Passons. Un magnifique musée des Beaux-Arts mais, surtout, un retour sur mes rêves adolescents et mes projections de vie urbaine, de modernité, d'avenir en costumes croisés pastel. Et la vie nocturne, entre dandy et mauvais garçon à écumer boîtes et bars. Ma pauvre petite Lausanne, et même Paris. Si j'avais pu connaître alors ma Berlin ! Quoqu'elle m'eût paru quelque peu trop crasseuse, pas assez glam', toc, chic, plastic, vinyl, Jean-Paul Gaultier, sexy, mondaine.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans cette grande ville anglo-saxonne, le temps d'une représentation, la comédie musicale "Chess", tout m'est revenu. Je me suis souvenu alors du confort d'un monde bi-polaire et fort simple, de l'évidence de la jeunesse, de la connotation positive de l'avenir et toutes les belles promesses dont tout le monde était encore bercé à la fin des eighties'. "Chess" mêlait une intrigue amoureuse tarabiscotée, des questions d'honneur mal-placé, les dernières passes d'arme de la guerre froide et une certaine vision de la compétition. Je m'y perds un peu. Et, comme tout le monde, je retiens le tube de cette production "One night in Bangcock" de Murray Head.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Durant toute la représentation, j'avais dans les narines les notes du parfum "Jazz", d'Yves Saint Laurent et comme un arrière-goût de "avant c'était mieux". Il m'a fallu attendre le final et la standing ovation pour qu'une lumineuse pensée me traverse l'esprit, à la limite du sophisme. Partant du fait qu'avant c'était mieux et que "Chess" est actuellement produite, on ne peut qu'en déduire un iatus. Soit ce n'était pas "avant", soit ce n'était pas "mieux". "Mieux" ne pouvant s'exprimer que postérieurement à un état antécédent et la comédie musicale étant à l'affiche en ce moment, il s'agit alors de "maintenant" qui devrait être mieux que l'époque de la création de "Chess" ! Toutefois, il serait hardi de dévaloriser la version d'origine par rapport à sa réadaptation, donc "maintenant, c'est bien", cqfd, même si je n'ai plus ni seize, ni dix-huit, ni vingt ans !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2595533123694360162?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.youtube.com/watch?v=mnqj31VPNoE' title='1984/Chess'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2595533123694360162/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2595533123694360162' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2595533123694360162'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2595533123694360162'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/10/1984chess.html' title='1984/Chess'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-DFZ5CqZuHW8/TqD1z_0JRVI/AAAAAAAAAgI/boB61i9RdbM/s72-c/Chess.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4297852828138666603</id><published>2011-10-08T11:29:00.009+02:00</published><updated>2011-10-08T13:36:07.414+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Nous sommes tous des "Princesses".</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/-aDaMi4soElk/TpAto9lrQOI/AAAAAAAAAgA/Cgzn02eS1_c/s1600/coucher%2Bbaltique.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5661074913355317474" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-aDaMi4soElk/TpAto9lrQOI/AAAAAAAAAgA/Cgzn02eS1_c/s320/coucher%2Bbaltique.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pierre Yves Lador, grand auteur vaudois qui m'honore de son amitié, lors de la présentation de son dernier roman, &lt;em&gt;L'Enquête immobile&lt;/em&gt;, aux éditions Olivier Morattel, en plus d'une plaisante dédicace m'a offert quelques volumes du comte Eduard von Keyserling. Je me suis donc plongé dans l'Enquête immobile, que je réserve à ma lecture domestique (je lui réserve aussi mon prochain billet). Dans mes promenades ou le train, je lis l'un ou l'autre des Keyserling. Difficile de ne pas être touché par la délicate douleur de ces pages, par cette mélancolie illuminée. Je pense tout particulièrement à "Princesses", tout le carcan délicatement contraignant des conventions, de "ce qu'il faut faire pour tenir sa place" sous un ciel merveilleux, immense, parmi les lambris de belles demeures. Du "bonheur" d'être malheureux dans la soie ... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Keyserling ne nous raconte pas des histoires compassées de princesses d'antan; il nous parle de notre existence et de tout ce que nous acceptons par convenance et qui nous éloigne de notre bonheur. Soit, on nous raconte que l'on "construit" sa vie ... cela fait beaucoup de guillemets, autant de voiles pudiques sur les mensonges que l'on se force à accepter. Où est passé le franc soleil de nos vies, le rire et la liberté ? Ne vaudrait-il pas mieux sombrer dans un authentique malheur, comme Job, plutôt que de devoir boire à petites lampées une coupe de fiel mêlée de beaucoup de sirop, pour faire passer le goût. Au final, on en vient à haïr le sirop.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les usages - dévoyés - nous tuent plus sûrement que les traits de nos ennemis. Et notre souffle est gaspillé en formules creuses, en paroles vaines ... Keyserling ou le crépuscule des princesses, une belle métaphore de l'état actuel auquel les tenants de la culture (je ne pense pas ici à ceux qui s'affichent dans les pages people de la presse tout venant mais à ceux qui nourrissent le coeur, les sens et la tête de leur public), donc l'état auquel les tenants de la culture et les gens éduqués sont réduits : une faillite annoncée ... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faudrait ... tant de choses mais la saison est trop avancée et le soleil décline à l'horizon. Nous allons donc mourir poliment.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4297852828138666603?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.plathey.net/livres/germanophone/von-keyserling.html' title='Nous sommes tous des &quot;Princesses&quot;.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4297852828138666603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4297852828138666603' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4297852828138666603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4297852828138666603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/10/nous-sommes-tous-des-princesses.html' title='Nous sommes tous des &quot;Princesses&quot;.'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-aDaMi4soElk/TpAto9lrQOI/AAAAAAAAAgA/Cgzn02eS1_c/s72-c/coucher%2Bbaltique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2886083596939918041</id><published>2011-08-21T01:49:00.008+02:00</published><updated>2011-08-28T23:39:07.794+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Germaniques'/><title type='text'>Lieber Deutschland</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-o7ReT30SfkA/TlqzNnnhNkI/AAAAAAAAAf4/H1rFBYm_n78/s1600/Konstanz.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 241px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5646022129416746562" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-o7ReT30SfkA/TlqzNnnhNkI/AAAAAAAAAf4/H1rFBYm_n78/s320/Konstanz.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De Constance à Münich, chère Allemagne, si diverse, pays de Cocagne dans lequel je séjourne avec tant de plaisir. J'ai assisté à une fort belle messe à la Dreifaltigkeit Kirche de Constance, un vendredi à midi. J'ai aussi passé de belles soirée, à travailler à la terrasse de cafés, le Wessenberg, et un autre établissement, derrière Sankt Stefan. On écrit bien dans cette atmosphère, de jolies promenades aussi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'avance dans la lecture passionnante du &lt;em&gt;Dr. Faustus&lt;/em&gt;, de Thomas Mann, évidemment. Six cents pages sur l'essence de la nature allemande, sur la volonté de cette grande nation à "percer" parmi les nations du monde. C'est aussi un essai sur la douleur, la mélancolie, le sacerdoce de la création. Face au marasme économique et identitaire de l'Europe Unie, l'Allemagne représente un modèle, voire même le salut de cette Europe, comme elle le fut du temps du Saint Empire romain germanique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On me rétorquerait que l'Allemagne est aussi à la traîne, déficit budgétaire, chômage, etc. mais les solutions qu'elle peut nous apporter ne sont pas d'ordre économique. Ce sont des réponses culturelles aux questions que la crise a soulevées. Il est impératif de commencer par se plonger dans l'oeuvre de Thomas Mann.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2886083596939918041?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2886083596939918041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2886083596939918041' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2886083596939918041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2886083596939918041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/08/lieber-deutschland.html' title='Lieber Deutschland'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-o7ReT30SfkA/TlqzNnnhNkI/AAAAAAAAAf4/H1rFBYm_n78/s72-c/Konstanz.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-1719157563357400032</id><published>2011-07-21T01:06:00.003+02:00</published><updated>2011-07-21T02:08:31.106+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Germaniques'/><title type='text'>Une autre cité hanséatique</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-_sTTQsFwufQ/TidqjxpClzI/AAAAAAAAAfw/GAzTlyN5oVw/s1600/St%2BMarien.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 238px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5631587021903533874" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-_sTTQsFwufQ/TidqjxpClzI/AAAAAAAAAfw/GAzTlyN5oVw/s320/St%2BMarien.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Deux jours à Stralsund, sur la Baltique, en compagnie du "Dr. Faustus" de Thomas Mann, un petit crochet balnéaire au milieu de mon séjour berlinois. J'y ai découvert deux merveilleuses églises gothiques de briques, d'immenses édifice qui évoquent une atmosphère très "Caspar David Friedrich". Depuis ma chambre d'hôtel, j'ai une merveilleuse vue sur l'une d'elles, St Marien. De plus, les protestants d'ici laissent leurs églises pleines d'images de saints, de papes, d'évêques; et la vierge aussi, entourée de saint Pierre et saint Jean, courronnée par le Père et le Fils (St. Marien, retable du maître autel, voir photo), jusqu'à une petite chapelle lattérale de St Nicolai (l'autre des des deux) proposant au fidèle de brûler un cierge en l'honner de la Mère de Dieu, avec prière assortie. Lorsque je me suis enquis de la pratique religieuse des réformés de ce coin d'Allemagne, on m'a raconté la très jolie histoire des fidèles qui, en 1525, ont caché les images de saints, de Vierges, tout ce qui eût été voué à la destruction anti-papiste et l'ont ramené petit à petit une fois la vague protestante retombée. Et le guide de conclure que, d'ici cinquante ans, on en aura fini avec ces histoires de division !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce soir, j'ai assisté à un concert d'orgue (un instrument géant du mi-XIXème, le plus grand en Allemagne construit par Buchholz) à St Nicolai. J'ai trouvé dans cette église ma quatrième merveille du monde (après les Jardins Boboli , le Taj Mahal et le Zwinger Palast, dans leur ordre chronologique de découverte). Les Stralsunder ont veillé sur ce lieu de culte génération après génération et ses tours les ont protégés. Entre ses murs, on sent, physiquement, la présence de la foi, d'un grand respect pour ses mystères et d'une infinie pureté. J'ai connu un épisode extatique durant l'interprétation d'un canon, op. 56, 4 de Schummann.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un dernier mot sur ma visite à l'Alte Nationalgalerie, à Berlin. En ce moment y est présentée la collection du banquier Wagener (1782-1861), une collection marquée du sceau du romantisme allemand. Des Schinkel, des Friedrich, la découverte de l'école de Düsseldorf, et d'un outsider : Frédéric Frégevize (un peintre genevois entre Sablet et Calame). Et un tout dernier mot sur le ravissant parc du château de Friedrichsfelde, le château et le Tierpark.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-1719157563357400032?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Stralsund' title='Une autre cité hanséatique'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/1719157563357400032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=1719157563357400032' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1719157563357400032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1719157563357400032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/07/une-autre-cite-hanseatique.html' title='Une autre cité hanséatique'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-_sTTQsFwufQ/TidqjxpClzI/AAAAAAAAAfw/GAzTlyN5oVw/s72-c/St%2BMarien.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4783076728450446894</id><published>2011-07-12T01:43:00.005+02:00</published><updated>2011-07-12T02:43:25.227+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>Berlin, le temps qui passe et moi</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-AfWv84KWJfE/ThuT3FIF0DI/AAAAAAAAAfo/YpfLAAmeZtQ/s1600/Brunnen_am_Ludwigkirchplatz_rz_ec99089cae.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 221px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5628254733807767602" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-AfWv84KWJfE/ThuT3FIF0DI/AAAAAAAAAfo/YpfLAAmeZtQ/s320/Brunnen_am_Ludwigkirchplatz_rz_ec99089cae.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme à chaque été, je suis retourné chez moi, à Berlin. Toutefois, je ne goûte plus un certain est, envahi de stupides hordes de touristes, de l'abruti en chlapettes incapable d'aligner trois mots en allemand. C'est peut-être un effet de l'âge, je trouve Friedrichshain, Mitte et Prenzlauerberg d'une crasse physique et morale poisseuse. Ajoutez à cela l'enfer d'une certaine jeunesse décervelée, sale et pauvre ... et intolérante. Ces masses touristiques - néanmoins jamais fauchées pour la bière en litrons - ont réussi à chasser les vrais poivrots et clodos des arrondissements susmentionnés. Je me suis donc réfugié à Charlottenbourg-Wilmersdorf. Je fais quelques incursions au nord de Schöneberg (surtout pas Nollendorf) et assiste à la messe à Sankt-Edwige. Je me rends avec plaisir à Lichtenberg aussi; bref, partout où l'on ne voit pas de troupeaux vacanciers.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Accessoirement, je lis "Maurice à la poule"; Zschokke a tout compris de la paresse dans laquelle tout individu s'enfonce lorsqu'il s'installe dans cette ville. Comme le dit l'adage : "vous n'avez pas de formation, pas de travail, pas d'envie, pas d'idées, venez donc à Berlin !" Et tout finit par (s') échouer sur les trottoirs de cette capitale construite sur du sable. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4783076728450446894?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.culturactif.ch/livredumois/juin09zschokke.htm' title='Berlin, le temps qui passe et moi'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4783076728450446894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4783076728450446894' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4783076728450446894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4783076728450446894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/07/berlin-le-temps-qui-passe-et-moi.html' title='Berlin, le temps qui passe et moi'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-AfWv84KWJfE/ThuT3FIF0DI/AAAAAAAAAfo/YpfLAAmeZtQ/s72-c/Brunnen_am_Ludwigkirchplatz_rz_ec99089cae.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5750865797424325570</id><published>2011-05-15T19:36:00.010+02:00</published><updated>2011-05-22T01:40:22.046+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>B ... Barcelone ... Besançon</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/-8KL13cSHaZA/TdhHlG6FXJI/AAAAAAAAAfc/tXi5GgmL9V8/s1600/Mauri.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 213px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5609312038724918418" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-8KL13cSHaZA/TdhHlG6FXJI/AAAAAAAAAfc/tXi5GgmL9V8/s320/Mauri.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Petit retour sur mon séjour à barcelonais, sur mes véritables motivations dans ce voyage. Je suis retourné à Barcelone pour Mauri, le restaurant-salon de thé au coin de la ramblas de Catalunya et carrer de Provença, fondé en 1929. J'y suis allé déjeuné, sous ses plafonds peints et ses boiseries Art Nouveau, j'y ai retrouvé ses pâtisseries tout aussi chantournées. J'ai pris le menu, avec entrée, plat et dessert, et le vin de la maison dont on vous apporte une bouteille. Le prix est le même que l'on boive un, deux, trois, quatre verres ... Et la boutique Muji n'était pas loin, y racheter l'un de ces petits calepins au format d'un passeport. Je suis aussi allé revoir quelques bonnes toiles des mes "impressionnistes" catalans, Rusiñol et Casas au MNAC. Finalement, je ne m'échape pas de mon univers de vieille fille ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne sors pas de mes villes en B. non plus. Le week-end passé, nous sommes allés à Besançon avec Cy, la belle architecture de Vauban, exactement l'atmosphère de "bonne ville" que j'affectionne tant. Un bon musée des Beaux-Arts et de l'archéologie, la messe à Saint-Pierre et nous avons même trouvé un établissement gay, très province, avec un jeune serveur court vêtu qui se dandinait sur le bar. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne voyage pas par goût de l'exotisme, je collectionne des épisodes de ma bonne vie idéale et surannée, une existence protégée par le rempart des bons auteurs. J'emmènerai de Crevel et du Thomas Mann lors de mon prochain séjour berlinois.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5750865797424325570?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5750865797424325570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5750865797424325570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5750865797424325570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5750865797424325570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/05/b-barcelone-besancon.html' title='B ... Barcelone ... Besançon'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-8KL13cSHaZA/TdhHlG6FXJI/AAAAAAAAAfc/tXi5GgmL9V8/s72-c/Mauri.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5658921273918919961</id><published>2011-04-27T23:53:00.005+02:00</published><updated>2011-04-28T00:53:27.890+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>Les trop riches heures de Barcelone</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/-muDaW9-hiSc/TbieJO1v0gI/AAAAAAAAAfU/XTQOJ_ZDodk/s1600/sagrada-familia.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5600400018074751490" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/-muDaW9-hiSc/TbieJO1v0gI/AAAAAAAAAfU/XTQOJ_ZDodk/s320/sagrada-familia.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelques jours à Barcelone, ville que je connais bien et que j'apprécie ... appréciais. L'insolente santé économique de la communauté autonome de Catalogne parmi une Espagne exsangue a refermé &lt;em&gt;Barça&lt;/em&gt; sur un certain complexe de supériorité. La grande cité, sainte capitale de la culture catalane, n'a plus qu'elle-même comme modèle. Elle en devient idiote et commence à sentir moralement le moisi. Le musée d'Art contemporain n'offre plus que deux de ses trois étages à la visite, dont l'un est consacré aux collections (d'artistes locaux) que possède l'institution. Et les autorités municipales ont quasi éradiqué tous les signes restant de la guerre civile. Des chantiers chic et sans fin ceinturent la ville qui n'en finit pas de s'alourdir de frisottis architecturaux réhabilités selon une esthétique ripolino-disneyique. C'est tout juste si l'on a pas forcé les vieilles gagneuses de Raval de subir lifting et liposuccion. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le touriste est contraint au rôle de crétin de touriste que l'on fait poireauter devant le tas de nouilles trop cuites de la Sagrada Familia ... Heureusement, il reste de vrais gens, ceux qui n'ont jamais fréquenté le musée d'Art contemporain ni ne prennent la pose sur la plage artificielle de San Sebastian, de ceux qui assistent à la messe de San Augustin ou qui épluchent des légumes devant leur porte, parmi les rues basses de la Barcelonette. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5658921273918919961?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Si%C3%A8cle_d&apos;Or_catalan' title='Les trop riches heures de Barcelone'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5658921273918919961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5658921273918919961' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5658921273918919961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5658921273918919961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/04/les-trop-riches-heures-de-barcelone.html' title='Les trop riches heures de Barcelone'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/-muDaW9-hiSc/TbieJO1v0gI/AAAAAAAAAfU/XTQOJ_ZDodk/s72-c/sagrada-familia.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5598587219476941581</id><published>2011-04-23T00:18:00.005+02:00</published><updated>2011-04-23T01:23:13.747+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Vendredi Saint</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/-ERMdcXDGjFU/TbIM8o5NX3I/AAAAAAAAAfM/_M3Lwmjm_n4/s1600/Martigny.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5598551522684002162" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/-ERMdcXDGjFU/TbIM8o5NX3I/AAAAAAAAAfM/_M3Lwmjm_n4/s320/Martigny.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Célébration du Vendredi Saint à l'abbaye de Saint-Maurice où je reçus la confirmation dans la chapelle des Martyres il y a une quinzaine d'années. J'y suis allé avec Cy. puis nous avons dîné à Martigny. Etonnant Valais si proche et pourtant ... étranger. La place centrale de Martigny ne ressemble à aucune place vaudoise, ni bernoise, fribourgeoise ou neuchâteloise. L'architecture, l'urbanisme, une certaine saveur de l'air marquent une différence notable. Jusqu'à une caissière qui devisait avec un client en patois ! Ce n'est ni plus, ni moins, c'est autre, dépaysant. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai passé le dimanche des Rameaux à Bâle, j'y ai ressenti moins "d'exotisme". Nos cartes, nos frontières et autres délimitations se mettent à mentir ou répondent à des logiques obsolètes. Je n'en reviens toujours pas d'un voyage à Vienne sans avoir à aucun moment produit une pièce d'identité officielle ! Inutile d'ajouter que je me sens moins "autre" à Vienne ou Bâle qu'à Martigny.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pâques nous apportera-t-il la promesse d'une moins grande distance avec le Ciel ?! Du moment que j'avance d'ici à la fin des vacances dans "Un après-midi d'été couvert", ce roman sur le thème de la déréliction me pèse, il m'use et réveille plus d'un abandon en moi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5598587219476941581?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.martigny.ch/' title='Vendredi Saint'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5598587219476941581/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5598587219476941581' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5598587219476941581'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5598587219476941581'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/04/vendredi-saint.html' title='Vendredi Saint'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/-ERMdcXDGjFU/TbIM8o5NX3I/AAAAAAAAAfM/_M3Lwmjm_n4/s72-c/Martigny.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8854774893365524246</id><published>2011-04-15T15:12:00.007+02:00</published><updated>2011-04-15T16:28:25.208+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Témoigner des moindres choses'/><title type='text'>Hôtel Balmoral</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/-mwNV-xFDdNY/TahVDaIRxiI/AAAAAAAAAfE/TvpOreeXJbo/s1600/cbk.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 298px; DISPLAY: block; HEIGHT: 118px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5595816054049850914" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/-mwNV-xFDdNY/TahVDaIRxiI/AAAAAAAAAfE/TvpOreeXJbo/s400/cbk.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Non, je n'ai pas quitté le navire ! que mes lecteurs de C., petit village vaudois où vécut Mme de S. se rassurent et les autres aussi. Je n'ai pas le don d'ubiquité et me suis retrouvé dès début mars dans les cartons. J'ai déménagé. Berlin ? Bordeaux ? Barcelone ? Zürich ? non, je suis juste passé du quartier de Prélaz à sous-gare. Moi qui n'ai de cesse d'aller nuit après nuit en songe d'un hôtel à l'autre, je me suis installé à l'hôtel Balmoral, à l'ex-hôtel Balmoral, un bel édifice du début du XXème siècle reconvertit en immeuble d'habitation.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce n'était pas qu'un déménagement; j'ai tourné une page. J'ai produit tant de textes aux Clochetons, tant de récits ... Le lieu était épuisé. La dernière fois que j'y suis passé, état des lieux manqué, le propriétaire s'est fait excuser, il y avait un air de piano qui descendait dans la cage d'escaliers, des exercices relativement adroits, une variation passant du classique au jazzy. J'ai observé avec étonnement les murs, nus, les pièces vides, sordides à la limite, devenues si étroites. J'étais incapable de reconnaître mon ancien logement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A l'hôtel Balmoral, j'occupe la moitié du dernier étage de l'aile gauche, trois fenêtres en façade et une sur le côté. Un cabinet, une chambre, un immense séjour - la cuisine en dépendance - et la salle de bain au bout d'un large couloir, une véritable antichambre carrelée avec goût. J'ai la vue plein ouest, une rangée de bâtiments Art Déco tardifs en vis-à-vis. La nuit, pas un bruit, à part la sonnerie bien timbrée de l'horloge tous les quarts d'heure qui roule sous les trois mètres de plafond stuqué.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8854774893365524246?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8854774893365524246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8854774893365524246' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8854774893365524246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8854774893365524246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/04/hotel-balmoral.html' title='Hôtel Balmoral'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/-mwNV-xFDdNY/TahVDaIRxiI/AAAAAAAAAfE/TvpOreeXJbo/s72-c/cbk.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6042504399645356511</id><published>2011-03-01T22:40:00.007+01:00</published><updated>2011-03-02T23:35:59.896+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><title type='text'>Je suis venu vous dire ...</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/-l48NGtuBfk0/TW7Fy6j34JI/AAAAAAAAAe8/mrI9FPs6IaA/s1600/1%2Bmars%2B2011.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5579614466862473362" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/-l48NGtuBfk0/TW7Fy6j34JI/AAAAAAAAAe8/mrI9FPs6IaA/s320/1%2Bmars%2B2011.JPG" /&gt;&lt;/a&gt; Je reviens, non en bloggeur capricieux en manque de reconnaissance mais en auteur responsable, prêt à assumer le regard qu'il porte sur la cité et ceux que l'on y rencontre. François Mauriac, Julien Green et Thomas Mann n'ont pas fait autrement. Mes lecteurs comprendront le parallèle, mes détracteurs ... Oh! je ne suis pas encore assez installé pour en avoir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve que je passe mes vacances à Lausanne; je traverse la ville, je lis la presse, scrute les façades comme un touriste. Je cherche les correspondances de transport public, essaie de débusquer une rue ou l'autre; l'exercice est amusant. De plus, j'ai mille courses à faire, qui m'entraînent de Prilly à Lutry, et jusque dans l'improbable chemin du Trabandan. Aujourd'hui, j'ai traversé des perspectives, des avenues, des boulevards au charme discret, au prestige encore plus discret. C'est une vie qui s'y déploie et dont j'avais oublié l'expression si particulière, comme une vieille connaissance qui n'a pas si mal tourné. Je n'ai pas si mal vieilli non plus. Reprendre là où on en était resté.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis resté interdit par le traitement accordé, dans la presse, à un événement tragi-comique, les coups de feu gratuit d'un homme sur une représentante de la police par simple détestation. Le tireur a, soit, un problème mais, plus globalement, notre société a un problème ! Comment la force publique en est arrivée à être détestée au point qu'un quidam, de sang froid, cherche à blesser l'un de ses membres. Je m'interroge parmi l'étrange lumière de ce jour, de brume, d'or et d'argent. Je m'interroge dans la séduction de ce printemps à venir. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6042504399645356511?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lematin.ch/actu/suisse/revolte-contre-police-388561' title='Je suis venu vous dire ...'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6042504399645356511/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6042504399645356511' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6042504399645356511'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6042504399645356511'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2011/03/je-suis-venu-vous-dire.html' title='Je suis venu vous dire ...'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/-l48NGtuBfk0/TW7Fy6j34JI/AAAAAAAAAe8/mrI9FPs6IaA/s72-c/1%2Bmars%2B2011.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5073233728672840842</id><published>2010-12-31T19:30:00.017+01:00</published><updated>2011-03-02T23:38:05.505+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans les jardins de l&apos;art'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte à rebours'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>5-4-3-2-1 Ignition</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TR6R1E5e3CI/AAAAAAAAAew/ZFpNRDVAjlI/s1600/cheminee-salon-dore-652879.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5557039331255704610" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TR6R1E5e3CI/AAAAAAAAAew/ZFpNRDVAjlI/s320/cheminee-salon-dore-652879.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bilan 2010, exercice classique dont les chefs d'Etat se sortent avec plus ou moins de bonheur, d'Adolf Oggi et son sapin à Jacques Chirac et son horloge à voeux ... Allons-y, cher lecteur, pour ce passage en revue de l'année écoulée. Je vais procéder de manière thématique plutôt que chronologique. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Commençons par les voyages, d'un week-end ou plus. J'ai bien passé cinq ou six semaines à Berlin ... mais ce n'est pas du voyage, j'y suis chez moi. Dans ma chère Allemagne, j'ai renforcé mon attachement au Bodenseekreis. Avec Cy, nous avons séjourné à Constance, Friedrichshafen, Saint-Gall, Bregenz. Cette région à cheval sur trois frontières est pleine de charme. On y mène une vie plaisante, discrète, confortable et aimable. Nous avons poussé un peu plus loin à Stuttgart, une belle cité commerciale, sa gare monumentale d'un style un rien fasciste, la grande avenue bordée de commerces, le château, son petit parc, le Kunstmuseum et cette bonne vie opulente qui s'offre à chaque terrasse, dans chaque café, dans les rues, les places. Je suis aussi allé "redécouvrir" Münich en solitaire (j'y suis passé il y a plus de quinze ans), la ville de l'adolescence de Thomas Mann, de ses premiers succès. On y trouve de beaux cafés. Je retiens particulièrement le Hermann, à l'étage, en face de l'hôtel de ville, et le Puck, près de la neue Pinakothek. J'ai aussi découvert Malte avec Cy, un pauvre caillou recouvert de vieilles briques où l'on fait payer les catholiques pour visiter les églises. Le tourisme fait vivre l'île et la tuera certainement ... Autre destination touristique, la côte dalmate en Croatie. Je garde depuis que nous y sommes allés quelques impressions, quelques images de Hvar, sur l'île du même nom, et le fabuleux palais de Dioclétien à Split, les quais, la villa Mestrovic. Nous avons encore passé quelques jours à Lyon et Zürich.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En matière d'art, j'ai fort goûté une belle exposition Vallotton au salon du livre de Genève, particulièrement un "Paysage, soleil couchant" de 1919, un horizon de feu, d'or, de turquoise, de rose, beauté indescriptible de la mélancolie du couchant, arbres et bosquets, et les promesses de l'enfance. Beau à pleurer. Il y a aussi ma visite de la Neue Pinakothek, pas envie de citer une toile en particulier. Tout comme le Staatmuseum de Stuttgart. De belles institutions.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Question littérature, 2010 sera l'année de ma rencontre avec Julien Green, &lt;em&gt;Léviathan&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Adrienne Mesurat, &lt;/em&gt;son journal ... Quel choc ! J'ai lu &lt;em&gt;Adrienne&lt;/em&gt; en pleine canicule berlinoise et j'en suis resté frappé, interdit. J'ai terminé l'année sur la lecture des Buddenbrook, un nouveau choc. J'ai approfondi ma relation à François Mauriac, &lt;em&gt;Un Adolescent d'autrefois&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le Baiser aux lépreux &lt;/em&gt;et une bonne biographie que je n'ai pas terminée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quant à ma "production", j'ai fait publier &lt;em&gt;Les Âmes galantes &lt;/em&gt;en mai et, fin novembre, les &lt;em&gt;Mémoires d'un révolutionnaire&lt;/em&gt;. J'ai surtout mis la dernière main à &lt;em&gt;La nouvelle Fuite à Varennes&lt;/em&gt;. J'attends les propositions de correction de mon éditeur. J'ai aussi achevé la rédaction de deux brefs textes qui m'ont beaucoup tenu à coeur, &lt;em&gt;Slideshow &lt;/em&gt;(impubliable car fondamentalement scandaleux et amoral) et &lt;em&gt;Tous les Etats de la mélancolie bourgeoise&lt;/em&gt;, un petit essai pertinent un rien fielleux.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'ai manqué qu'une ou deux messes dominicales mais aucun des grands rendez-vous liturgiques de l'année. Je suis allé d'un paroisse à l'autre, toujours dans le regret de ce que j'avais connu à Saint-Joseph. En 2012, je compte me rapprocher de la paroisse Saint-André, y retrouver l'abbé Pittet. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un dernier mot, de cinéma; il y a eu la révélation esthétique et artistique d'un &lt;em&gt;Single man &lt;/em&gt;de Tom Ford. Je n'entrerais pas dans le détail, je vous laisse regarder dans les billets de cette année. Un coup de projecteur sur &lt;em&gt;Io sono l'amore&lt;/em&gt;, de Luca Guadagnino, une tragédie wagnérienne dans un Milan post-mussolinien. Tilda Swinton y est sublime.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et quant à ce blog ? Stop ou encore ? Mon éditeur et les journalistes me forcent la main. On m'a collé une étiquette de blogueur. Je voulais mettre un terme à cette aventure; vais-je revenir sur ma décision ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5073233728672840842?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://archives.tsr.ch/player/voeux-ogi' title='5-4-3-2-1 Ignition'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5073233728672840842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5073233728672840842' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5073233728672840842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5073233728672840842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/12/5-4-3-2-1-ignation.html' title='5-4-3-2-1 Ignition'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TR6R1E5e3CI/AAAAAAAAAew/ZFpNRDVAjlI/s72-c/cheminee-salon-dore-652879.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8991448999086591603</id><published>2010-12-30T12:07:00.008+01:00</published><updated>2010-12-30T14:34:06.388+01:00</updated><title type='text'>6. "Le Nom des gens"</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TRyKGHX2kKI/AAAAAAAAAeo/oOBGD5CATIk/s1600/Le%2BNom%2Bdes%2Bgens.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 213px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5556467877931290786" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TRyKGHX2kKI/AAAAAAAAAeo/oOBGD5CATIk/s320/Le%2BNom%2Bdes%2Bgens.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un film, un film français, une friandise, un bonbon acidulé, une perle, un petit rien d'une élégance incongrue de Michel Leclerc. Il m'est souvenu ma période française, quand je n'avais d'yeux que pour Paris et le "miracle mitterrandien". C'était il y a longtemps ... C'était quand j'avais vingt ans. Tout le monde était persuadé que les matins clairs commenceraient à se lever sur la Ville Lumière, sur la France.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Le Nom des gens" donne envie de voter socialiste, de croire au modèle républicain, au joyeux métissage black-blanc-beur autour d'un coup de rouge. Bahia Benmahmoud (Sara Forestier) est une jeune fille délurée, touchante et désinhibée. Un peu folle ... Arthur Martin (Jacques Gamblin) est son parfait contraire et comme tout le monde le sait, les contraires s'attirent. Le scénario est un habile prétexte à une galerie de portraits et une collection de situations cocasses. Bahia nue dans le métro - elle a oublié de passer un vêtement - reluquée par un musulman traditionaliste (ça, aussi, se voit à la tenue). Bahia ne trouve qu'à lui répondre "bon, ben ça suffit, t'as jamais vu une femme à poil ?".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En gros, "les origines, on s'en fout" et quelque soit le tragique du parcours de chacun, ce n'est pas une raison pour se faire la tête, la guerre, se détester. Il y aura toujours une table à laquelle s'asseoir, un repas à partager, une bouteille à ouvrir ... La belle fraternité ! que je n'ai jamais rencontrée ni au POP (j'ai été membre de ce parti), ni dans le milieu gay (j'ai aussi fréquenté cette chapelle-là) mais que je retrouve à chaque fois que je fréquente "notre sainte mère l'Eglise" ! La messe est bien le seul instant, le seul lieu (la manifestation spatio-temporelle de la communauté catholique) où l'on ne m'a pas fait sentir que j'étais soit trop ceci, soit pas assez cela !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;P.S. Avec Cy, mon homme, nous avons assisté à une très belle veillée de Noël à Saint-André.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8991448999086591603?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.semainedelacritique.com/films/2010/2010_spe_lenom.php' title='6. &quot;Le Nom des gens&quot;'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8991448999086591603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8991448999086591603' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8991448999086591603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8991448999086591603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/12/6-le-nom-des-gens.html' title='6. &quot;Le Nom des gens&quot;'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TRyKGHX2kKI/AAAAAAAAAeo/oOBGD5CATIk/s72-c/Le%2BNom%2Bdes%2Bgens.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-253188833898421872</id><published>2010-12-17T12:12:00.006+01:00</published><updated>2010-12-20T13:17:16.697+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte à rebours'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>7. Tony, Thomas, Christian et les autres</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TQ9IoaXlikI/AAAAAAAAAec/VFX6BiQXeXg/s1600/29169_buddenbrooks_buddenbrooks__buddenbrooks.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 214px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5552736724681329218" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TQ9IoaXlikI/AAAAAAAAAec/VFX6BiQXeXg/s320/29169_buddenbrooks_buddenbrooks__buddenbrooks.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tony, Thomas, Christian et les autres ... Buddenbrook évidemment ! En ce momement, en ce temps de l'Avent, je partage mon temps de loisir entre la promotion des "Mémoires d'un révolutionnaire", la lecture du Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Livre des nombres, Deutéronome) et les Buddenbrook, effets du hasard. Ce sont deux lectures que j'ai longtemps repoussées. Les deux sont "impressionnantes". L'Ancien Testament brille de l'éclat baroque d'un or ancien et les Buddenbrook, un récit familial d'un veine quasi biblique, quelle peinture édifiante et sensible !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je retrouve à travers le personnage du sénateur Thomas Buddenbrook toute la démission d'une nature insatisfaite et hésitante, un trait contre lequel je passe beaucoup de temps à me défendre, tout comme le sus-désigné personnage. Il y a aussi la notion du masque ... Au risque de déplaire et de me faire chapitrer par quelque autorité, je préfère paraître toujours au plus près de moi. Je pourrais encore évoquer l'hypersensibilité de Christian, la dignité de Tony, ses à prioris enfantins et sa patience face aux contradictions de la vie. Je suis les Buddenbrook.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai coutume de dire en interview que j'aurais aimé jouer les Thomas Mann mais que, ne provenant pas d'un milieu suffisamment bourgeois, je me suis rabattu sur Thomas Bernahrd ! Derrière le bon mot, je conserve toutefois la nostalgie de cette bonne vie allemande qui m'attire tant et m'appelle depuis ma rencontre avec Berlin. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-253188833898421872?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1181677,day=6,week=51,year=2010.html' title='7. Tony, Thomas, Christian et les autres'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/253188833898421872/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=253188833898421872' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/253188833898421872'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/253188833898421872'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/12/7-tony-thomas-christian-et-les-autres.html' title='7. Tony, Thomas, Christian et les autres'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TQ9IoaXlikI/AAAAAAAAAec/VFX6BiQXeXg/s72-c/29169_buddenbrooks_buddenbrooks__buddenbrooks.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3107121059297907174</id><published>2010-12-05T12:49:00.006+01:00</published><updated>2010-12-05T14:03:14.409+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Appartenir aux &quot;siens&quot;. Compte à rebours'/><title type='text'>8. Chez les Buddenbrook</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TPuKbDeq-tI/AAAAAAAAAeU/wURCC3FVA8o/s1600/Buddenbrookshaus.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5547179563431951058" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TPuKbDeq-tI/AAAAAAAAAeU/wURCC3FVA8o/s320/Buddenbrookshaus.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Enfant, je me rappelle avoir été fasciné par une série télévisée, l'histoire d'une famille allemande au XIXème siècle. Je n'entrais pas encore dans les méandres et les enjeux du récit mais j'en gardai une sorte de connaissance intuitive, une collection d'impressions, de sensations très prenantes. Adolescent, mon père m'emmenait parfois en voiture au collège de l'Elysée - j'ai fait la "primsup" puis une année de "rac" au collège de l'Elysée. Nous passions devant un bon bâtiment très "dix-neuvième-siéclard" que je surnommais la "Buddenbrookshaus" ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lorsque, simultanément à Berlin, je connus Thomas Mann, il me souvint la fameuse série télé. Je ne fis pas immédiatement le lien; je ne connaissais rien de l'oeuvre de l'intéressé. Depuis, j'ai lu du Heinrich, du Klaus, des biographies, du Golo, du Erika et, enfin, du Thomas ! Les Buddenbrook, &lt;em&gt;déclin d'une famille&lt;/em&gt;. Ce récit n'a rien de monstrueux, le genre de pavé-pensum que l'on traîne des mois durant. Je suis entré dans le récit comme je suivrais mes histoires de famille (élargie). C'est avec un certain effroi que je découvre que des principes bourgeois surannés guident encore tant les moeurs contemporaines. Je ne parle pas de tempérance, de retenue, de bonne vie mais de ce souci panique du "qu'en dira-t-on". Le couple est le lieu de la réalisation sociale et de l'accession à un certain niveau matériel, y compris le couple gay ... surtout le couple gay ! Aujourd'hui, Antonie Buddenbrook serait un jeune homme passant d'un mauvais pacs à l'autre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3107121059297907174?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://212.227.222.75/buddenbrookhaus.alt/FRANCE/ausstellung1_france.htm' title='8. Chez les Buddenbrook'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3107121059297907174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3107121059297907174' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3107121059297907174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3107121059297907174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/12/8-chez-les-buddenbrook.html' title='8. Chez les Buddenbrook'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TPuKbDeq-tI/AAAAAAAAAeU/wURCC3FVA8o/s72-c/Buddenbrookshaus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3836414917759806458</id><published>2010-11-26T00:26:00.011+01:00</published><updated>2010-11-26T16:39:48.671+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte à rebours'/><title type='text'>9. Laharpe, héros méconnu</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TO_TChyvGUI/AAAAAAAAAeM/DruOrgTTG_o/s1600/Laharpe.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 275px; FLOAT: right; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5543881706700740930" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TO_TChyvGUI/AAAAAAAAAeM/DruOrgTTG_o/s320/Laharpe.jpg" /&gt;&lt;/a&gt; Laharpe ou l'histoire d'un homme insoumis, insurgé, un peu orgueilleux et parfois de mauvaise foi ... Laharpe ou le héros méconnu. J'ai passé ses "pantoufles" et ai rédigé ses confessions en "je", un constat de fin de vie qu'il aurait rédigé fin 1837, début 1838. Je laisse le soin à mes lecteurs de se faire une idée, lire les "Mémoires d'un révolutionnaire". Ils peuvent aller musarder des informations sur le site et la page "facebook" de mon excellent éditeur, Olivier Morattel. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le travail de promotion a cela d'étrange qu'il faut se remettre en phase avec le texte, un texte "accouché", le travail serait terminé. Je relis l'un ou l'autre passage des "Mémoires ..." et me surprend à le ... découvrir. Le texte est sorti de moi, il &lt;em&gt;vit sa vie&lt;/em&gt; et je le lis comme je lirai n'importe quel texte qui ne serait pas de moi. Les "Mémoires ..." ont été relus, corrigés, mis en forme et imprimé, tant d'autres les ont portés; à présent, ils sont aux lecteurs.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Agréable interview vendredi matin, sur Couleur 3, menée par Catherine Fattebert. Les trottoirs de la Sallaz étaient encore un peu enneigés, une belle lumière rase, un temps d'Avent ... Le rendez-vous n'avait rien d'inquiétant. Je me suis demandé si je percevais le paysage différemment, à présent que je le perçois avec les yeux d'un auteur "reconnu". Mes précédentes sorties ont toutes été si discrètes que j'avais à peine l'impression à mes propres yeux d'être écrivain !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3836414917759806458?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.facebook.com/pages/Olivier-Morattel-Editeur/119464258077052?ref=ts' title='9. Laharpe, héros méconnu'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3836414917759806458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3836414917759806458' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3836414917759806458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3836414917759806458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/11/9-laharpe-heros-meconnu.html' title='9. Laharpe, héros méconnu'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TO_TChyvGUI/AAAAAAAAAeM/DruOrgTTG_o/s72-c/Laharpe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5313695945835202184</id><published>2010-11-18T20:32:00.006+01:00</published><updated>2010-11-18T21:49:01.086+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte à rebours'/><title type='text'>10. Potiche et autres nids à poussière</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TOWQpX9RLCI/AAAAAAAAAeE/DJxiNSAL2rQ/s1600/potiche_intro_famille.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 282px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5540993957029293090" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TOWQpX9RLCI/AAAAAAAAAeE/DJxiNSAL2rQ/s320/potiche_intro_famille.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On n'en finit pas de vivre avec son passé ... L'autre jour, je suis allé voir "Potiche", le dernier film de François Ozon, avec Catherine Deneuve. Je suis allé le voir pour la grande Catherine, un peu trop étroitement sanglée dans sa gaine, le souffle court, la réplique parfois hésitante, grand paquebot du cinéma français ... une légende toujours sur le point de prendre l'eau de partout mais ça flotte encore. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'y ai retrouvé une esthétique, un charme propre à mon enfance, le chic du skaï crème, les couleurs acidulées et un ton, une vision du monde qui confine à la non-vision ... Ah ! le charme d'antan, quand on pouvait cloper, forniquer et polluer sans arrière-pensée. On jouait à la vie en laissant l'avenir régler les vrais problèmes.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je vous écris - évidemment - planté derrière la télévision. Et je regarde une émission sur la pop et les stars des années quatre-vingts, du "cheni" fluo qui a aussi mal vieilli que ma madone de plastic phosphorescent achetée par correspondance chez Védia, mon premier objet de piété ! De la bimbloterie à laquelle je ... nous restons tous attachés. On ne peut tout de même jeter de pareilles choses, ce serait se couper un bout de l'âme.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;D'une certaine manière, les "Mémoires d'un révolutionnaire", les confessions de mon Laharpe tiennent du même fétichisme passéiste, le kitsch en moins. La promotion de mon dernier roman a déjà commencé, vernissage le 23 novembre de 18h30 à 21h30 au café le Sycomore à Lausanne, 31 rue de l'Ale. Olivier Morattel est un éditeur très actif et efficace. Il vient de la finance, il sait vendre "le produit" et j'aime cela. Il a ma totale confiance. Petit rappel de la teneur de mon dernier roman dans mon prochain billet.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5313695945835202184?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.francois-ozon.com/' title='10. Potiche et autres nids à poussière'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5313695945835202184/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5313695945835202184' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5313695945835202184'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5313695945835202184'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/11/10-potiche-et-autres-nids-poussiere.html' title='10. Potiche et autres nids à poussière'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TOWQpX9RLCI/AAAAAAAAAeE/DJxiNSAL2rQ/s72-c/potiche_intro_famille.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-433426366883269890</id><published>2010-10-29T02:17:00.006+02:00</published><updated>2010-10-29T03:09:02.779+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte à rebours'/><title type='text'>11. On ne change pas ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TModWML872I/AAAAAAAAAd8/zO0KXz1ULxc/s1600/Potsdamerplatz-nuit.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5533267359243759458" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TModWML872I/AAAAAAAAAd8/zO0KXz1ULxc/s320/Potsdamerplatz-nuit.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;... une équipe qui gagne surtout quand elle perd ! Je vais donc encore parler de Berlin - où je me trouve - je vais encore évoquer Mauriac, Green, Thomas Mann et Bernhard et mon catholicisme, je vais "tirer" un message de plus afin d'honorer ma promesse comme un époux honore son épouse après vingt ans d'épousailles et de routine. Je baille ... non, je ne suis pas fatigué, je m'ennuie, voici un mot que lâchait Lucien Guitry lorsqu'il baillait en public. Je le sortais aux aspirantes infirmières dont j'avais la charge, des élèves d'une école de soins infirmiers (une école privée et pathétique dont la direction est frappée d'alcoolisme) mais les demoiselles manquaient d'humour et ont répété au seul membre non-alcoolisé de la direction que je m'ennuyais. C'était une dame qui ne supportait les hommes qu'émasculés et/ou alcooliques ... ça laisse songeur et qui, de nos jours, connaît encore Lucien Guitry. Bref. Je peux me perdre rêveusement dans la contemplation de la vue (voir illustration) que m'offre la vaste baie vitrée de l'appartement que j'ai loué pour ce séjour, un grand appartement décoré avec goût dans lequel je flotte au-dessus de la ville qui s'offre à moi sur près de trois-cents degrés. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A propos de Mauriac, mea culpa, il me semble que j'avais insinué une légère vacherie quant à l'origine de son succès, ce dernier coïncidant avec son mariage; l'élue était une demoiselle Lafon, demoiselle dont le père aurait été un auteur reconnu et primé en ce temps. J'avais pourtant lu la chose. En fait, le beau-père de Mauriac était banquier et le Lafon auteur et primé était gay, aussi peu assumé que Mauriac dont il était un ami proche (ne me demandez rien quant au niveau de proximité).&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autre vacherie. J'ai, dans un essai intitulé "Tous les états de la Mélancolie bourgeoise", taillé quelques costumes à L.B., cinéaste romand reconnu. Il s'était complaisamment étalé dans une sorte d'article hommage à un grand auteur romand fraîchement décédé dans lequel il alignait mensonge sur cliché. J'ai lu dimanche dernier une chronique de sa main et ai hurlé de rire. Cet homme a du talent et je sais l'apprécier. Qu'on se le dise et le répète lorsque mon essai sortira.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour le reste, ça attendra demain, je suis fatigué pour l'instant... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-433426366883269890?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://unevacheengermanie.over-blog.com/categorie-10192410.html' title='11. On ne change pas ...'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/433426366883269890/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=433426366883269890' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/433426366883269890'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/433426366883269890'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/10/11-on-ne-change-pas.html' title='11. On ne change pas ...'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TModWML872I/AAAAAAAAAd8/zO0KXz1ULxc/s72-c/Potsdamerplatz-nuit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-676989227070017199</id><published>2010-08-28T01:35:00.005+02:00</published><updated>2010-09-15T00:44:02.108+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le silence est d&apos;or ?'/><title type='text'>12. De la pudeur selon Mauriac</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TI_6XREEtsI/AAAAAAAAAd0/gAluThZy8UI/s1600/mauriac_abbe_560.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 234px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5516903346176571074" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TI_6XREEtsI/AAAAAAAAAd0/gAluThZy8UI/s320/mauriac_abbe_560.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;François Mauriac avait une pratique de la pudeur ... à la limite de l'hypocrisie. Il était gay, passionnément attaché à la perfection de la jeunesse, à la beauté masculine. Il passa sa propre jeunesse à papillonner autour de Cocteau et de Lucien Daudet. Toutefois, il ne se départit jamais de sa foi catholique ... Jean-Luc Barré, dans le premier volet de la biographie qu'il lui consacre, expose avec habileté la double influence qui régit l'intimité de l'auteur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'arrivais pas, jusqu'à il y a peu, à me faire une "religion" à propos de la discrétion mauriacienne. L'a-t-il fait ou pas ? Je pense que oui, une fois au moins oui, preuve à l'appui. Aurait-il dû assumer ? Oui, trois fois oui et qu'importe si une tripotée de vieilles filles racornies de partout en eussent fait une attaque. Nous avons tous le devoir d'assumer ce que nous sommes et encore plus particulièrement lorsque nous faisons partie de la grande famille des intellectuels. Julien Green ne renia rien de sa jeunesse et n'en perdit pas pour autant la foi. Le Seigneur nous aime tel qu'il nous fit : libres et très différents les uns des autres. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après une récente conversation avec une connaissance, je compris la délicate position du Mauriac privé face au Mauriac public, l'auteur reconnu. Cette connaissance, que je n'avais pas revu depuis avant les vacances s'enquit de ce que j'avais fait ces derniers temps, mes voyages, etc. A brûle-pourpoint, il me lança "je viens de me taper une jeunette de vingt-deux ans sur la plage d'Epesses" et de rendre précisément compte de sa rencontre, avec tous les détails. Nous n'étions pas au chapitre des confidences égrillardes. Je subis poliment ce récit et repensai à Mauriac, le discret Mauriac qui tenait la jeunesse, la beauté, l'attirance sexuelle en trop haute estime pour les salir par des allusions grossières qui n'auraient eu, pour seul but, que de vaniteusement faire valoir son auteur. Pour preuve, le séducteur dut tout de même s'enquérir de l'âge de son gibier ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-676989227070017199?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.liberation.fr/tribune/0101565762-mauriac-gay-le-temps-de-la-verite' title='12. De la pudeur selon Mauriac'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/676989227070017199/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=676989227070017199' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/676989227070017199'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/676989227070017199'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/08/12-de-la-pudeur-selon-mauriac.html' title='12. De la pudeur selon Mauriac'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TI_6XREEtsI/AAAAAAAAAd0/gAluThZy8UI/s72-c/mauriac_abbe_560.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-7438063848711835063</id><published>2010-07-09T01:46:00.009+02:00</published><updated>2010-07-09T03:10:28.156+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>13. Emma, Julien, Adrienne et les autres</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TDZ1Eq2nGzI/AAAAAAAAAdk/C4GFzQi2uF4/s1600/LECTURE-FANTIN-LATOUR.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 233px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5491705518708169522" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TDZ1Eq2nGzI/AAAAAAAAAdk/C4GFzQi2uF4/s320/LECTURE-FANTIN-LATOUR.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;Vous ai-je déjà parlé des bruits de la nuit alors que, à Morges, dans un quartier périphérique de Morges, un quartier populaire, à la lisière de villages cossus, dans mon lit, la fenêtre grande ouverte sur les parfums et les sons de cette campagne alentour je lisais "Madame Bovary" et le "Rouge et le noir". C'était l'été, j'avais ... quatorze ou quinze ans et je lisais en me forçant un peu ces "grands" romans. Quelques beaux passages mais, particulièrement avec "Madame Bovary", une compréhension intuitive de l'ennui et de la pusillanimité de cette femme. Julien, à l'époque, me parlait bien plus ! Que de fois, alors que je tentais de séduire maladroitement un garçon, je pratiquai sur un mode Sorel. "quand l'heure pleine sonnera, je lui prendrai la main".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Jamais je ne fus un bon "chasseur". Soit l'on plaît, soit l'on ne plaît pas ... et pour ce genre de choses, les finasseries ne sont pas de mises, on sait très bien de quelle façon ça se finira. J'aurais quarante ans le 20 juillet et, de mon adolescence, je ne retiens pas quelques boulimies sensuelles ou d'inoubliables "foirées", je garde le souvenir exact d'Emma, de Julien, il me souvient un été avec la vaste saga de Dumas (de son nègre plutôt), de "Joseph Balsamo" au "Collier de la reine". Je me souviens aussi du premier roman que j'écrivis, un roman historique ! qui, de dépit, finit à la poubelle. J'avais écrit ce texte pour les 700 ans de la commune de Morges. Je livrai un manuscrit, le jury lui préféra et de loin de jolis travaux besogneux. On ne me remercia pas même de l'effort. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce soir, je suis à Berlin, Schöneberg, quartier gay. Il n'est pas tard pour Berlin mais j'ai préféré profiter du calme exceptionnel de mon logement, un "obergeschoss" au-dessus d'un bordel où des filles qui ne savent pas marcher avec des talons trop hauts ramènent le client racolé dans la rue. J'entends la rumeur de conversations lointaines, la circulation comme le flux d'une rivière, le vrombissement des bus, "Ersatzverkehr", les U-Bahn s'arrêtent tout de même trois-quatre heures durant la nuit. Je perçois aussi de jeunes gens turcs et la scansion saccadée de leur allemand, ils sortent peut-être du bordel. Je retrouve avant tout la nuit et ses miracles, une nuit pareille à celles que je connaissais à quatorze-quinze ans. Il y a un roman posé près de moi, un texte que je dévore dans les transports, à la plage, au parc, au lit, "Adrienne Mesurat" de Julien Green. Tout le poids de l'ennui et de l'enfermement se retrouve chez cette jeune fille, une vie à passer à côté de la vie ... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me persuadai longtemp d'être passé à côté de la vie, je ne vis sincèrement pas passer les vingt-cinq dernières années. Il y a bien ce corps plus aussi fringant que je le souhaiterais, son usure, ses paresses alors que je serais libre de faire la tournée de tous les pince-fesses gay du coin, et il y en a mais le charme discret de la littérature et cette nuit, à mille kilomètres et plus de vingt ans de celles que je connus à Morges, cette nuit me retient, lire encore quelques pages d' "Adrienne Mesurat".&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-7438063848711835063?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://renardbiblio.canalblog.com/archives/2006/10/28/3021270.html' title='13. Emma, Julien, Adrienne et les autres'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/7438063848711835063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=7438063848711835063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7438063848711835063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7438063848711835063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/07/13-emma-julien-adrienne-et-les-autres.html' title='13. Emma, Julien, Adrienne et les autres'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TDZ1Eq2nGzI/AAAAAAAAAdk/C4GFzQi2uF4/s72-c/LECTURE-FANTIN-LATOUR.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4166476778379954911</id><published>2010-06-06T20:47:00.003+02:00</published><updated>2010-06-06T21:45:26.877+02:00</updated><title type='text'>14. Carrie et moi</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TAv6rnzDp7I/AAAAAAAAAdc/My2NNOH9cBw/s1600/sex-and-the-city-2-18239-2131993695.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5479748998950791090" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TAv6rnzDp7I/AAAAAAAAAdc/My2NNOH9cBw/s320/sex-and-the-city-2-18239-2131993695.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'ai jamais cessé de balancer entre Carrie Bradschaw et ... Thomas Bernhard ! Cela tient d'un grand écart magistral. Rajoutez à cela mon catholicisme, mes "difficultés" à vivre simplement une relation de couple, quelques fantômes dans le placard, la crise de la quarantaine et les facéties de Cy; je tiens là le strory-board le plus "branque" d'un improbable épisode de &lt;em&gt;Sex and the City &lt;/em&gt;joué sous exta. J'avais prévu un autre petit billet charmant sous le chiffre 14, un mot à propos de ma Pentecôte, à Münich, Thomas Mann, ma chère Allemagne wilhelminienne et deux ou trois considérations moroses de fond mais je sors à peine du cinéma avec Cy (pour ceux qui tomberaient sur ce blog par hasard, Cy est un garçon, mon compagnon depuis bientôt trois ans et, oui, je suis gay). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous avons passé un formidable moment avec Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda, &lt;em&gt;Sex and the City 2&lt;/em&gt;, des histoires, une histoire belle comme la vie et je me suis souvenu pourquoi j'avais déjà traversé tant de crises avec Cy, pourquoi cela valait la peine, et je me suis aussi souvenu que, lorsque j'ai commencé ce blog, j'avais un voeu, très simple et très compliqué à la fois. Je voulais d'un mari ... un garçon qui m'aimerait. Cet après-midi, j'ai pu me dire ce que j'ai su dès le premier instant : c'est lui, c'est Cy et qu'importe si parfois il ne me comprend pas, je ne suis pas toujours facile à suivre. Je ne vais pas devenir un auteur sirupeux enrubanné de rose bonbon, je ne vais pas quitter mon "réalisme désabusé" mais je vais tâcher de me souvenir à chaque fois que je serai trop acerbe de cette après-midi au cinéma.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encore deux mots de ce film, son intelligence, la qualité de sa photographie, des images belles comme une relation idéale, un mariage gay de conte de fée, une promenade sur la plage dans une atmosphère à la Shérazade, juste retrouver un peu du plaisir que j'avais à vous écrire depuis mon vieil appartement, la fenêtre ouverte à la belle saison, le bruissement de la nuit, ou depuis mon lit, de lourds flocons s'écrasant sous le faisceau orangé des réverbères de l'avenue de Morges en hiver ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;P.S. Le précédent billet n°14 deviendra le billet n°13 et sera posté fin juin, ce sera notre Pentecôte différée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4166476778379954911?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.sexandthecitymovie.com/' title='14. Carrie et moi'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4166476778379954911/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4166476778379954911' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4166476778379954911'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4166476778379954911'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/06/14-carrie-et-moi.html' title='14. Carrie et moi'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/TAv6rnzDp7I/AAAAAAAAAdc/My2NNOH9cBw/s72-c/sex-and-the-city-2-18239-2131993695.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5014143619024821236</id><published>2010-04-09T02:52:00.010+02:00</published><updated>2010-04-11T04:22:04.527+02:00</updated><title type='text'>15. Impressions berlinoises</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S8EyPRH83DI/AAAAAAAAAdU/57ZbDSzKSEo/s1600/film-a-single-man-140300.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5458699461225929778" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S8EyPRH83DI/AAAAAAAAAdU/57ZbDSzKSEo/s320/film-a-single-man-140300.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A Berlin, je ne suis pas en vacances, je mène ma vie ... berlinoise, faite de courses à travers la ville, de visites à des oeuvres; j'entretiens un commerce amical avec les oeuvres d'art de ma connaissance, je vais trouver les Carus et les Friedrich de l'Alte nationale Galerie, ou l' "Amour als Sieger" du Caravage à la Gemälde Galerie, les Otto Müller du Musée Die Brücke, les Nolde de la Neue nationale Galerie. Il y a aussi Ch., Li. et la mère de cette dernière. Il y a les bistrots, les salons de thé où j'ai mes habitudes en dépit des changements perpétuels. Je me suis surpris, l'autre soir, à cheminer sur un trottoir de luxe dans cette ville, un trottoir parfaitement terrassé, avec la bordure de petits pavés, les pavés plus larges pour le bas-côté où se garent les voitures, et les plaques de béton moulé pour le revêtement central, un carrelage parfaitement ajusté. Tout ce luxe, derrière les voies de trains et de S, à trois cents mètres de l'Ostbahnhof. Un lieu que j'ai connu autrefois dépourvu d'éclairages, au sol criblé d'ornières vaseuses et, partout, des ruines post-industrielles. Aujourd'hui, on y trouve LA BOITE de Berlin, le Berghain, un lieu qui a perdu son âme alors que les rues qui l'avoisinent se sont couvertes de réverbères high-tech et de mégastores du jardinage, du bricolage et de la mangeaille.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je décolle dans quelques heures. Je rentre satisfait. J'ai passé ma dernière soirée avec Berlin - jusqu'à mon prochain séjour - au cinéma, l'Odeon sur la Hauptstrasse. Je suis allé voir "A single Man" de Tom Ford avec Colin Firth et Julianne Moore. J'ai failli manquer ce film si mal vendu en Suisse et en France. A aucun moment, je n'ai entendu dire que le principal protagoniste était gay, qu'il vivait le deuil de son ami. J'étais persuadé d'avoir affaire à une bluette académique. Je n'irai pas jusqu'à parler d'une conspiration du silence ... Toutefois, je constate que j'ai vu ce film à Berlin, tout comme j'ai vu "Lourdes" de Jessica Hausner avec Sylvie Testud. Silence radio dans les salles romandes. La religion poserait-elle autant de problème que l'homosexualité ? Sous des dehors de tolérance bonnasse, ne se cacherait-il pas une volonté de nivellement des particularismes et différences ? Cette tolérance n'est que le fruit blet d'une impéritie crasse.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je pars dans quelques heures, j'emporte le souvenir de la visite au Neues Museum, le nouvel ancien musée égyptien que l'on a remis à peu près en état dans un goût et une mise-en-scène dignes des trottoirs d'un luxe inutile aux abord du Berghain ... L'endroit est si chic, qu'il faut acheter son billet à l'avance et pénétrer le saint des saints à une heure dite. Il y a deux ou trois beaux effets pour un ensemble assez peu intéressant. On en vient presque à regretter son précédent état et les bombes alliées. Qu'importe, Berlin se situe à un autre niveau. Son snobisme muséal lui passera aussi vite que la nouveauté de la chose. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5014143619024821236?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18949465&amp;cfilm=140300.html' title='15. Impressions berlinoises'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5014143619024821236/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5014143619024821236' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5014143619024821236'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5014143619024821236'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/04/15-impressions-berlinoises.html' title='15. Impressions berlinoises'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S8EyPRH83DI/AAAAAAAAAdU/57ZbDSzKSEo/s72-c/film-a-single-man-140300.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4966551023984509583</id><published>2010-03-28T17:26:00.003+02:00</published><updated>2010-04-07T12:05:11.296+02:00</updated><title type='text'>16. Endlich zu Hause</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S7xYssufLMI/AAAAAAAAAdM/EUw24pm0Li8/s1600/IMG_0254.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5457334373409828034" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S7xYssufLMI/AAAAAAAAAdM/EUw24pm0Li8/s320/IMG_0254.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le dimanche des Rameaux n'est pas très festif à Berlin. On annonce les souffrances du Christ, on s'appesantit sur sa mort prochaine, sur le déchirement des derniers instants et on oublie son entrée triomphale dans Jérusalem et La Promesse dont il est porteur ! Je me souviens d'un dimanche des Rameaux à Barcelone lumineux, d'une procession et de la messe donnée à une foule enthousiaste sur le parvis de San Augustin. Les catholiques berlinois se roulent dans un victimisme hors de propos, incompréhensible ... En fait, ils pratiquent la foi hors les églises, quelles qu'elles soient. "Ni Dieu, ni Maître" pourrait être peint en lettres capitales sur tous les panneaux annonçant l'arrivée à Berlin.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4966551023984509583?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4966551023984509583/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4966551023984509583' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4966551023984509583'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4966551023984509583'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/03/16-endlich-zu-hause.html' title='16. Endlich zu Hause'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S7xYssufLMI/AAAAAAAAAdM/EUw24pm0Li8/s72-c/IMG_0254.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6667830436798308657</id><published>2010-02-27T21:39:00.008+01:00</published><updated>2010-03-06T11:37:13.554+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>17. Temps de carême</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S5Ivz8SWAII/AAAAAAAAAdE/pheTgCFP7i8/s1600-h/car%C3%AAme.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 295px; FLOAT: left; HEIGHT: 295px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5445467468847251586" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S5Ivz8SWAII/AAAAAAAAAdE/pheTgCFP7i8/s320/car%C3%AAme.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dans l'attente du printemps - quoique je ne sois pas un fétichiste de la belle saison et de ses débordements obligatoires - il nous est donné un temps de carême, un moment de repli, ou plutôt de retour à soi avant le miracle pascal. Je vis ce temps dans la compagnie de Mauriac et de son "Adolescent d'autrefois", une envie subite après ma longue parenthèse littéraire germanique, près d'une année en compagnie de Thomas Bernhard. Je retrouve la morale scrupuleuse de Mauriac le catholique, dont la personnalité est tout enroulée autour d'un secret "inavouable". Je retrouve un Paris qui n'existe plus et une région bordelaise toujours aussi bien élevée, fière et discrète. En compagnie de Mauriac, j'attends Pâques et Berlin, j'y passerai le dimanche des Rameaux, et le Vendredi Saint. La veillée pascale aura lieu en Suisse, je ne manque jamais le dîner de Noël et de Pâques chez ma mère en compagnie de ma soeur, mon neveu, ma nièce et, peut-être, Si. si son horaire le lui permet. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'édition d'un "Adolescent d'autrefois" que je me suis procurée - une édition de poche - est augmentée d'un appareil critique, ça sent la lecture studieuse et le programme de bac. Toutefois, le propos y est intelligent. J'ai même parcouru un bio-bibliographie express dans laquelle j'ai appris l'existence des "blocs-notes" de Mauriac. Je savais qu'il avait publié des textes personnels, de la réflexion sur l'actualité et l'époque mais cet intitulé de "Bloc-notes" m'a frappé, cinq volumes, du blog avant l'heure ! Mauriac tiendrait-il un blog s'il était vivant aujourd'hui ? Ce n'est pas improbable. Jean-Louis Kuffer tient lui-même un blog sagace et érudit. Je m'interroge sur les moyens de diffusion de la "chose" littéraire. Madame de Sévigné fut sacrée autrice du fait de sa correspondance. Du vieux ragot mondain, un travail surfait selon mon avis; on y apprend ... rien et tout à propos de M. de Truc, Mme de Bidule, la princesse de Chose ... Un pensum ! On aurait mieux fait de laisser son caractère privé à cette ennuyeuse correspondance. Le trois-quarts des blogs ne sont pas plus intéressants et nettement moins bien écrit !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Question diffusion de mon travail, j'ai donné une interview sur Espace 2, "Entre les lignes", une série d'émissions consacrée à un numéro du journal littéraire "Le Persil", un numéro portant sur le "Tiers participant" ou comment les autres interviennent dans le texte. Évidemment, mes "collègues" auteurs ont rendu des hommages en long, en large et en travers à Pierre, Jacques ou Jean; quant à moi, j'ai expliqué à quel point l'autre, en général, "me les brise". Pour les besoins de l'émission, un acteur a lu mon texte et j'ai répondu à quelques questions par la suite. Au cas où cela vous dirait, vous pouvez écouter mon intervention et la lecture du texte sous le lien donné au début de ce message, en date du 8 février, cliquez le petit logo juste à côté de la date et vous me trouverez entre la minute 15 et la minute 30.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6667830436798308657?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.rsr.ch/espace-2/entre-les-lignes/selectedDate/11/2/2010#20100203' title='17. Temps de carême'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6667830436798308657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6667830436798308657' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6667830436798308657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6667830436798308657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/02/17-temps-de-careme.html' title='17. Temps de carême'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S5Ivz8SWAII/AAAAAAAAAdE/pheTgCFP7i8/s72-c/car%C3%AAme.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2914425821640708647</id><published>2010-01-09T00:10:00.009+01:00</published><updated>2010-01-11T11:59:11.989+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Compte à rebours'/><title type='text'>18. Coco Chanel et Igor Stravinsky</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S0sEYcXhGbI/AAAAAAAAAc8/LvHtQb0dktI/s1600-h/coco_chanel_igor_stravinsky.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 250px; FLOAT: right; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5425434994076096946" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S0sEYcXhGbI/AAAAAAAAAc8/LvHtQb0dktI/s320/coco_chanel_igor_stravinsky.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La liaison est présumée, elle reste dans le cadre du vraisemblable, Coco Chanel et Igor Stravinsky, un film, la peinture d'une époque, le premier quart du XXème, des images d'un graphisme parfait, d'une élégance léchée et la musique, le ballet, le service impérieux de l'art, une Anna Mouglalis dans la peau de Coco encore plus Chanel que Gabriel ... Stravinsky n'a pas eu peur d'affronter la nouveauté radicale à laquelle son talent l'a ouvert, pareil pour Chanel; le réalisateur Jan Kounen s'inspirant d'un roman de Chris Greenhalgh a merveilleusement rendu cette époque contradictoire, séduisante et inique, le glissement d'un monde de traditions vers ... autre chose. L'oeuvre est esthétiquement aboutie, froide comme la réussite et attirante comme un garçon inaccessible. J'ai, le temps d'une séance, retrouvé ce cinéma d'atmosphère qui n'a guère plus court aujourd'hui. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Sitôt sorti de la salle, j'ai tout de suite voulu écrire un billet. Accessoirement, cela fait plus de cinq jours que je repousse le moment de vous parler. La semaine dernière, &lt;em&gt;Avatar &lt;/em&gt;avait suscité mon enthousiasme, voire même mon ravissement; j'avais pensé en dire quelque chose et, finalement, la nécessité m'en a passé. Je n'ai pas envie de surfer sur la vague d'un engouement général quand bien même il est légitime. Je ne suis pas fait pour ça. Mon travail d'auteur m'entraîne ailleurs ... ailleurs que sur un blog ! Je suis donc venu vous dire que je vais m'en aller, que "Le Monde de Frevall" ne va pas durer pour la simple raison que je n'en vois plus l'intérêt. Je suis quelque peu mieux établi dans ma "carrière" d'auteur. Soit, je suis peu publié, encore moins lu mais, dans les deux cas, je le suis, tout de même.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai adoré vous écrire, vous parler de ce que j'aime, vous faire partager mes préoccupations et mes "coups de coeur". Avec vous, j'ai fait face aux critiques, à la tentative de censure ... A présent, mon blog est un pauvre îlot perdu dans la toile, il représente toujours un investissement de ma part (temps, effort) mais sa forme n'est de loin pas à la hauteur de son contenu. Vanité ?! oui, peut-être mais mon travail d'auteur mérite un certain cadre et du respect. Je ne suis pas programmateur, je ne vais pas transformer mon blog en un sapin de Noël internautique, avec plein de gadgets qui lui assureraient un minimum de visibilité. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous n'allons pas nous quitter comme ça ... Je vais encore tenir ce blog jusqu'au 31 décembre 2010. J'ai décidé de vous offrir dix-huit articles pour cette année, encore dix-sept, le dernier au 1er décembre 2010. Et, pour 2011, vous retrouverez peut-être ma plume sur la toile, ou non ... A moins que vous ne retrouviez mes billets internautiques dans un florilège publié ?! Je ne sais pas, pas encore. Encore tous mes voeux pour cette nouvelle année.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2914425821640708647?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18892392&amp;cfilm=138013.html' title='18. Coco Chanel et Igor Stravinsky'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2914425821640708647/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2914425821640708647' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2914425821640708647'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2914425821640708647'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2010/01/18-coco-chanel-et-igor-stravinsky.html' title='18. Coco Chanel et Igor Stravinsky'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/S0sEYcXhGbI/AAAAAAAAAc8/LvHtQb0dktI/s72-c/coco_chanel_igor_stravinsky.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-9050297603163832921</id><published>2009-12-27T00:08:00.004+01:00</published><updated>2009-12-27T01:14:25.087+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chez Mme de W.'/><title type='text'>Du bonheur de la blanchisserie</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Szam0v2eaeI/AAAAAAAAAc0/DdxrBLmuwoo/s1600-h/2aa8e0198e8a666a5015c3c1629a3a9d-500x500.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5419702626715331042" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Szam0v2eaeI/AAAAAAAAAc0/DdxrBLmuwoo/s320/2aa8e0198e8a666a5015c3c1629a3a9d-500x500.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tout va très bien chez Mme de W. qui vécut à V., une bonne ville de la Riviera vaudoise. Tout va si bien que c'est à se demander pourquoi tout le monde court dans tous les sens à Lausanne et dans le reste du canton ?Pourquoi ne suivent-ils pas l'exemple de V. où l'on vaque à la prospérité de son ménage et où l'on n'a pas perdu le sens commun et des usages ! A Lausanne, sur la Côte et dans le reste du pays, on aime tellement s'inventer des histoires; ça passe le temps, ça vous remplit une vie mine de rien et ça vous évite de cerner le coeur du problème ... Un problème qui n'est pas le mien, chacun se débrouille avec ses valises de linge sale. Personnellement, j'ai opté pour une machine à laver personnelle, un "outil" domestique qui me vaut d'être encore dans l'enseignement ! Je m'explique. A l'époque quand j'achetai la chose - d'occasion et pour la somme alors colossale de 400,- - je venais d'emménager dans le quartier de Prélaz, mon vieil appartement, le deux-pièces-cuisine qui ressemble à un garni des années Quarante. J'étais en pleine (dé)formation pédagogique dans une institution qui sévit aujourd'hui encore. On m'y disait bien des choses, et des pires, à tel point que je faillis raccrocher ! J'avais un stage pédagogique rémunéré doublé d'un remplacement dans un gymnase (un lycée pour mes lecteurs non-suisses) et une machine à laver et un déménagement à payer. Je ne fis donc pas la fine bouche et persévérai dans la voie dans laquelle j'étais engagé. Ma carrière enseignante doit ses débuts au hasard et son affermissement par la jouissance d'une machine à laver à demeure ! A noter que cette carrière aujourd'hui se poursuit parce que l'enseignement me réussit autant qu'à mes élèves !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Récemment, voyant de l'eau près de la fameuse machine, d'un âge aujourd'hui canonique, je me réjouis à l'idée d'une fuite ! L'exacte excuse que j'attends impatiemment afin de courir acheter une nouvelle machine à laver qui massacrera moins mes chemises ! Fausse alerte, ce n'était que Cy. qui, une fois de plus, avait répandu de l'eau un peu partout lors de sa douche ... Je vais donc garder ma championne toute catégorie du froissage intégral. Il ne s'agit que d'un menu désagrément, l'affaire de deux minutes de plus par chemise au repassage, cela reste sans commune mesure avec le calvaire de ceux qui se traînent des ballots de linge cradingue, soit qu'ils ne peuvent pas le laver ou qu'ils ne savent pas comment le laver... La métaphore est à méditer jusqu'au 31 minuit, histoire de prendre de vraies bonnes résolutions. Quant à moi, je repasse en regardant la télévision, je prends donc pour 2010 la résolution de ne regarder que des séries qui me plaisent , et l'économie d'une nouvelle machine financera l'achat de DVD ! Voyez, depuis que j'officie chez Mme de W. qui vécut à V., bonne ville de la Riviera vaudoise, tout va plutôt bien !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-9050297603163832921?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.spikeseduction.com/forum/de-l-art-de-laver-et-repasser-ses-vetements-vt1912.html' title='Du bonheur de la blanchisserie'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/9050297603163832921/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=9050297603163832921' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/9050297603163832921'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/9050297603163832921'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/12/du-bonheur-de-la-blanchisserie.html' title='Du bonheur de la blanchisserie'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Szam0v2eaeI/AAAAAAAAAc0/DdxrBLmuwoo/s72-c/2aa8e0198e8a666a5015c3c1629a3a9d-500x500.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-52854664489366790</id><published>2009-12-07T00:18:00.004+01:00</published><updated>2009-12-08T23:40:04.271+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='regrets éternels'/><title type='text'>"Mère et fille" et autres considérations</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sx7Vmbm6nWI/AAAAAAAAAcs/P2YO880AsYU/s1600-h/catherine-deneuve.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 239px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5412998658368642402" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sx7Vmbm6nWI/AAAAAAAAAcs/P2YO880AsYU/s320/catherine-deneuve.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a Catherine, l'immense Catherine, Mlle Deneuve, la femme mystérieuse, lointaine, distante, froide et intrigante ... Ses mimiques, sa présence et, étonnement, mon enfance, mon adolescence profondément francophile. Nous sommes allés voir "Mère et fille", le dernier film de Deneuve dimanche après-midi, joli récit au rythme lent, des effets si propres au cinéma français, exposition de vies mélancoliques et bourgeoises, problématiques si délicieusement décalées. A croire que la France n'est faite que de médecins, de commerçants bien installés, de résidences d'une douzaine de pièces minimum, une sorte de projection idéale et chabrolienne d'une société qui n'existe guère plus que mon enfance ou mon adolescence. L'histoire s'étage sur trois générations de femmes, la grand-mère est évoquée par la petite-fille; Mari-José Croze est parfaite dans le rôle de la revenante fifties', la coiffure, le décor, tout est d'un soin parfait ... et passéiste. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je pense avoir perdu ma francophilie avec un certain goût pour la mélancolie, un goût doucereux, un penchant pour les atermoiements rebrodés, les non-intrigues charmantes. J'en ai fini avec ma période française, difficile toutefois d'en quitter les facilités réconfortantes, de la bimbeloterie mélancolique, des effets éventés ... "Mère et fille" n'est ni pire ni mieux que "Les Herbes folles", un si joli savoir-faire et si peu à raconter, des histoires surannées pour rester poli. Et comment vais-je faire sans ce délicieux petit genre éculé, une forme de "vraie vie" pour vieille fille que j'affectionnais tant !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-52854664489366790?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18917632&amp;cfilm=134695.html' title='&quot;Mère et fille&quot; et autres considérations'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/52854664489366790/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=52854664489366790' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/52854664489366790'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/52854664489366790'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/12/mere-et-fille-et-autres-considerations.html' title='&quot;Mère et fille&quot; et autres considérations'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sx7Vmbm6nWI/AAAAAAAAAcs/P2YO880AsYU/s72-c/catherine-deneuve.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8796418499874760194</id><published>2009-11-26T23:31:00.005+01:00</published><updated>2009-11-27T00:01:12.650+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans les jardins de l&apos;art'/><title type='text'>A défaut de Berlin</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sw8H9zQRK3I/AAAAAAAAAck/TOAmxFGepHA/s1600/Berne.JPG"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; FLOAT: right; HEIGHT: 240px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408550435807112050" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sw8H9zQRK3I/AAAAAAAAAck/TOAmxFGepHA/s320/Berne.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sw8GYelNy-I/AAAAAAAAAcc/zOn7JN5l-SQ/s1600/Giacometti.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 301px; FLOAT: left; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5408548695091039202" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sw8GYelNy-I/AAAAAAAAAcc/zOn7JN5l-SQ/s320/Giacometti.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A défaut de Berlin, j'ai passé une après-midi à Berne, un samedi ensoleillé dans la capitale, une promenade en surplomb de l'Aar, les coupoles du palais fédéral desquelles des corneilles se jettent dans le vide et planent en larges cercles. Je pense aux corbeau de Wotan. Je pousse jusqu'à l'esplanade de la cathédrale. Berne, sa vieille ville, une cité tout droite sortie d'un livre de légendes, des légendes auxquelles il faut se livrer, comme les corneilles au vide, pas si vide, la masse de l'air et nous planons sur des siècles d'histoire. Il suffit de la connaître pour ne pas tomber.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ma promenade avait un but, la rétrospective Giovanni Giacometti, le père d'Alberto, un peintre qui a fait partie de la mouvance &lt;em&gt;Die Brücke.&lt;/em&gt; Cet homme au talent reconnu, formé dans la Munich de la Sécession, est rentré dans son village natal, on a acheté son séjour contre une forte somme ! Stampa, les Grisons, un bon mariag et où est passée la liberté berlinoise des autres membres de &lt;em&gt;Dies Brücke &lt;/em&gt;?! Giacometti a soigné son image d'artiste officiel et n'a pas sacrifié son talent. A part quelques toiles convenues ... Quel secret a nourri ce talent ? L'évidence de nudités pures sous un soleil de légende crève la toile.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8796418499874760194?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Giacometti' title='A défaut de Berlin'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8796418499874760194/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8796418499874760194' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8796418499874760194'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8796418499874760194'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/11/defaut-de-berlin.html' title='A défaut de Berlin'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sw8H9zQRK3I/AAAAAAAAAck/TOAmxFGepHA/s72-c/Berne.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4748821318936631609</id><published>2009-11-15T00:38:00.008+01:00</published><updated>2009-11-15T01:33:44.776+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chez Mme de W.'/><title type='text'>1989-2012</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sv9HkZGwUuI/AAAAAAAAAcU/MrLLtYajxwM/s1600-h/berlin4.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; FLOAT: left; HEIGHT: 241px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5404116768407966434" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sv9HkZGwUuI/AAAAAAAAAcU/MrLLtYajxwM/s320/berlin4.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'y étais ! Non, je n'étais pas à Berlin le 9 novembre 1989 comme tous les "winners" de la planète, il me souvient à peine ce que je faisais à 19 ans, le mur, Berlin, le bloc de l'est, etc., ne me parlaient absolument pas alors. J'étais à la projection de &lt;em&gt;2012, &lt;/em&gt;vendredi passé, la séance de 13h15. En soirée, le film fait salle comble, c'est un événement, le film de Blaireau avec un B majuscule. Je suis très bon public pour ce chose, j'adore le cinéma populaire, la cuisine sans chichi et tout ce qui permet d'aller droit au but. Je réserve - d'une manière très germanique - ma finesse de sens et d'esprit aux Beaux Arts, à la musique de Wagner, à la porcelaine de qualité et aux fleurs, et ma foi à l'Eglise catholique romaine apostolique et universelle. "Le reste n'est que garniture", chantilly foireuse, crème grassouillette dans lesquelles je plonge parfois avec délice quand l'envie m'en prend. &lt;em&gt;2012 &lt;/em&gt;en fait partie. Et quel spectacle, mes amis, de la catastrophe eschatologique et moralisante à deux balles, la tabula rasa en dolby stereo et tout et tout. Le fameux calendrier Maya, un vieux buzz de la toile qui adore claironner complot et fins du monde à chaque tournant de page ... Ca plaît aux blaireaux.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ah, ça ne vaut pas ma chère Berlin où l'on assume pleinement d'aimer le pire et le meilleur tout ensemble, où l'on écrit avec tant d'aisance, où l'on vit, avec simplicité, pareil chez Mme de W. Dans la bonne ville vaudoise de V., on aime aussi les arts avec mesure, la nouveauté sans excès. Accessoirement, j'y étais ce samedi, la "journée porte ouverte" de l'établissement dans lequel j'enseigne. Emotion, je présentais la nouvelle mouture du journal de l'école, nouveau graphisme, tirage augmenté, nouvel imprimeur : un franc succès, aussi mouvementé et plein d'effets que &lt;em&gt;2012. &lt;/em&gt;Je le répète, un &lt;span style="font-size:180%;"&gt;succès ! &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le journal est accrocheur comme un "blockbuster", nettement moins moralisateur et bien plus subtile que le genre. Même si l'on m'avait fait des reproches au sujet de "mon petit journal", je persisterais et signerais deux fois sous le titre de rédacteur en chef.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4748821318936631609?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.whowillsurvive2012.com/' title='1989-2012'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4748821318936631609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4748821318936631609' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4748821318936631609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4748821318936631609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/11/1989-2012.html' title='1989-2012'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sv9HkZGwUuI/AAAAAAAAAcU/MrLLtYajxwM/s72-c/berlin4.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4272528385699973094</id><published>2009-10-26T16:13:00.002+01:00</published><updated>2009-10-26T16:36:53.444+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>La vraie vie ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SuXB_6OtZ2I/AAAAAAAAAcM/1dwYRknqYb4/s1600-h/ampelm%C3%A4nnchen.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5396933032180279138" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 228px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SuXB_6OtZ2I/AAAAAAAAAcM/1dwYRknqYb4/s320/ampelm%C3%A4nnchen.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A Berlin, je mène ma vie berlinoise, quelques courses, des visites à Ch. et à Lb., le U-bahn, le S-bahn et les bus, et cet art de vivre un peu décousu, chic et désuet. Cela tient moins du voyage géographique que d’un voyage dans le temps, éprouver la manière dont il ne s’écoule quasi pas sous le ciel plombé de cette capitale en perpétuelle reconstruction. Les filles danoises bruyantes à la table voisine sont parties, les « möchte gern » sont la rançon du bonheur à la mode willhelminienne : de grands boulevards, de grands cafés, de vastes musées, des magasins sans fond et l’impossibilité des mouvements de foule. Les rues sont trop larges, la ville trop étendue, il n’y a guère que dans le S-bahn que l’on se presse, et encore … On a tout dit sur ce séjour d’agrément, cette ville-parc d’attraction pour adultes, sur la « facilité » de ses filles et de ses garçons. Ce qui m’y attire, m’y appelle fidèlement depuis plus de cinq est de tout autre nature : à Berlin plus qu’ailleurs il est permis de mener, à très peu de frais déjà, cette bonne vie bourgeoise totalement obsolète, faite de rendez-vous avec la ville, ses bonnes adresses, ses expositions, ses soldes, etc. Il me faut de plus en plus de temps pour retrouver le bon tempo, sortir de ma bulle et entrer en relation avec l’époque elle-même. Surtout, à Berlin, j’ai le droit de ne pas savoir … &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4272528385699973094?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4272528385699973094/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4272528385699973094' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4272528385699973094'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4272528385699973094'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/10/la-vraie-vie.html' title='La vraie vie ...'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SuXB_6OtZ2I/AAAAAAAAAcM/1dwYRknqYb4/s72-c/ampelm%C3%A4nnchen.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6785172081680550681</id><published>2009-10-19T02:15:00.009+02:00</published><updated>2009-10-19T12:12:00.989+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chez Mme de W.'/><title type='text'>Travail versus vacances</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Stw6hHUWESI/AAAAAAAAAcE/xVPkISSZ9YQ/s1600-h/CEPV.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5394250794257486114" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 267px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Stw6hHUWESI/AAAAAAAAAcE/xVPkISSZ9YQ/s400/CEPV.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"Et vous êtes parti durant ces vacances ?" Oui, Berlin, évidemment ! Et pourquoi donc ? Pour mettre un point final à "La nouvelle Fuite à Varennes", pour réfléchir à la suite, une envie, quelque chose à partir de Fauré, le charme légèrement mélancolique de cet art musical éminement bourgeois. J'ai besoin de Berlin pour ... travailler ! J'ai même mis la dernière main à un projet dans le cadre d'un festival, on verra ce que ça donne, et il m'est aussi venu l'idée d'une couverture pour "Les Âmes galantes", à paraître à la fin décembre. Je vais utiliser une "boule de neige", un objet ramené de Barcelone, un petit air Art Déco tardif, tout ce qu'il faut afin d'évoquer l'univers d'Aglaé, l'héroïne de ce texte.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Heureusement que les vacances ne durent que deux semaines, et retourner à V., bonne ville de la Riviera vaudoise où vécut Mme de W., où tout se passe au mieux. Entre la nouvelle formule du journal de l'école (dont je suis le rédacteur en chef) et la journée portes-ouvertes, la rentrée sera aussi "reposante" que Berlin. D'autant plus que mes collègues sont, en sus de leurs activités enseignantes, extrêmement prolixes et créatifs. Il m'a fallu courir voir le musée Baur, son impressionnante collection de porcelaine chinoise et, ce qui m'y a amené, un bon sujet d'article, une exposition à laquelle a participé le responsable de la section céramique Jacques Kaufmann. Le travail est à la mesure de l'homme : subtil et évident, généreux et complexe. Et s'il n'y avait que l'école supérieure de céramique ! Difficile de suivre tout le monde en photographie. J'ai eu le plaisir de découvrir un peu du très discret Daniel Baudraz, de voir avec ses yeux, de ressentir l'importance du détail, une mini rétrospective dans une galerie de V. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et pour revenir au numéro spécial du journal, coïncidence non fortuite entre la journée portes-ouvertes et la nouvelle formule de "mon canard", il n'est de loin pas bouclé. On va encore me voir courir d'un étage à l'autre, à la recherche de l'un ou l'autre de mes rédacteurs oublieux, d'une photos, d'un renseignement ou d'une clef USB que j'aurai encore laisséée à l'un des nombreux postes informatiques de l'école. Je vous le dis, la rentrée, quasiment des vacances !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6785172081680550681?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fondation-baur.ch/fr/exhibitions/upcoming/2009-09-02' title='Travail versus vacances'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6785172081680550681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6785172081680550681' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6785172081680550681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6785172081680550681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/10/travail-versus-vacances.html' title='Travail versus vacances'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Stw6hHUWESI/AAAAAAAAAcE/xVPkISSZ9YQ/s72-c/CEPV.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6286616102933331878</id><published>2009-10-11T22:57:00.004+02:00</published><updated>2009-10-11T23:25:02.713+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='stars romandes'/><title type='text'>Il m'appelait mon cousin</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJM0par1_I/AAAAAAAAAb8/cplKEUWyAjY/s1600-h/Chessex+et+m%C3%A8re.bmp"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 266px; FLOAT: right; HEIGHT: 220px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5391456171270592498" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJM0par1_I/AAAAAAAAAb8/cplKEUWyAjY/s400/Chessex+et+m%C3%A8re.bmp" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il m'appelait "mon cousin" lorsque nous nous rencontrions dans les couloirs du gymnase de la Cité où j'étais élève; il me donnait toujours du "mon cousin" en ville, chez Manuel, par exemple, où très obligeamment il retirait ses affaires, des cahiers qu'il avait étalé autour de lui, sur la table et les sièges. La mère de Jacques Chessex était une Vallotton ! &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jamais, je n'ai osé lui soumettre la lecture de l'un ou l'autre de mes romans publiés, je le regrette. L'aura du grand auteur m'impressionnai trop et, pourtant, l'homme était d'un abord aisé. Je crois que je ne lui ai jamais présenté mon travail par pusillanimité, et aussi parce que je ne partageais pas son goût du "beau sexe". Je comptais lui apporter personnellement "Les Mémoires d'un révolutionnaire" sitôt la chose publiée, l'affaire d'une année. Les aventures de Laharpe sortiront sans le brillant patronage d'un autre grand vaudois. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Christophe Gallaz a eu un mot pertinent quoiqu'acidulé à propos du grand Jacques, un mot qui tombait juste, une mise en balance du projet littéraire chessexien, de la critique cinglante du pays de Vaud qui s'y lit et de l'amour de l'auteur pour ce pays, de son désir de puissance ... Rapport à méditer ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6286616102933331878?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.lematin.ch/actu/suisse/soiree-agitee-ecrivain-jacques-chessex-mort-176844' title='Il m&apos;appelait mon cousin'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6286616102933331878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6286616102933331878' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6286616102933331878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6286616102933331878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/10/il-mappelait-mon-cousin.html' title='Il m&apos;appelait mon cousin'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJM0par1_I/AAAAAAAAAb8/cplKEUWyAjY/s72-c/Chessex+et+m%C3%A8re.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2784234225256172459</id><published>2009-09-14T23:03:00.002+02:00</published><updated>2009-09-14T23:15:20.369+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Dans les jardins de l&apos;art'/><title type='text'>Wagner versus Viard</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sq6yB75OrLI/AAAAAAAAAbU/CRLJkhzjDWg/s1600-h/00789084-photo-affiche-haut-les-coeurs.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5381434351081663666" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 228px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sq6yB75OrLI/AAAAAAAAAbU/CRLJkhzjDWg/s320/00789084-photo-affiche-haut-les-coeurs.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La puissance évocatrice de Wagner est capable d’emporter la banalité la plus ancrée, la rouille du jour après jour, le vrai danger, le plaisir pépère, l’ennemi des vrais sentiments, de la dignité authentique. Il y a folie à aimer cette musique, à rechercher l’excitation particulière des sens qu’elle induit, il y a tout autant folie à comprendre, entrer dans les vues philosophiques nietzschéennes. Après le Demian de Hesse, je me suis mis à la lecture de Nietzsche, son « Gai savoir ».&lt;br /&gt;18h, un direct pour Genève, un transport étonnement confortable parmi la fin d’une après-midi dorée, une après-midi guettée par l’ennui, la foule, l’absence à soi … Incidemment, j’ai appris il y a peu que, par ma famille maternelle, j’étais issu de gens extrêmement durs entre eux, avec eux-mêmes et plus encore avec les autres. Il faut être un roc dans la presse des cohortes molles qui nous entravent et grouillent en files aveugles. Ces « cloportes », nature inhérente à leur masse anonyme, épuisent et salissent tout esprit vif, vivant et le vident. Je me rappelle à peine d’une invraisemblable fresque, « Les derniers jours du Monde », une sorte de chute sentimentale du Walhalla, avec un wanderer éperdu d’amour et pleinement vivant jusqu’à son dernier souffle.&lt;br /&gt;Je voulais surtout parler de Karine Viard, de toutes ses heureuses apparitions cinématographiques, de ce qui me semble être son grand début, « Haut les cœurs », auquel j’ai repensé dès le début des « Derniers jours du Monde ». Son jeu, son naturel sont capables de s’adapter à tout scénario, une femme complète qui, mine de rien, m’accompagne depuis plus de dix ans &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2784234225256172459?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Karin_Viard' title='Wagner versus Viard'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2784234225256172459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2784234225256172459' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2784234225256172459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2784234225256172459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/09/wagner-versus-viard.html' title='Wagner versus Viard'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sq6yB75OrLI/AAAAAAAAAbU/CRLJkhzjDWg/s72-c/00789084-photo-affiche-haut-les-coeurs.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5998254713138178657</id><published>2009-08-31T00:03:00.004+02:00</published><updated>2009-08-31T01:00:33.398+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Vous en reprendrez bien un peu ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SpsA-fB7--I/AAAAAAAAAbM/4KRtCn2qUhQ/s1600-h/Dignit%C3%A9.jpg"&gt;&lt;img style="MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 224px; FLOAT: right; HEIGHT: 320px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5375891653678332898" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SpsA-fB7--I/AAAAAAAAAbM/4KRtCn2qUhQ/s320/Dignit%C3%A9.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au fait, "La Dignité" est sortie, mon fameux/fumeux essai autofictif est en vente, distribué entre autres chez Basta, Payot et La Fnac. Mon agent travaille à la promotion de ce texte "atypique". Je suis soulagé de voir cette aventure aboutie, de savoir le texte prêt à vivre sa vie auprès de lecteurs. J'ai, soit, la crainte d'une publication confidentielle, je n'ai pas de public cible et quelques solides inimitiés. Je regrette de ne pas avoir produit ce texte en allemand, de ne pas connaître suffisamment cette langue. Un jour, j'irai offrir une traduction de "Die Würde" à Berlin à qui je dois ma dignité personnelle, je sais que j'y trouverai un public, de l'enthousiasme, de l'intérêt.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous reprendrez bien un peu d'arsenic ? Parce que "La Dignité" a son prix, ce n'est pas de la bonbonnaille doucereuse. Achetez donc votre exemplaire, tout le monde est servi, je crois, mais j'ai écrit pire, ou meilleur, encore plus près de la catastrophe l'humour en moins. Ma prochaine publication permettra de faire une pause, "Les Âmes galantes" sortiront aux Editions Baudelaire, à Lyon, d'ici quelques mois. Et cette galanterie, je l'offrirai à Lausanne, la Lausanne que j'ai aimée il y a plus de quinze ans. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5998254713138178657?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.castagnieee.com/index.php?p=10&amp;l=25' title='Vous en reprendrez bien un peu ...'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5998254713138178657/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5998254713138178657' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5998254713138178657'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5998254713138178657'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/08/vous-en-reprendrez-bien-un-peu.html' title='Vous en reprendrez bien un peu ...'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SpsA-fB7--I/AAAAAAAAAbM/4KRtCn2qUhQ/s72-c/Dignit%C3%A9.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4851475985891047491</id><published>2009-08-08T10:38:00.002+02:00</published><updated>2009-08-08T11:04:44.501+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>François, Thomas et le mariage ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sn0_hhkC6lI/AAAAAAAAAbE/5eLbSSiYo0Q/s1600-h/Francois_Mauriac.jpg"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 161px; CURSOR: hand" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5367516176073288274" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sn0_hhkC6lI/AAAAAAAAAbE/5eLbSSiYo0Q/s320/Francois_Mauriac.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;François Mauriac, le grand auteur, le grand moraliste, était gay ; j’ai appris cela à Berlin, un entrefilet du Monde, un numéro acheté dans une gare du S. La nouvelle ne m’a pas surpris pour les raisons que l’on peut imaginer. Mauriac et Thomas Mann sont mes pairs en littérature, qu’il s’agisse de la figure sociale de l’auteur ou de la vocation de l’œuvre, cet art du témoignage, le récit d’un certain monde, de l’idéal bourgeois cultivé, libéral et, en filigrane, tolérant. Mes deux figures littéraires tutélaires sont des gays refoulés ! Ils ont tous deux assis leur vie sur un effort de volonté extrême, ils n’ont pas menti mais se sont appliqués à se rendre « conforme » à leur idéal. L’exercice de volonté me parle particulièrement. Mauriac et Mann eussent-ils assumé leur inclination s’ils avaient quarante ans aujourd’hui ? Quel impact l’époque eût-elle eu sur leur idéal existentiel ? J’assume ou je n’assume pas ? Qu’y a-t-il à assumer, au fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Petit retour sur image. Lorsqu’un individu refoule sa sexualité, on le gratifie immédiatement de notre compassion, « tout ce qu’il manque », on relève aussi la qualité de l’effort avant de glisser sur son hypocrisie, sa lâcheté sociale et blablabla. Nos deux auteurs avaient – apparemment – un goût certain pour les jeunes hommes. Aujourd’hui, je le dis à brûle-pourpoint, ils batailleraient dans leur vie afin de ne pas céder à la captation amoureuse pédé, le pacs et tutti quanti, le modèle foireux de la proto-famille beurk, avec conjoint qui fait la gueule, vaisselle d’avant-hier, chaussettes sales sous plumard etc. Ah, le joli tableau de la médiocrité homosexuelle bobo, bien intégrée, tout comme il faut, la seule homosexualité acceptable, n’est-ce pas Messieurs-Dames de C., petit bled vaudois qui craint et où vécut Mme de S, une grosse nymphomane réactionnaire du XVIIIème, autrice à ses heures … Je m’emporte, le propos n’est pas là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est question de la force de caractère de l’auteur face aux vicissitudes de son existence, de la réunion des conditions cadre minimum afin de produire l’œuvre. Mes pairs en littérature – dont je partage l’orientation politique, la détermination et le goût des jeunes gens bien faits – ont lutté pied à pied pour un idéal de vie, aidé en cela par leur entourage, leur famille … leurs épouses ! Des saintes, des femmes admirables, bien loin de cette horrible virago d’Elise Jouhandeau qui n’a fait qu’empoisonner l’existence de son trop délicat époux. « Quand on est en couple … », je vous laisse imaginer tout le reste, toute la force de culpabilisation, la presse normative, quels que soient vos goûts sexuels. A moins de faire du roman pour dadames qui s’ennuient l’après-midi, écrire est une position peu enviable, un sacerdoce, cela signigie être le perpétuel franc-tireur ( je ne pense pas à Philippe Djian qui, du point de vue de son alcoolisme mondain et de son absence de syntaxe est tout à fait dans la norme). Mauriac et Mann tinrent le rôle, et avec élégance.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4851475985891047491?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mauriac' title='François, Thomas et le mariage ...'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4851475985891047491/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4851475985891047491' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4851475985891047491'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4851475985891047491'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/08/francois-thomas-et-le-mariage.html' title='François, Thomas et le mariage ...'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Sn0_hhkC6lI/AAAAAAAAAbE/5eLbSSiYo0Q/s72-c/Francois_Mauriac.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3024231713070162025</id><published>2009-04-05T11:56:00.008+02:00</published><updated>2009-04-05T13:06:44.327+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>Palmsonntag</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SdiPSwpY9VI/AAAAAAAAAa8/OF5gdlRKMFA/s1600-h/St__Ludwig-Kirche,_Berlin-Wilmersdorf.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5321160512197162322" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 237px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SdiPSwpY9VI/AAAAAAAAAa8/OF5gdlRKMFA/s320/St__Ludwig-Kirche,_Berlin-Wilmersdorf.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Dimanche des Rameaux, Palmsonntag, dimanche berlinois, retransmission de la messe en direct de Rome sur le canal du Bayerischer Rundfunk; je suis perché sur une estrade, un aménagement mi-design, mi-bricolo pour appartement de vacances. Hier soir, à la descente de l'avion, j'ai traversé les longs couloirs malcommodes de Schönefeld, suis passé à travers l'ancien poste de douane ... Les accords bilatéraux sont effectifs, je n'ai présenté ma carte d'identité qu'à l'enregistrement, puis à l'embarquement : Berlin est entrée dans la large banlieue romande. Je ne sais que penser de ce "grosse europäische Mischung". J'ai l'impression de participer à l'une de ces stupides émissions de décoration où des architectes maladroits viennent vous casser toutes les cloisons "pour agrandir l'espace ..." Au final, vous vous retrouvez dans un hangar, les chiottes au milieu du salon (pour la lumière ! ben voyons) et un faux-plafond criblé de spots.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je repense au mot d'un pasteur, un auteur si discret que j'ai oublié son nom, un veveysan ... Bref, cet homme écrivait "ne soyons pas trop pressés de combler le fossé de nos divergences" à propos du rapport protestants-catholiques. Je pense pareillement quant à nos "divergences" nationales et, si petit soit l'appartement, j'aime y voir des pièces à l'usage clairement défini, des pièces pourvues de portes à ouvrir ou fermer selon la circonstance. Je ne crois pas au gloubi-boulga universaliste, garantie de confusion tant morale que politique et, surtout, synonyme d'appauvrissement.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Palmsonntag, je vais aller suivre la messe à Sankt Ludwig, du côté de Wilmersdorf, avec Christine. Libussa a d'autres obligations aujourd'hui. Il faut que je passe faire des courses, les magasins sont exceptionnellement ouverts aujourd'hui de 13 à 18h. Hier soir, je n'ai quasi rien trouvé dans le Spätkauf d'à côté ... Ce séjour berlinois n'est pas une fuite. Jusqu'à présent, je n'ai fait que m'y réfugier. Ce séjour fait partie de ma relation à cette ville, une relation nécessaire et entretenue quand bien même on ne la comprendrait pas. Non, je ne vais pas à Berlin pour "du sexe facile", comme des proches peuvent le penser ... J'y passe du temps parce que Berlin, et vous n'aurez qu'à lire "La Dignité" (chez Castagniééé) pour entrer dans mes raisons.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3024231713070162025?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.castagnieee.com/index.php?p=10&amp;l=25' title='Palmsonntag'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3024231713070162025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3024231713070162025' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3024231713070162025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3024231713070162025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/04/palmsonntag.html' title='Palmsonntag'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SdiPSwpY9VI/AAAAAAAAAa8/OF5gdlRKMFA/s72-c/St__Ludwig-Kirche,_Berlin-Wilmersdorf.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4118334635023546338</id><published>2009-03-18T10:35:00.002+01:00</published><updated>2009-03-18T10:48:03.368+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>Une après-midi zürichoise</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/ScDDLlsjueI/AAAAAAAAAaU/UqpUuxGiwyY/s1600-h/OBRISTDetail.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5314462164162165218" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 236px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/ScDDLlsjueI/AAAAAAAAAaU/UqpUuxGiwyY/s320/OBRISTDetail.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Zürich, mon cher Sprüngli, le lac et toute cette bonne vie à laquelle j’aspire. Je me suis offert une après-midi de vacances. Cy. travaille j’ai quartier libre. Et l’occasion était trop belle, cela faisait bien quatre mois que je n’étais pas passé prendre le thé Bahnhofstrasse, quatre mois sans cette subtile atmosphère de réussite discrète : Zürich sauvée de tout, immuable et polie.&lt;br /&gt;Ce matin, j’ai remis la dernière version corrigée de « La Dignité » à mon éditeur, cette après-midi, je suis allé faire avancer l’intrigue de « La nouvelle Fuite à Varennes » au fond du canapé au premier, le Museum Bellerive, une exposition consacrée à Hermann Obrist. Le trajet peut sembler bien long pour une petite après-midi dans ma ville suisse idéale mais la liberté est incomptable, un quart d’heure aurait pu suffire afin de répondre à son appel. J’ai même réussi à régler quelque affaire embrouillée et boucler la prochaine édition du CEPV-Presse (le dernier organe de presse dont j’ai la charge) chemin faisant.&lt;br /&gt;Il fait doux, une lumière caressante, Jane, mon agent littéraire, me promet un printemps fructueux et de riches récoltes à la fin de l’été. Puisse-t-elle dire vrai. J’aimerais tellement voir l’un ou l’autre de mes romans traduits en allemand, me rapprocher de la sorte de Zürich et, surtout, Berlin.&lt;br /&gt;Avant de monter dans le train, détour par une épicerie fine de la gare ; comble du chic : les cagettes de salades, de feuilles comestibles et autres légumes délicats bénéficient, afin d’assurer leur fraîcheur, d’un système de brumification intégré à l’étal.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4118334635023546338?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Hermann_Obrist' title='Une après-midi zürichoise'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4118334635023546338/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4118334635023546338' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4118334635023546338'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4118334635023546338'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/03/une-apres-midi-zurichoise.html' title='Une après-midi zürichoise'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/ScDDLlsjueI/AAAAAAAAAaU/UqpUuxGiwyY/s72-c/OBRISTDetail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5117659237372573516</id><published>2009-03-08T22:54:00.005+01:00</published><updated>2009-03-08T23:31:32.402+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Jouer au zèbre</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SbRGzX7ja-I/AAAAAAAAAaM/DUQC3cq3eZI/s1600-h/z%C3%A8bre.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310947708987730914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 241px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SbRGzX7ja-I/AAAAAAAAAaM/DUQC3cq3eZI/s320/z%C3%A8bre.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'aspire à être une sorte de Thomas Mann romand, j'agis avec la misanthropie d'un Thomas Bernahrd et j'ai la sensibilité niaise d'une "Carrie Bradschaw". Pathétique ... D'autant plus que, en tant qu'auteur gay, je ne suis pas crédible ! Pensez donc ! je n'ai jamais "tiré de coke" avec quelque huile culturelle romande. On ne m'a même jamais surpris ivre mort par les rues de Lausanne ... Quant à mes références : Thomas Mann, ok, ça doit passer mais où peut se trouver un lecteur qui connaisse Thomas Bernhard et "Sex and the city". &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;"La Dignité" va sortir dans la plus grande indifférence; on trouvera cela trop vulgaire, trop intellectuel, trop naïf, trop ceci, cela et patati et j'en passe et des meilleurs et puis merde, je vous conchie tous, mortels ! Selon ma définition de l'Auteur, oui, avec la majuscule, la liberté d'esprit est à l'origine du talent. Tirer de la coke, faire la noce, faire carrière consécutivement à des faveurs sexuelles accordées à des gens influents, attraper toutes les MST en cours et se repentir à l'approche de la quarantaine est d'une banalité crasse. Avec mes cochons en peluche, on est bien au-dessus de cela.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai choisi un bout de zèbre pour la couverture : 1. c'est très tendance déco, 2. le zèbre est un animal que l'on a toujours considéré comme parfaitement idiot parce qu'il ne se laisse pas domestiquer. On a beau lui apprendre toute sorte de tours qu'il comprend et exécute avec succès, vient toujours le moment quand il rue et envoie tout promener. Je vais donc continuer à jouer ... au zèbre !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5117659237372573516?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://passionequides.over-blog.fr/article-23383072.html' title='Jouer au zèbre'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5117659237372573516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5117659237372573516' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5117659237372573516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5117659237372573516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/03/jouer-au-zebre.html' title='Jouer au zèbre'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SbRGzX7ja-I/AAAAAAAAAaM/DUQC3cq3eZI/s72-c/z%C3%A8bre.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-540286369378441207</id><published>2009-03-06T11:16:00.009+01:00</published><updated>2009-03-06T12:22:57.384+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>De la dignité et autres matières littéraires</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SbEGkyHGAaI/AAAAAAAAAaE/E8rSInbwN5c/s1600-h/bernhard.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5310032664643109282" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 243px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SbEGkyHGAaI/AAAAAAAAAaE/E8rSInbwN5c/s320/bernhard.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dernière ligne droite dans la publication de "La Dignité", chez Castagniééé, énième lecture, chasse aux coquilles, erreurs de syntaxe, etc. Je suis surtout frappé par la mièvrerie de mon propos ... par sa naïveté plutôt. Cela n'est pas un problème lié à la qualité littéraire intrinsèque de la "La Dignité" mais ... j'ai grandi ! Depuis ma rencontre avec Berlin, mes préoccupations sont devenues moins "épidermiques", je pense travailler plus en profondeur. Le triptique de "La Dignité" rend compte avec exactitude d'une période passée, une sorte de période héroïque et d'attente adolescente. Il est aussi question de l'intérêt des blogs, intérêt dont je ne suis plus convaincu aujourd'hui. Plus de la même manière. J'ai l'impression d'y voir un jeu de dupe ou une mauvaise "retape" publicitaire. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quant à y exposer des opinions, merci bien, je préfère les réserver à mon oeuvre papier et, peut-être, leur donner par la suite un échos dans le blog. Depuis "l'affaire", je suis quelque peu échaudé et mon enthousiasme "internautique" a bien été entamé. Je ne regrette rien, pas une ligne de ce que j'ai écrit jusqu'à présent. J'estime avoir répondu à une sorte de devoir citoyen en prenant la parole, en critiquant l'un ou l'autre point de l'actualité médiatique mais le blog n'est pas le bon lieu. Que je le veuille ou non, je me trouve lié à l'institution étatique cantonale et mon travail d'essayiste risque toujours d'être "mal pris" lorsque présenté en ligne.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Depuis "La Dignité", je persévère dans ma découverte de la littérature germanique; en ce moment, je dévore l'oeuvre de Thomas Bernhard, je goûte à la sensibilité douleureuse de cet auteur dont je partage pour bonne part la sensibilité. Je vois des parallèles entre sa condamnation de l'Etat autrichien et ma critique du canton ... C'est un auteur au verbe hypnotique, sinistre et brûlant de vérité. On touche à cette matière si précieuse : l'authenticité. J'espère y atteindre dans ce sur quoi je travaille.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-540286369378441207?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Bernhard' title='De la dignité et autres matières littéraires'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/540286369378441207/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=540286369378441207' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/540286369378441207'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/540286369378441207'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2009/03/de-la-dignite-et-autres-matieres.html' title='De la dignité et autres matières littéraires'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SbEGkyHGAaI/AAAAAAAAAaE/E8rSInbwN5c/s72-c/bernhard.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2297517065131917138</id><published>2008-12-24T11:04:00.005+01:00</published><updated>2008-12-24T11:51:52.976+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><title type='text'>Tous mes voeux</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SVIUDa-HnhI/AAAAAAAAAZQ/I01cvhJ5sOg/s1600-h/2005-12-22_0001No%C3%ABl.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5283307361871044114" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; HEIGHT: 240px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SVIUDa-HnhI/AAAAAAAAAZQ/I01cvhJ5sOg/s320/2005-12-22_0001No%C3%ABl.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais que m'arrive-t-il ?! Où sont passés mes fameux coups de gueule, une certaine mauvaise foi comme de la joaillerie de grand luxe, ciselée, limite vulgus mais "so chic" ! Non, je ne suis pas pasteur; je préfère le genre prélat impudique dans la soie et le velours pourpre. Et je suis catholique. Imaginez ! Si j'étais protestant, sans la possibilité de passer par la "washing-up machine" du confessionnal, les quintaux de "péchés" qu'il me faudrait traîner ! Le catholicisme est à la foi ce que la valise trolley est à la bagagerie : la façon la plus commode de se trimballer en transit.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai raté cette année toutes les occasions de m'exprimer sur de "grands sujets" locaux : musée des Beaux-Arts, élection au Conseil Fédéral, lynchage politique, néo-coming-out de Stéphane Lambiel, etc. Rien, pas un mot, pas le moindre petit bout de ragot, pas même une ligne sur le mono-look souriant du nouveau Mister Suisse romande ... Je suis devenu fréquentable ... Ce doit être un effet de mon activité professionnelle ... euh, je veux dire de mon activité salariée - que je remplis à merveille même si je me considère avant tout comme un auteur. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On va dire que le séjour chez Mme de W., dans la petite ville vaudoise de V. me réussit mieux que mon séjour à ... me réussit mieux. Je ne vais pas même épingler mes collègues ou mon administration de tutelle. Je suis l'auteur-enseignant-rédacteur-en-chef-président-de-l'association-vaudoise-des-écrivains qui envoie publications et compliments dans tous les cabinets qui comptent dans le canton. Allez, encore une année à ce régime-là et je deviens une huile. Ai-je envie de cela ? Puis-je me poser sincèrement et publiquement cette question ? Euh ... on va légèrement recadrer l'énoncé : aimé-je (oui, l'inversion sujet-verbe du premier groupe à la première personne du singulier nécessite pour des raisons de prononciation cet accent aigu) donc aimé-je le salaire qui accompagnerait des fonctions huileuses, onctueuses, grassement payées !!! Oui ! De plus, je jouis d'un talent de communicateur et de pédagogue certain. Passez-moi le dossier du musée, je m'en vais vous vendre le truc en deux-quatre-sept, et appelez-moi le petit Stéphane, faut que je renégocie son rapport à la presse. Ah, dans la foulée, prenez-moi rendez-vous avec la section radicale vaudoise, on va rénover le grand vieux parti. Et joyeux Noël, et bonne année.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2297517065131917138?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.a-v-e.ch/a-v-e.ch/Accueil.html' title='Tous mes voeux'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2297517065131917138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2297517065131917138' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2297517065131917138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2297517065131917138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/12/tous-mes-voeux.html' title='Tous mes voeux'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SVIUDa-HnhI/AAAAAAAAAZQ/I01cvhJ5sOg/s72-c/2005-12-22_0001No%C3%ABl.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-7114409510894460377</id><published>2008-12-23T09:37:00.007+01:00</published><updated>2008-12-23T11:36:31.176+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>"Sanctus" sol invictus</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SVC_H09_zyI/AAAAAAAAAZI/Ny_Ri2CCrGw/s1600-h/Sol+invictus.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282932504104259362" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 286px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SVC_H09_zyI/AAAAAAAAAZI/Ny_Ri2CCrGw/s320/Sol+invictus.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Nous touchons à cette saison qui n'en est pas une, cette saison que je nomme "été paradoxal". Jusqu'aux tourterelles se croient arrivées aux &lt;em&gt;beaux jours&lt;/em&gt;, et chantent encore mieux que dans les mélèzes de mon enfance, le chemin de Préllionnaz, la chaleur de juillet ... Il y a cette lumière incomparable d'une fin décembre ensoleillée; une avant, avant-promesse printanière ... On n'invente jamais aussi bien son temps qu'en se le rappelant, qu'en le commémorant sur le canevas du cycle des saisons. "Sol invictus" n'est pas très loin, le solstice d'hiver suivi de la calme victoire du dieu des troupes romaines, l'hégémonie irrépressible de l'état de droit, des vertus urbaines, du commerce florissant. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me souviens de tous mes Noëls d'impie, je me souviens du vide et de l'ennui qui les entouraient parmi la guirlandes et les boules de mauvais goûts, je me souviens aussi de l'espoir que portait la prochaine arrivée d'une année nouvelle. Je ne commémorais pas encore. Il était plutôt question de survivre, de trouver du sens entre des sentiments confus et des impressions encore plus confuses. Sans parler des questions matérielles ... L'indigence et le mauvais goût de la guirlande électrique ne menacent plus ce Noël. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le déplacement du père P., maladroitement remplacé par deux ecclésiastiques peu amènes, me prive de la veillée dans ma paroisse. Je veux vivre cet instant primordial et symbolique de ma foi catholique dans un lieu qui fait sens, et je le ferai à Saint-François-de-Sales, ma paroisse genevoise d'élection. Je pourrai commémorer "l'été paradoxal", les tourterelles de mon enfance, mes attentes, mes espoirs passés, mon attachement à Genève, mon attachement à la personne historique de saint François de Sales; je dînerai même en compagnie de Ch., venue de Berlin comme chaque année. Nous vivrons alors le début de cette hégémonie irrépressible, le triomphe de la lumière sur l'obscurité, le symbole ancien de nos victoires modestes et si précieuses depuis qu'une promesse mystique les soutient.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-7114409510894460377?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Sol_Invictus_(religion)' title='&quot;Sanctus&quot; sol invictus'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/7114409510894460377/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=7114409510894460377' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7114409510894460377'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7114409510894460377'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/12/sanctus-sol-invictus.html' title='&quot;Sanctus&quot; sol invictus'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SVC_H09_zyI/AAAAAAAAAZI/Ny_Ri2CCrGw/s72-c/Sol+invictus.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8940399022277482991</id><published>2008-11-29T01:06:00.004+01:00</published><updated>2008-11-29T01:47:29.218+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tabou et liberté d&apos;expression'/><title type='text'>Ceci n'est pas un adieu</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/STCQiAEzReI/AAAAAAAAAR4/u6sImUx2VWY/s1600-h/DSC00731.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5273874077460940258" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/STCQiAEzReI/AAAAAAAAAR4/u6sImUx2VWY/s400/DSC00731.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'ai pas donné de nouvelles, je ne voulais pas encore vous jeter ma mauvaise humeur à la face. La paresse faisant, le temps est simplement passé, et les projets avec ... &lt;em&gt;La Dignité, essai autofictif&lt;/em&gt; a bénéficié d'une relecture attentive, de corrections, de l'adjonction d'un appareil critique. Dans la foulée, je me suis adjoint les services d'un agent, et j'ai rédigé un récit, un éclaircissement, une sorte de suite à &lt;em&gt;La Dignité. &lt;/em&gt;Je suis allé au fond de moi-même et de mon ressentiment ... un cri ?! &lt;em&gt;Journal de la Haine et autres douleurs &lt;/em&gt;m'a permis une formidable plongée qui ne me laisse que des questions et de la fatigue.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au cas où vous vous poseriez la question, je suis à Berlin. Je n'y suis pas physiquement, je ferme les yeux et je suis dans le restaurant turc de la Maassenstrasse, à Nollendorf, ou chez Dussmann ou le long de la Spree, près de l'arrêt Bellevue du S, je vais prendre un café dans un tea-room de l'autre côté du pont. Et il y a les instants de bravoures, ces moments scandaleux qui n'appartiennent qu'à Berlin et permettent l'exercice de la liberté aux hommes qui l'assument. Je n'entrerait pas dans le détail, vous ne comprendriez pas, je le sais.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est tard, suffisamment tard pour se faire des confidences et, "comme au bon vieux temps", alors que je vous écris, j'écoute Accuradio.com, classical crossover. Je ne fais pas mon grand retour dans ces pages ... Je vais certainement m'y faire plus rare encore. Je vous laisse revenir sur les précédents messages, sur l'exacte saveur dont j'ai voulu les emplir. Ce n'est ni une démission, ni une abdication. &lt;em&gt;La Dignité&lt;/em&gt; est sur le point de sortir. Les projets littéraires vont bon train et il y a les autres vies, celles dont je ne sais ni quoi faire, ni quoi penser : la professionnelle et la sentimentale. Pour n'importe qui d'autres, elles iraient parfaitement bien mais, si vous êtes l'un de mes lecteurs réguliers, vous devez savoir que je ne réagit pas de façon commune ... Allez, mais allez, ce ne sont pas les derniers mots que je vous adresse.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8940399022277482991?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8940399022277482991/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8940399022277482991' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8940399022277482991'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8940399022277482991'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/11/ceci-nest-pas-un-adieu.html' title='Ceci n&apos;est pas un adieu'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/STCQiAEzReI/AAAAAAAAAR4/u6sImUx2VWY/s72-c/DSC00731.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2688312825838385435</id><published>2008-09-03T13:19:00.004+02:00</published><updated>2008-09-03T13:28:37.156+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Du côté de chez Mme W.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SL50ljS3_YI/AAAAAAAAARE/bmzsq0zj6AU/s1600-h/Mme+de+Warens.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5241755204784225666" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SL50ljS3_YI/AAAAAAAAARE/bmzsq0zj6AU/s400/Mme+de+Warens.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis en vitrine du McCafé, la bonne ville vaudoise de V. où vécut Madame de W. J’observe le défilé dense et calme des voitures sur l’avenue de la gare, je pense à Berlin, un autre McCafé du côté du Görlitzer Park, la morsure vive de l’humiliation et le soulagement de me sentir protégé par la nuit berlinoise … J’y retourne sous peu, cinq jours en octobre, juste le temps de me dire que je suis tout de même libre, à peine embarrassé par quelques masques de circonstance, à porter selon …&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je sors de la lecture d’une revue littéraire, un hors-série qui a traîné dans le secrétaire Tudor, le séjour de mon vieil appartement, depuis une bonne année avant que je me décide à entreprendre sa lecture. « Les Ecritures du moi » : autobiographie, mémoires, autofiction et tous les genres apparentés, une petite mise-au-point sur ma propre pratique littéraire et sur le blog, aussi, que j’ai tenté de dépersonnaliser, de faire paraître plus « institutionnel », de quoi me le rendre étranger et sans intérêt. J’y ai bien bravement poussé la réflexion sur tout et rien, pris position mais qu’importe, les journaux sont remplis de toutes les positions que vous voudrez.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le « je » n’est pas à prohiber tant qu’il est l’expression d’une authenticité, d’un geste sincère : la volonté de le donner à voir, de l’offrir au monde sous une forme travaillée et artistique. Je prêche pour ma chapelle, évidemment, je pense à ce « je » d’auteur, de la détresse discrète et suicidaire de Virginia Woolf à la lutte acharnée d’un Thomas Bernhard contre l’obstacle des autres. Et Guibert, évidemment, parce qu’il brille du sombre éclat d’un fétiche mensonger, mon adolescence bercée – bernée – par les promesses exorbitantes de l’universalisme mitterrandien. Il faut que j’achète « Le Froid » de Th. Bernhard, je vais passer dans la bonne libraire de V.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je retrouve ce lieu, un ton, le blog comme l’exilé retrouve sa maison après … après ! On parlera de « fâcheux événements » et la maison est toujours là, le salon du rez presque pareil, une lampe est tombée, il manque deux ou trois choses, il faudra changer les rideaux. J’y trouve une joie discrète et du regret, à la fois ; on n’a de cesse de se référer à sa mythologie personnelle, d’y revenir et de la surimprimer à l’instant.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2688312825838385435?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2688312825838385435/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2688312825838385435' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2688312825838385435'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2688312825838385435'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/09/du-ct-de-chez-mme-w.html' title='Du côté de chez Mme W.'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SL50ljS3_YI/AAAAAAAAARE/bmzsq0zj6AU/s72-c/Mme+de+Warens.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5926313864493083699</id><published>2008-08-10T15:40:00.002+02:00</published><updated>2008-08-10T15:42:56.357+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>De Sissi à Carrie</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SJ7wTem2KiI/AAAAAAAAAQ0/iUgjfCshEUI/s1600-h/sissi.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5232884034475272738" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SJ7wTem2KiI/AAAAAAAAAQ0/iUgjfCshEUI/s320/sissi.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a ces impératifs dont on ne pourra jamais se départir … quel que soit le régime adopté ou les talents de votre dermatologue ou de votre institut de soins. On a beau ne pas se résoudre, au mieux, on a l’air ridicule. Conserver une silhouette et une tenue adolescente alors qu’on a largement dépassé la trentaine confine à la crétinerie crasse ou au grotesque. Il y a toujours l’indice fatal qui vient rompre le charme. Le fait de voir le chiffre grossir sous la rubrique « âge » ne m’a jamais horrifié, ni posé particulièrement de problème. J’ai eu une adolescence « merdique » et une pseudo « jeunesse » avant tout occupée à survivre financièrement. Toutefois, j’ai été pris d’une cuisante nostalgie hier soir, alors que je me suis aperçu être transparent à la jeunesse, celle-là même qui a tout pour elle, qui peut s’ébattre dans une Berlin plus gay que n’importe quelle capitale mondiale. J’ai donc vieilli dans le regard de ces p’tits animaux urbains que je devine et comprends encore mieux qu’eux-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle réponse apporter à ce nouvel état de fait pas si nouveau car on ne passe pas de 18 à 39 ans en une nuit et je n’ai pas à souffrir d’une dégradation physique subite ? Je n’ai pas pris le temps de vieillir et ne me reconnais pas dans le style de vie des autres « jeunes » quadras (mioches, télés écran plat géant, achat d’appartement, de canapés en cuir, voiture en leasing) et l’intelligentsia que je fréquente assidûment est trop désincarnée pour que j’intègre totalement ses nobles rangs … Je me retrouve dans le même no-man’s-land que durant ma pseudo jeunesse et mon adolescence merdique … Avec soit quelqu’un dans ma vie, quelques très fidèles amis, des projets littéraires, journalistiques et un emploi ! Je ne vais pas commencer à faire du sissiisme – régime drastique, institut de soin et éloignement de toute société afin de ne pas être trahi par l’indice fatal qui trahirait mon âge … Sissi-isme ou jouer à l’impératrice voilée qui était en complet décalage entre son état de souveraine, de femme dans le « bel » âge et le feu d’un cœur neuf encore, animé de la flamme vive du désir, de l’appétit à être. Ça n’a rien à voir avec un bête coup de jeunisme. C’est moins intéressé sexuellement … c’est une trahison de la tuyauterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas de recette miracle à la Carrie Bradeshaw, le mot de la fin comme une jolie morale légèrement douce-amère, quelque chose qui donnerait envie de prendre une tasse de thé sur la terrasse chauffée du Bério et regarder tomber la pluie tout en étant sûr d’avoir choisi les bonnes chaussures, prêt à appareiller pour de nouvelles aventures urbaines.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5926313864493083699?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5926313864493083699/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5926313864493083699' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5926313864493083699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5926313864493083699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/08/de-sissi-carrie.html' title='De Sissi à Carrie'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SJ7wTem2KiI/AAAAAAAAAQ0/iUgjfCshEUI/s72-c/sissi.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-7132992754242542440</id><published>2008-08-08T11:25:00.002+02:00</published><updated>2008-08-08T11:35:30.556+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>Des géraniums pour Lina</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SJwTV8ND9JI/AAAAAAAAAQs/jcrYjEwawt0/s1600-h/g%C3%A9ranium+1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5232078134756766866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SJwTV8ND9JI/AAAAAAAAAQs/jcrYjEwawt0/s320/g%C3%A9ranium+1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Reprendre le charmant dialogue du fil des jours, le reprendre par toquade et pour soi … Il n’est plus nécessaire à présent de siffler mon petit air berlinois en si, l’exquise valse des si, les irréelles qui s’enchaînent. Il n’est pas même question de vilipender une commune vaudoise ou d’épingler la stupidité crasse d’un élu, d’une institution … Il faut juste savoir conserver un certain « quant à soi » et regarder les passants, sur le trottoir, défiler devant la terrasse … Je ne suis pas encore sorti, je profite du décor « goût russe » du studio de vacances que je loue pour quelques jours à Berlin. Le bâtiment est sordide, l’intérieur soigné, du joli bricolage ingénieux, on a voulu faire « chic », moderne et commode … L’ensemble est juste affreux. Je peux jouir d’un balcon fleuri garni de bacs de géraniums en eternit avec un invraisemblable système d’arrosage à distance. Dans l’appartement voisin vit mon logeur ou sa mère … quoiqu’il en soit, les discrets tuyaux d’arrosage proviennent du balcon d’à-côté, balcon garni des mêmes géraniums et des mêmes treilles de liserons … J’en suis venu à faire cette incroyable découverte alors que je m’interrogeais sur les soins à donner à cette balustrade fleurie, m’imaginant ensuite que mon logeur surveillait mes allées et venues, profiter de mon absence afin d’arroser ses chers géraniums ! Je ne me serais pas imaginer resté dans cet appartement plus longtemps, ne pas se sentir chez moi … Et ces intrusions n’auraient rien eu à voir avec l’entretien d’une chambre d’hôtel, je ne jouis pas ici des conventions propres à ce type d’établissement.&lt;br /&gt;J’aime l’idée d’être à Berlin, dans un meublé plus ou moins chic, ne rien faire de spécial, juste laisser passer le temps, laisser passer l’été dehors, la vraie saison de l’hibernation. L’été ne réussit qu’aux petits oiseaux, aux arbres fruitiers et aux adolescents en mal d’une sexualité non onaniste (dans l’ordre décroissant d’évolution). Pour le reste de la création, c’est une épreuve … Je ne parle pas de la chaleur, phénomène agréable, mais je fais référence à l’inconfort tant physique que sensoriel. Il faut supporter la puanteur des conduites d’évacuation, des foules, des grillades ; le bruit de ces mêmes foules ; le débraillé général … Non, je ne suis pas misanthrope. Et c’est afin de conserver une bonne opinion de mes semblables que j’évite les plages, les lieux de concentration humaine en plein air et la Côte d’Azur. Je vais profiter du temps exceptionnel de ce jour pour une promenade à Tiergarten. Peut-être essayer un peu le canapé, y travailler un instant, la suite du « Concile de Pigeons », je me suis donné la semaine pour y mettre un point final. Ou commencer la lecture de « En avant toujour ! », de Lina Bögli, une aventurière du début du XXème siècle que la légende n’a pas retenu. Elle n’était pas fille de famille comme Mlles Maillard ou Schwarzenbach.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-7132992754242542440?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.campiche.ch/pages/extraits/Boegli_En_avant_Extrait.pdf' title='Des géraniums pour Lina'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/7132992754242542440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=7132992754242542440' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7132992754242542440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7132992754242542440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/08/des-graniums-pour-lina.html' title='Des géraniums pour Lina'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SJwTV8ND9JI/AAAAAAAAAQs/jcrYjEwawt0/s72-c/g%C3%A9ranium+1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5278116070852678237</id><published>2008-07-07T11:36:00.005+02:00</published><updated>2008-07-07T11:54:43.076+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Près de l'autel, loin de Berlin ... ou le contraire !</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SHHllfrgYCI/AAAAAAAAAQk/gCy2-jF2Xl8/s1600-h/Bebelplatz_-_St_Hedwigskirche.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5220205875421012002" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SHHllfrgYCI/AAAAAAAAAQk/gCy2-jF2Xl8/s320/Bebelplatz_-_St_Hedwigskirche.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SHHlQFHvm9I/AAAAAAAAAQc/y48spvNSWa4/s1600-h/Bebelplatz_-_St_Hedwigskirche.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est parti comme il était venu, il y a vingt ans de cela. Le père Pittet doit quitter la paroisse Saint-Joseph, ainsi en a décidé sa hiérarchie, faire de la place à deux jeunes curés polonais, les lubies de notre évêque, pauvre prélat malade et chahuté entre scandales de mœurs et financiers. Je ne peux m’empêcher de penser que notre curé était trop populaire, trop proche des commandements de l’Eglise du Christ vivant : Jésus auprès des plus humbles et des pécheurs … Le père Gabriel m’interpelait sur le parvis, me demandant tantôt de donner la Communion, tantôt de faire une lecture. Je repense à la liturgie complexe et extrêmement codifiée ayant cours dans l’Eglise catholique allemande. Jamais on ne me laisserait être si près de l’autel, d’offrir les saintes espèces à mes coreligionnaires. Le Père Pittet m’a fait partager l’intimité de Notre Seigneur, en toute amitié, une connivence que je ne connaîtrai certainement pas avant longtemps. Il y a aussi la tristesse des paroissiens, l’incompréhension des uns, la colère des autres et la vague impression que cette paire de curé venue de l’Est sera bien plus « peignette » sur le pedigree des paroissiens que ne l’était le père Gabi. C’est un crève-cœur et je sais que je mets beaucoup d’égoïsme dans mon sentiment. Je sais aussi être attaché à une Eglise du pardon, une Eglise universelle … &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lors de mon dernier séjour berlinois, j’avais mesuré ce qui m’attachait à ce canton, à Lausanne, ma paroisse, mes liens tout en jouissant de l’immense connivence d’une Berlin que je pratique si bien, dans laquelle je circule avec autant d’aisance que dans une ville suisse. Alors même que je goûtais cette paix si particulière, ma solitude chez C., l’éloignement de Cy., je répondais à un appel, un établissement du secondaire post-obligatoire de la Riviera ! Je vais retourner sur cette rive-là, comme à l’époque quand je nourrissais des projets pour Vevey-Hebdo et moi dans le costume du repreneur. Du coup, Berlin et ses hypothétiques possibilités d’installation s’éloignent à nouveau tout en restant paradoxalement plus faciles à atteindre … Mystère d’un vrai salaire … Un vrai salaire ! A près de quarante ans, je vais toucher pour la première fois un salaire en rapport avec ma formation et me libérer de tant de contingences vexantes. De plus, on a aiguillonné mon intérêt, je vais devenir le rédacteur en chef du journal de l’Ecole, une publication mixte faite aussi bien par les élèves que les enseignants, une jolie publication, intelligente, dynamique … Et je suis si heureux à l’idée de retrouver ma clientèle préférée, des grands adolescents !&lt;br /&gt;A suivre …&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5278116070852678237?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.hedwigs-kathedrale.de/' title='Près de l&apos;autel, loin de Berlin ... ou le contraire !'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5278116070852678237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5278116070852678237' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5278116070852678237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5278116070852678237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/07/prs-de-lautel-loin-de-berlin-ou-le.html' title='Près de l&apos;autel, loin de Berlin ... ou le contraire !'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SHHllfrgYCI/AAAAAAAAAQk/gCy2-jF2Xl8/s72-c/Bebelplatz_-_St_Hedwigskirche.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3394975385510268105</id><published>2008-06-05T12:29:00.002+02:00</published><updated>2008-06-05T12:36:55.346+02:00</updated><title type='text'>Sex and the city</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SEfBkmw9GAI/AAAAAAAAAP0/A4OoRzHvpAo/s1600-h/Carrie.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5208344328702597122" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SEfBkmw9GAI/AAAAAAAAAP0/A4OoRzHvpAo/s200/Carrie.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comment ai-je pu ne serait-ce que penser du mal de Carrie Bradshaw. Je suis allé voir Sex and the city, le film, avec Cr. Je me suis rappelé que j’avais recherché l’amour, que j’avais partagé mes doutes et mes peines via ce blog, que j’avais raconté mes amis, mes petites joies et mes déceptions. Je me suis rappelé que j’avais chanté Berlin aussi bien que Carrie chante New York. J.B., à qui j’ai téléphoné hier, me faisait remarquer que je menais une véritable relation avec les villes, surtout Berlin. Je les traite comme des amants, avec des moments de désintérêt, des tromperies, des brouilles, des retours de flamme et de merveilleuses réconciliations. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je suis devenu un moraliste chiant et amer ; je n’arrive plus à goûter ni au paysage, ni aux situations. Je hante Lausanne plus que je n’y vis. Je la traverse, superposant des images, des scènes obsolètes mais je ne la vois plus. Tous les lieux que j’avais aimés me semblent dénaturés, salis. Je bute contre les baies des cafés et me sens incapable de me voir à une table, en train d’écrire … Jn., qui vient à peine de se réinstaller en ville, alors qu’elle n’a pas encore fini de déballer ses cartons, remarquait déjà qu’il lui était nécessaire de quitter Lausanne au moins une fois par mois, une petite fugue de deux-trois jours, supporter le petit genre lausannois pétasse-énervée-mal-embouchée à la mode néo-parigote … Mais Paris nourrit de vraies tragédies ce qui donne d’autant plus d’éclat à ses palais, ses monuments … &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il y avait cette légèreté, ce petit rien clinquant quoique toc mais qu’importe tant que la flamme de la lanterne ballottée par les aléas de la vie en ville, la lanterne du génie évidemment, continuait à se refléter dans le strass d’une parure et le cristal (d’Arc) de deux coupes de champagne (même s’il s’agit de flûtes, il s’agit toujours de flûte lorsqu’on parle de « coupe de champagne »). On ne va pas lancer une croisade pour la sauvegarde et le maintien d’une certaine pouffe-attitude, d’une vision périmée de la réussite et du bonheur urbain. On ne le fera pas et ce qui était si délicat et frivole prend alors les teintes mélancoliques de photographies sépia.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3394975385510268105?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18805894&amp;cfilm=129923.html' title='Sex and the city'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3394975385510268105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3394975385510268105' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3394975385510268105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3394975385510268105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/06/sex-and-city.html' title='Sex and the city'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SEfBkmw9GAI/AAAAAAAAAP0/A4OoRzHvpAo/s72-c/Carrie.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4805342322966783819</id><published>2008-05-26T09:02:00.004+02:00</published><updated>2008-06-05T12:42:37.802+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Mea culpa</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SDpiqv5SV1I/AAAAAAAAAPs/Bc3J7yxXauo/s1600-h/k-w-g-k.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5204580805930800978" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SDpiqv5SV1I/AAAAAAAAAPs/Bc3J7yxXauo/s320/k-w-g-k.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mea culpa, je t’ai oublié mon lecteur … pour mieux me consacrer à ton service ! C'est-à-dire que j’ai beaucoup travaillé sur Les Mémoires d’un révolutionnaire (vaudois), sur les détails de la sortie de La Dignité et accessoirement sur la réorganisation de l’Association Vaudoise des Ecrivains. Tu me diras que cela sonne comme une « excuse » officielle … Mmoui … tu n’as pas tout tort. Il y a de la paresse et cette impression de perdre mon temps. Pas avec toi, mon lecteur, mes quelques lecteurs, mais plus généralement en terre vaudoise. Je me suis donné jusqu’en juillet de l’année prochaine, le grand départ, Berlin ! Il faut que j’y fasse un saut du reste, embrasser Christine et Libussa, organiser avec cette dernière une rencontre « fortuite » avec le directeur du lycée français. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je me sens si loin de l’intimité que nous partagions il y a deux, trois ans, de cette liberté de ton, de cette connivence propre à l’auteur autofictiste et son lecteur : Carrie Bradshaw versée dans les lettres plutôt que dans les atermoiements de son minou. J’ai pourtant bien essayé de renouer avec la même franchise mais mon entour m’ennuie ou ressemble trop à une tragédie classique. Cela fait bien plusieurs mois que je vis totalement détaché des petits riens charmants d’une vie anecdotique. Les choses se sont figées dans la gravité et la dignité, c’est à peine si je sais comment font les chaussettes pour revenir dans le tiroir ; j’avais une attention « monacale » à ces riens plein d’enjeux et d’occasion de « philosopher ». A force de tirer des généralités de mon particulier, ma vie est réduite en équations, en théorèmes, en projections statistiques, je vis comme un fétiche antique dans un marbre existentiel … &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’autre part, je suis heureux de détonner parmi la médiocrité d’une condition sociale subalterne … Il y a peut-être de la fatuité dans la pause ; assurément mais ça ne dévalorise pas la relation à mes lecteurs. Je sens le claquement précis et amorti des touches du clavier alors que je tape ce texte, quelque chose de précis, de technique. Le toucher est à la fois évident et certainement issu d’une grande technicité. De manière identique, tout mon temps, ma vie, mes relations sociales et amoureuses sont tournées vers « l’œuvre » … Ah ! le grand mot qui fait peur, que manient avec fausse modestie les potentats intellectuels locaux … Tant pis, je l’assume, tout comme je ne vais pas me prétendre petit alors que je mesure 1m90 (quatre-vingts-dix, si, si, j’y tiens, je conchie le « nonante » dont je ne tire que la honte d’un style rural trop marqué). Je suis un auteur, je travaille donc à mon œuvre. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4805342322966783819?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4805342322966783819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4805342322966783819' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4805342322966783819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4805342322966783819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/05/mea-culpa.html' title='Mea culpa'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SDpiqv5SV1I/AAAAAAAAAPs/Bc3J7yxXauo/s72-c/k-w-g-k.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5830428162500440838</id><published>2008-05-02T01:39:00.007+02:00</published><updated>2008-05-02T03:24:09.216+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Des vertus de la musique baroque</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SBpsvw0g9CI/AAAAAAAAAPc/2GlshhMtnMk/s1600-h/Lully.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5195584687940105250" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SBpsvw0g9CI/AAAAAAAAAPc/2GlshhMtnMk/s400/Lully.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les délices de la musique baroques sont seuls capables de couvrir le désordre et le mauvais goût de l'époque. Lully (portrait ci-contre), Charpentier, Rameau, Telemann, et les autres, méconnus de mon voisinage, et des pauvres pommes incultes qui polluent l'espace public de leur vacarme natélesque ... Et je m'adonne avec plaisir à un certain élitisme. J'aime à dire que la musique classique est nettement plus performante que la pop ou le râpé. Lorsque j'étais enfant - je sais, cela commence à dater - tout était rock, sitôt que cela avait un peu de rythme, bingo, c'était rock. Et la chose a passé comme tant d'autres bouillasses. Et Rameau, et Sainte-Colombe, Haendel, Gluck sont encore là. Ils n'occupent pas une grande place médiatique mais ils perdurent et parviennent jusqu'à des personnes comme moi, en rien issue du milieu sensible à ce genre de musique dont les mélodies brillent encore des ors de Versaille. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'aime à dire qu'il me serait plus simple de faire ma cour à un prince plutôt qu'à une administration communale. Ah ! Le Grand Siècle et sa mise-en-scène, le goût de l'ordre, la symétrie et la pratique charmante des arts, le respect du travail. Me vieux-connifié-je ? Peut-être, qu'importe, au moins ne me confond-on pas avec un réverbère ou un élu local ... ou je ne sais quel grouillot de back-office. Je nourris la plus grande méfiance envers ces individus dont je ne vois pas l'utilité. On va encore me faire des procès, s'agiter, caqueter, et je vais encore rembarrer toute cette volaille indignée aller se faire pendre dans un autre poulailler. La chose me distraira en peu mais on ne vit pas que de distraction, on ne peut pas passer son temps à tirer la bécasse ou Mme de S et son volumineux fessiers dans le petit village vaudois de C. Mon oeuvre ne s'écrit pas toute seule.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je confesse tout l'orgueil que vous voudrez mais, voyez-vous, si mal né soit-on, la seule chose que l'on emporte par-delà le tombeau, c'est son honneur. Je n'étais pas parti pour défendre le mien. J'aurais dû, du fait de mon orientation sexuelle, de mon milieu d'origine m'asseoir dessus. J'aurais dû me laisser insulter ... L'insulte n'était soit pas directe, il ne faut pas prendre tout pour soi, comme la comtesse de Pourtalès qui s'excalma lors de la première du "Sacre du printemps", « c’est la première fois depuis soixante ans qu’on ose se moquer de moi.» ... Il est toutefois à noter que Mme de Pourtalès tout comme moi ne percevons le monde qu'à travers nous-mêmes et j 'ai beau être légèrement schizophrène, je n'arrive pas encore à vivre et ressentir dans le corps d'un autre. En attendant, n'en déplaise aux grouillots et autres réverbères, je sors un essai en octobre et mène ma vie d'auteur. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5830428162500440838?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://musique.baroque.free.fr/' title='Des vertus de la musique baroque'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5830428162500440838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5830428162500440838' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5830428162500440838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5830428162500440838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/05/des-vertus-de-la-musique-baroque.html' title='Des vertus de la musique baroque'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SBpsvw0g9CI/AAAAAAAAAPc/2GlshhMtnMk/s72-c/Lully.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-847372732836163809</id><published>2008-04-26T21:18:00.007+02:00</published><updated>2008-04-26T23:16:57.077+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='berk berk et berk'/><title type='text'>La bannière et le ballon</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SBOZsA0g9BI/AAAAAAAAAPU/NwaGLnTfXS4/s1600-h/napoleon_bonaparte_david_gran_san_bernardo_malmaison.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193663776701871122" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SBOZsA0g9BI/AAAAAAAAAPU/NwaGLnTfXS4/s320/napoleon_bonaparte_david_gran_san_bernardo_malmaison.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est si facile de se livrer à quelques grands desseins ... tout comme à l'humilité consécutive à la paresse sociale, les choses qui vont seules leur chemin. N'importe quel leader un tant soit peu charismatique arriverait à se hisser au pouvoir et offrirait un projet simple - voire simplet - avec la gloire en but ultime et tous les mous et les traîne-savates d'hier se transformeraient en bon petit soldat, en instrument du pouvoir suprême ... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Remarquez, un nouveau Bonaparte, une croisade à l'instigation du Très Saint Père, je suis partant ! Je fais mon bagage sur le champs pour emboîter le pas d'un général révolutionnaire apportant l'Etat de droit jusqu'aux confins des cultures qui n'en veulent pas et je me sais prêt à défendre ma foi catholique avec ... pugnacité. Soit, j'y mets un certain romantisme et beaucoup de passion, normal, je suis un artiste, j'ai le droit ... C'est mon rôle. Revenons au blaireau de base : lui faut-il un Napoléon ou une bulle papale pour suivre un "grand dessein". Non ! une vague promesse de mieux, quelques vierges, la victoire en championnat du monde, l'alcool pas cher et, par dessus tout, la conviction d'être le meilleur.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pourquoi nous sommes-nous éloignés de nos vies, de ces simples riens faits de fin d'après-midi au parc, un banc, le parfum des buissons fleuris, la course des chiens. Tous ces instants anodins, creux et si beaux dans leur anonymat. Il y a aussi la vérité de l'émotion, cette vérité quelconque pour soi mais irradiante lorsqu'on en témoigne, révélant des miracles là où l'on ne voyait qu'un dépotoir. Il faudrait être sincère ... Flicage ... Moins on en dit, moins on parle et les mots se sclérosent, et le blaireau de base en perd l'usage. Allez, votez leader ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-847372732836163809?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://bonapartiste.blogspot.com/' title='La bannière et le ballon'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/847372732836163809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=847372732836163809' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/847372732836163809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/847372732836163809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/04/la-bannire-et-le-ballon.html' title='La bannière et le ballon'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SBOZsA0g9BI/AAAAAAAAAPU/NwaGLnTfXS4/s72-c/napoleon_bonaparte_david_gran_san_bernardo_malmaison.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-914454415602627289</id><published>2008-04-14T10:35:00.007+02:00</published><updated>2008-04-14T13:39:47.633+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Le miroir</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SANCX6M7hQI/AAAAAAAAAPM/ewmL7Yujwbc/s1600-h/Miroir.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189064174188856578" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SANCX6M7hQI/AAAAAAAAAPM/ewmL7Yujwbc/s320/Miroir.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'ai jamais connu l'angoisse de la page blanche ... jamais. Il me suffit d'écrire, simplement dévider la dentelle des mots, prendre la parole de mes personnages, rendre apparent le dialogue intérieur qui court perpétuellement en moi, une fontaine aux jets ... gracieux ! Et tant pis pour l'image laborieuse de l'artisan méritant qui cisèle son texte en tirant la langue. En plus, il m'arrive même d'écrire en regardant la télé, au téléphone, et surtout dans les espaces publics. Je capte le mouvement, l'ondulation subtile de l'humeur générale et l'air du temps. Ça ne doit pas sembler pesant ou difficile sinon, ça me lasse et ça manque de fraîcheur. Je ne devrais pas livrer à l'exposition publique mes petites recettes de fabrication, surtout pour dire qu'écrire - et avec talent - m'est bien l'activité la plus commune et la plus aisée, plus encore que de faire la vaisselle ou changer le lit. Pensez donc, un lit de 1,60x2,10, un bateau lavoir avec des draps qui n'en finissent pas et des housses de couette comme une tente de camping. Il me faut bien une demi-heure pour tout changer, et la lessive, étendre, repasser, plier ... Pfff, non, écrire est bien plus simple, commode, gratifiant et drôle. Le vrai secret : être au plus près de soi ! La sincérité donne du talent, une sorte de blanc seing vers la vérité, celle dont nous détenons notre part. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me suis mis, par jeu, par coquetterie, à habiller ces évidences de quelques belles notions lettreuses : "devoir de vérité foucaldien", autofiction, etc; de pose(s) littéraire(s) (Thomas Mann, François Mauriac et/ou Hervé Guibert) mais mon travail est bien plus simple. Il suffit d'écrire, d'en avoir envie, ne pas chercher à s'économiser ... J'ai donné dans l'avarice de moi-même par honte, à croire qu'il n'était pas respectable d'écrire avec aisance et, même, rapidité. Je me souviens du conseil d'une vieille autrice après ma première publication; j'avais soumis à sa lecture un petit roman qui lui faisait suite. "Il faut prendre le temps de la réflexion" ou je ne sais quelle billevesée de cette même facture. Jalousie ? Conformisme ? Les deux ?! Qu'importe. Je témoigne de mon temps mieux que n'importe qui d'autres, de bas en haut, de la bouillasse humaine bavarde trimballée dans les transports publics aux antichambres du pouvoir. Je passe partout, c'est normal, c'est mon travail. Un auteur - prolixe ou laborieux - est la conscience de son époque, un miroir au teint plus ou moins clair, un reflet mobile qui glisse parfois sur la surface la plus incongrue et j'en passe et de meilleures métaphores.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me souviens aussi des auteurs qui nous étaient offerts en vénération au lycée (oui, lycée, je pense à mon public français pour qui un "gymnase" n'évoque rien d'autre qu'une palestre). Un vieux poète alcoolique, borné et amer nous rabâchait dans sa demi-ivresse la biographie de monuments lourdingues de la littérature tourmentée et sérieuse, d'antiques trucs mal vissés sur leur socle que n'importe quel jeune homme décidé, chargé d'un lourd paquet et pressé de trouver un rebord pour se délester, mettait à bas sans y prendre garde. Le jeune homme, c'était moi ! Et les élucubrations vaseuses autour du minou de la dadame par des poêts vérolés m'ont toujours laissé froid. Mon enseignant imbibé n'avait pas compris mon allergie aux félidés et nourrissait une certaine jalousie (encore !) à mon endroit, persuadé qu'il était que j'avais séduit et consommé toutes les filles de la classe. En ce temps-là, ma littérature était nue, je n'avais pas l'usage d'un habillage, je ne me projetais pas dans un modèle. J'étais trop occupé à vivre des thèmes romanesques. Puis j'ai versé dans une certaine parcimonie de ma plume; voilà qui est passé, par bonheur. Entre mes laharperies, une pièce que je suis en train de placer, &lt;em&gt;Le Concile de pigeons, &lt;/em&gt;la prochaine sortie de &lt;em&gt;La Dignité&lt;/em&gt;, je renoue avec la prodigalité naturelle de ma source. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-914454415602627289?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/914454415602627289/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=914454415602627289' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/914454415602627289'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/914454415602627289'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/04/le-miroir.html' title='Le miroir'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SANCX6M7hQI/AAAAAAAAAPM/ewmL7Yujwbc/s72-c/Miroir.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8009817534697153299</id><published>2008-04-12T09:23:00.006+02:00</published><updated>2008-04-12T11:12:16.124+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='retour de flammes'/><title type='text'>Die Heimreise</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SAB7pB_njfI/AAAAAAAAAPE/gK4bPnSalrE/s1600-h/Vienne+2006-01-07_11.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188282715570933234" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SAB7pB_njfI/AAAAAAAAAPE/gK4bPnSalrE/s320/Vienne+2006-01-07_11.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est revenu, comme on revient toujours ... Je l'avais attendu des semaines, j'ai toujours pensé qu'un jour je le trouverais derrière ma porte, à attendre, il était mon prince charmant. Il n'est pas revenu physiquement, il m'a juste demandé une autorisation d'apparaître parmi mes liens msn puis il s'est signalé. Il pense encore à moi. "Wenn du wieder single wirst, melde dich einfach. Ich nehme dich zurück". Quel mufle ai-je pensé. Lui, c'est "Traumprinz", une aventure autrichienne qui m'a mené à Vienne et qui aurait dû m'y retenir. C'était avant ... les événements, comment le dire autrement avec tact et discrétion. Pour mes lecteurs fidèles, ils sauront que je parle du petit village de C. où vécut ... Savez-vous que Brasillach parle de Mme de Staël en l'appelant aussi la grosse ! J'espère avoir autant de talent que cet auteur mais mieux finir que lui. Quoique j'aie toujours pensé que la bonne littérature menait à la prison ou à l'hôpital psychiatrique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a par la fenêtre ce printemps de suie et de bourrasques, quelque chose d'aussi beau que des cheveux gris sur une jeune tête. J'aime cette saison équivoque, anachronique et sans référant; elle laisse le loisir de la réflexion. Elle laisse le temps de s'accoutumer à la vulgarité de la belle saison. Et on a l'air moins bête dans l'indécision. Je serai l'auteur qui donne de la saveur à tous vos instants de rien, au temps dit perdu, aux attentes vaines, aux creux de la vie, attente d'ascenseur, manoeuvre de parcage, file à la caisse. Impossible de nous priver de ce temps résiduel, impossible de l'aménager, de le contrôler : il reste imprévisible. Je suis l'auteur de ce qui n'a apparemment ni sens ni intérêt. Je laisse les jolis combats d'avant-garde et les sujets d'actualité aux gentilles scriboullonnes qui flattent plus la fibre fantasmatique des marchands de soupe que l'esprit des lecteurs. Il y a aussi les mille précautions que les agités "sérieux" de la plume prennent, leur caution morale pour nous parler de leur banale banalité ... berk, des histoires de famille (quand j'entends ce mot, je sors mon revolver), avec mioches et clebs ... Je préfère de loin ma saison équivoque et mon mufle charmant, pardon, mon prince - mufle - charmant. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si j'étais à Berlin, Vienne ou Barcelone ... Qui a dit "et bien vas-y, on ne te retient pas ..." Je pourrais me raconter de jolies histoires de bonne vie un livre à la main, l'un de ces auteurs si proches de nous, début du XXème, vous savez, avant la seconde chose mondiale, le grand malaise et les solutions qui n'en sont pas. Je ne ferais que fuir. "La Dignité", mon essai autofictif, est terminé depuis plusieurs mois, prêt à la publication, sortie en octobre, et Laharpe n'a pas besoin de beaucoup voyager (les "Mémoires d'un Révolutionnaire"). Je ne sais pas si l'Etat de Vaud est pressé de lire ce travail qu'il a financé, la bourse 2007 à l'écriture. Et sans oublier mon chantier de Gayromandie ni Cr. qui n'apprécie guère mes "fugues".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8009817534697153299?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.evene.fr/celebre/biographie/robert-brasillach-2775.php' title='Die Heimreise'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8009817534697153299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8009817534697153299' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8009817534697153299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8009817534697153299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/04/die-heimreise.html' title='Die Heimreise'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/SAB7pB_njfI/AAAAAAAAAPE/gK4bPnSalrE/s72-c/Vienne+2006-01-07_11.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6428443124177093365</id><published>2008-03-29T00:05:00.003+01:00</published><updated>2008-03-29T00:20:39.718+01:00</updated><title type='text'>Installation</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R-18_gEiwXI/AAAAAAAAAO8/qMTBjw6h0yA/s1600-h/moi+en+auteur.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182936176555901298" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R-18_gEiwXI/AAAAAAAAAO8/qMTBjw6h0yA/s320/moi+en+auteur.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;On va se raconter des histoires, jouer à « comme si », le « pain quotidien » de l’auteur. Et je décide que, pour une semaine, je retourne chez moi, ce lieu mi-mythique, mi-passé, une conjonction habile entre des paramètres temporels et géographiques, une équation d’une grande élégance et d’une subjectivité chantournée, ornementée, quasi écrasée sous le poids de la symbolique qu’elle-même suscite. Chez moi, « comme si » on était à Berlin, le défilé familier du paysage sur les lignes du S 5, 7 ou 75, direction Ahrensfeld, Wartenberg ou Strausberger nord ; les trois s’arrêtent à Nölderplatz, ma station. Je promène évidemment un Mauriac dans mon sac, « Le Mystère Frontenec » dans une vieille édition de poche aux pages fusée, un exemplaire qui a vu du pays puisque j’en fis l’acquisition dans une bouquinerie de Barcelone. Dans ces conditions, je rejoins forcément mon vrai séjour. Il s’agit d’un monde très privé et jonché de brasseries, de point de chute particulier, du Kaufland de Lichtenberg, de ce steh-café près des anciens bureaux de la Stasi, la boulangerie Wenzel à la Frankfurter et le Bério dans le kitz gay de Nollendorf.&lt;br /&gt;On va faire comme si c’était un début de printemps timide mais plein d’espoir, avec les jours qui s’étirent et ce ciel fabuleux que l’on ne voit qu’à Berlin. Il y aurait la première journée, le transit en « trolley volant », arrivée à Schönefeld, un train quelconque pour Ostbahnhof. Il y aurait eu le froid perçant de l’appartement vide, la commande électronique du chauffage et sa manipulation compliquée, des courses et une sorte d’attente de une à deux heures dans un mauvais sommeil frissonnant avant d’aller traditionnellement dîner au Yoggi Snack avec Ch. Il y aurait eu le vrai premier jour, quelques flâneries, le Ku’Damm puis une tasse de thé dans un bon établissement de tradition, près du château de Bellevue, puis une nouvelle nuit sur ce divan si familier à présent, puis un lendemain, et le silence de l’appartement parce que Ch. aurait dû partir en excursion administrative. Cette ville sait si bien occuper ses citoyens en les envoyant au diable vau vert chercher des formulaires à faire tamponner trente kilomètres plus loin.&lt;br /&gt;Il faudrait alors se rappeler qu’on a tout de même des choses à faire, un article sur une pièce de théâtre, un rapport d’activité, un ordre du jour à proposer et réfléchir à sa mise, à la promenade de l’après-midi, peut-être encore une tartine de teewurst avant de sortir, et arranger le divan dans sa mise « journée » ; Ch. ne va pas tarder de rentrer de ses visites administratives. Le temps prend une autre forme, à Berlin. Il y est plus rond et plus dense et, donc, plus court. Il est difficile de le manœuvrer parce qu’il roule entraîné par son propre poids dans le sens de la déclivité, la logique de l’instant … Comme si on y était. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6428443124177093365?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6428443124177093365/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6428443124177093365' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6428443124177093365'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6428443124177093365'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/03/installation.html' title='Installation'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R-18_gEiwXI/AAAAAAAAAO8/qMTBjw6h0yA/s72-c/moi+en+auteur.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-1484244807876965233</id><published>2008-03-21T12:06:00.007+01:00</published><updated>2008-03-21T13:37:14.374+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les mots sont nos vies'/><title type='text'>L'Adoration</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R-OqcAEiwUI/AAAAAAAAAOk/5D1qGUYIyCs/s1600-h/Ciboire.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180171394438316354" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R-OqcAEiwUI/AAAAAAAAAOk/5D1qGUYIyCs/s320/Ciboire.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et si ce n'était pas le bon moment ? Il y a ces instants qui tombent justes, la vénération du Saint Sacrement hier soir, par exemple, dans la pénombre de l'église Saint-Joseph, sa chapelle fleurie pour l'occasion, un soeur veillant le ciboire ... J'ai aimé les quelques minutes de trajet de mon domicile à l'église, dans la nuit froide. Je me suis souvenu de nombreuses nuits froides traversées pour courir après ... des chimères, satisfactions orgueilleuses inabouties. Il n'est pas, aujourd'hui, question d'être vertueux mais de mieux placer son orgueil !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce n'est jamais le bon moment de prendre la plume, de raconter des "histoires" et surtout pas de la littérature, pas de celle qui regarde un brin d'herbe ou scrute sans relâche le panorama unique d'une fenêtre. Il faudrait avancer des théories et d'autres billevesées, s'inquiéter du niveau lexical de son lectorat potentiel ! Et passer à côté de la mystique du verbe, de cette invraisemblable force qui crée et recrée à dessein des univers jusque dans leurs moindres détails. Voilà un orgueil bien investi, rentable, un supplément de vie offert au lecteur, à l'auteur aussi, son vécu démultiplier et grandi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je garde étonnement la nostalgie de situations parfaitement authentiques mais en rien vraies ... des lectures à un moment et un lieu donné. Le petit monde bourgeois et finissant de Mauriac va de pair avec Berlin, la bonne vie de la grande capitale, ses parcs, l'appartement de Ch., les larges brasseries sur les boulevards commerçants et le U-Bahn aux stations d'avant-guerre. Je ne vais, du reste, pas tarder à y retourner, j'ai besoin de cette réalité-là, de la perspective sur Alex depuis le restaurant Kaufhof Galeria, de la Frankfurter Allee, des vielles avenues défoncées de Kreuzberg; je dois me livrer à cette adoration-là.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-1484244807876965233?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/1484244807876965233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=1484244807876965233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1484244807876965233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1484244807876965233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/03/ladoration.html' title='L&apos;Adoration'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R-OqcAEiwUI/AAAAAAAAAOk/5D1qGUYIyCs/s72-c/Ciboire.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4755395852117320602</id><published>2008-03-16T11:49:00.006+01:00</published><updated>2008-03-16T14:14:43.528+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Les mots sont nos vies'/><title type='text'>L'aveu, le Verbe, le mot</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R90ccTHloDI/AAAAAAAAAOM/j9eyCX73TjI/s1600-h/Entr%C3%A9e+dans+J%C3%A9rusalem.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5178326419039952946" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R90ccTHloDI/AAAAAAAAAOM/j9eyCX73TjI/s320/Entr%C3%A9e+dans+J%C3%A9rusalem.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;... je n'y suis pas arrivé ! Hier soir, j'ai voulu écrire un message, donner des nouvelles ... Je suis resté hésitant, vidé, tout embarrassé par la rumeur de la route, le défilé des blaireaux noceurs, leur voiture sur la chaussée mouillée. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'aurais voulu raconter avec brio et sarcasme le bon coup réalisé avec Gayromandie. L'un de mes rédacteurs a "épinglé" le plan de communication de Mister Suisse romande, un garçon charmant mais si mal conseillé. Nous n'avons fait que relever les incohérences de sa p(r)ose en flattant la médiocrité de la presse poubelle locale ! Au final, le principal intéressé a dû répéter quelques mots très simples "je suis gay".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'aurais voulu trouver les mots de l'émotion et de la fierté. Durant la messe des Rameaux de hier soir - comme de nombreuses paroisses catholiques, la paroisse Saint-Joseph propose la messe dominicale dès le samedi 18h - donc, durant la messe, j'ai lu le récit de l'entrée de Jésus à Jérusalem. J'ai lu à mes coreligionnaires un extrait des Saintes Ecritures. La lecture publique d'un texte sacré n'a rien d'anecdotique.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Après cinq mois de remplacement, je me sens vidé et un peu "abusé". Soit, j'ai accepté le contrat mais un mandat d'une telle durée implique un gros investissement personnel. Il faut donner de soi, tant dans l'enseignement de l'histoire que du français. Je ne regrette pas ce don fait à mes élèves ni à l'établissement des B., à Lausanne. On devrait, du reste, du côté de chez Mme de S., s'inspirer des méthodes pédagogiques et de la gestion de personnel du collège des B. Je ne regrette pas ce don, non plus, fait à l'enseignante que j'ai remplacée. J'ai juste la fâcheuse impression d'être utilisé comme un bouche-trou par l'administration publique en charge de l'éducation, d'être traité comme un meuble ! En regard de cela, il y a l'épisode marquant d'une lecture en classe, le résumé que la petite V. a fait d'un chapitre d' "Un Sac de bille". L'émotion a manqué me submerger, ma voix a pris un accent hésitant, les élèves s'en sont aperçus, je devais en avoir les yeux rougis. Anecdote, me dirait-on du côté de l'administration concernée, l'émotion ne fait pas partie du plan d'étude vaudois. Désormais, la petite V. et ses camarades, savent sans y mettre de mots, l'impact d'un bon texte et ce qu'est un bon texte ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4755395852117320602?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.assomption.org/Actualite/Dimanches/Rameaux-B-Petit.htm' title='L&apos;aveu, le Verbe, le mot'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4755395852117320602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4755395852117320602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4755395852117320602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4755395852117320602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/03/laveu-le-verbe-le-mot.html' title='L&apos;aveu, le Verbe, le mot'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R90ccTHloDI/AAAAAAAAAOM/j9eyCX73TjI/s72-c/Entr%C3%A9e+dans+J%C3%A9rusalem.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3500159559979072901</id><published>2008-03-01T17:15:00.008+01:00</published><updated>2008-03-02T14:02:44.830+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Carnet de bord</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8qlYLxREXI/AAAAAAAAAN8/4u6fYFQRv0I/s1600-h/Photo+032.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5173128956883308914" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8qlYLxREXI/AAAAAAAAAN8/4u6fYFQRv0I/s320/Photo+032.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rien en commun entre écrire face à la fenêtre, sur la table ronde en vieux design seventies' ou assis au clavier de l'ordinateur fixe, face à un mur, sur la petite chaise de tek moulé. Rien en commun, non plus, entre s'agiter dans ses jours, s'émietter entre mille activités, et simplement s'asseoir et écrire, peser de tout son poids dans cette écriture du presque rien, n'attraper que la queue des jours finalement. Le projet total, embrasser tout le champ du possible aussi sûrement que mon regard embrasse le petit lac, le Jura et des Alpes mourantes tient de l'utopie. Je ne peux que me recroqueviller sur le confetti de réel que mes sens et ma raison ont pu arracher au gouffre de l'oubli. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne parle pas du gouffre du temps ... Mieux vaut oublier les images terrifiantes et considérer cette non-matière filante et tangible comme un océan de possible, la petite coque de nos vies qu'un coup de tabac a arraché à ses amarres un matin de tempête ... Et pourtant, elle flotte, confiante, car elle finira bien par atteindre un rivage. Tantôt échappant à un contre-courant, tantôt prisonnière d'un flux calme et impératif ... Ah ! la métaphore est une bouée dans nos vies confuses. Depuis hier, depuis le début du message, il s'est passé une messe à Saint-Joseph, la confection d'un repas, la projection de "Schwarze Schaffe" au Zinéma, un verre à l'Entrée, la rencontre de quelques tristes ayatollahs de la scène gay lausannoise, le départ matinal de Cr., un lever au ralenti et un petit-déjeuner néo-allemand qui arrive à peine à calmer mon impatience à rentrer dans ma chère Berlin ... Je suis un Prussien francophone. Comment voulez-vous parmi toute cette bouillie tenter de tenir un stylo droit, faire avancer l'oeuvre ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Demain, je n'irai pas au fitness, je n'ai pas envie d'entendre le récit du médiocre week-end des blaireaux m'as-tu-vu qui fréquentent l'établissement. On pourrait me rétorquer que je crains de trop y reconnaître le mien !? oui, d'une certaine manière. Il est clair que je ne mène pas l'existence qu'exige mon métier d'écrivain.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3500159559979072901?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.schwarze-schafe.eu/' title='Carnet de bord'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3500159559979072901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3500159559979072901' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3500159559979072901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3500159559979072901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/03/de-la-taille-et-de-son-importance.html' title='Carnet de bord'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8qlYLxREXI/AAAAAAAAAN8/4u6fYFQRv0I/s72-c/Photo+032.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-1916304836792833118</id><published>2008-02-27T12:38:00.007+01:00</published><updated>2008-02-27T14:00:40.031+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='En scène'/><title type='text'>La règle du jeu</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8Ve1uyYPqI/AAAAAAAAAN0/c1eBgYR20PI/s1600-h/2374-blaireau-mort.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171644024290295458" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8Ve1uyYPqI/AAAAAAAAAN0/c1eBgYR20PI/s320/2374-blaireau-mort.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il a fallu ... il a fallu essuyer l'indignité de ce bouge, oh ce lieu où l'on est sensé ... s'amuser ! Je tairai le nom de l'endroit, par amitié pour son propriétaire. La médiocrité suinte de partout et la vanité est comme une poussière qui tombe des vieilles tentures. Bienvenu sur la toute petite "scène" lausannoise, avec ses jeunes divas trop maquillées, ses icônes défraîchies et cokées, sa fausse bonne humeur et sa compromission ... Je me suis laissé traîner dans cet endroit l'autre soir par Cr. Quel supplice ! Quel double supplice ! A la fois pour les oreilles et pour l'esprit. Je n'arrive pas à comprendre le goût qu'on les jeunes tantes à se rouler dans l'indignité et la demi-mesure, dans la toxicomanie mondaine, le narcissisme et la vanité ! Il y a comme un hiatus. On ne peut jouer les reines en se comportant comme une souillon. Je n'ai rien contre ces deux catégories gay, je les ai fréquentées avec un égal bonheur. J'ai toutefois plus de peine avec la bêtise crasse de ces "fillettes". &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Autre lieu, autre indignité. Dans l'espace étroit du sauna du club de fitness que je fréquente, il a fallu supporter la conversation de "blaireaux" d'un modèle canon, du genre qui vend des téléphones portables, des voitures de grosse cylindrée ou faisant partie du nombreux personnel d'une gérance immobilière. Des garçons actifs qui n'étouffent pas sous le poids moral de leur activité professionnelle, encore jeunes (pour quelques années), d'un physique plus ou moins avenant, des hommes dynamiques qui, selon les "saintes évangiles" publicitaires, sont la crème de notre société ploutocratique fourvoyée. J'ai donc eu droit durant plus de cinq minutes au déballage affligeant de leur vie absconse. Le but en est "un max de fun", c'est à dire "se mettre la tête en dedans le vendredi et le samedi soir, "se tirer une rondelle" (je crois qu'il s'agit là d'activités sexuelles avec un individu de sexe féminin d'un âge et d'un aspect physique acceptable) et encombrer les pistes de ski en hiver et les plages en été. En semaine, ils "travaillent", regardent les sport à la télé et entretiennent leur physique à drague ... Ils ne sont pas d'une fréquentation désagréable, ce sont des garçons d'un naturel plutôt sympathique au premier abord ... Lorsque l'un d'entre eux a adressé un "au revoir, bonne soirée" à la cantonade, je n'ai pas été capable de lui répondre. C'était au-dessus de mes forces. Il eût fallu que je pusse lui dire le fond de ma pensée.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Soit, j'ai pratiqué et pratique encore ces vanités, je donne volontiers dans cet forme d'orgueil. Je ne fait du fitness que par vice, et je ne fréquentais les lieux gays que pour chasser, me mettre en scène ... Mais j'en ai toutefois conscience, tout cela n'est qu'un état momentané, la compromission d'un peu de boue sur les chaussures pour avoir coupé à travers champs; ce n'est pas pour autant que je vais entrer jusque dans ma chambre à coucher sans m'être déchaussé. On joue à ceci ou cela dans l'espace publique, on se donne un rôle et quelques bonnes répliques et, par fausse maladresse, un se découvre un peu derrière le masque. Peut-être que mes jeunes tantes et mes marchands de fadaises jouissent d'une véritable intériorité parmi la vie pathétique qu'ils étalent impudiquement. Je le leur souhaite. Mais quand apprendront-ils la règle d'or du grand jeu de dupes de la vie en société, quand apprendront-ils la dignité !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-1916304836792833118?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Dignit%C3%A9' title='La règle du jeu'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/1916304836792833118/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=1916304836792833118' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1916304836792833118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1916304836792833118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/02/il-fallu.html' title='La règle du jeu'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8Ve1uyYPqI/AAAAAAAAAN0/c1eBgYR20PI/s72-c/2374-blaireau-mort.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3699148171201133030</id><published>2008-02-23T13:59:00.012+01:00</published><updated>2008-02-27T14:02:10.527+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><title type='text'>Jouhandeau, Mauriac et mes élèves</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8AmM-yYPpI/AAAAAAAAANs/XvMpATKk4Lk/s1600-h/Jouhandeau-au-chat.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5170174376675917458" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8AmM-yYPpI/AAAAAAAAANs/XvMpATKk4Lk/s320/Jouhandeau-au-chat.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le souvenir de "Galande", de Jouhandeau (voir photo), ne veut pas faiblir ... J'en suis imprégné; je partage et la foi, et le mode d'observation, et la sexualité de l'auteur ... Incidemment, j'ai appris qu'il était gay, tiraillé entre la ligne de conduite prônée par une église très traditionnelle et sa sensualité. J'ai personnellement tranché par rapport à ce choix, n'en déplaise à l'administration scolaire ! Je ne vais tout de même pas me promener sous le masque de la banalité sociale pour ménager les complexes de l'élite vaudoise ... à laquelle j'appartiens accessoirement ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pour faire suite à Jouhandeau, je suis retourné à mes amours mauriaciennes, la psychologie des potentats de province et l'art de vivre bourgeois. "Le Mystère Frontenac", un petit livre de poche à peine défraîchi, acheté 2€ chez un bouquiniste du carrer de Aragò. J'ai connu Mauriac à Berlin, je l'ai rencontré dans la bibliothèque de Christine. Je l'ai croisé à plusieurs reprises aux puces de la Boxhagenerplatz. Remarquez la figure de style, une belle synecdoque, car je considère le tire comme une part de l'auteur, de ce tout qu'est l'auteur, rapport à mon cannibalisme littéraire. Cet univers un peu désuet colle si bien à mon séjour demi-forcé vaudois. Demi-forcé car je serais tout à fait libre de n'être rien du tout ailleurs, comme le naufragé à tout à fait le droit de négliger la planche pourrie à laquelle il s'accroche pour ... se noyer ?! Je ne traite pas le canton, mon pays, le pays de Vaud de planche pourrie; la métaphore portait sur l'inconfort de ma situation et sur le hasard du sort qui m'a fait vaudois plutôt que zürichois ou, mieux encore, berlinois. Mon propos n'est pas là ... Je voulais juste dire que le poids de la bienséance locale, la réserve à laquelle tous seraient forcés - surtout s'ils ont des ambitions sociales - ne sont pas sans rappeler les moeurs de la province française de la première moitié du XXème siècle !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'aurais aimé faire lire du Mauriac à mes élèves ... aux élèves qui m'ont été confiés pour six mois. Nous avons lu Bazin; cela leur a réussi. J'ai retrouvé dans leurs textes, sans les effets et le savoir-faire que donne le métier, la finesse d'analyse sociale et l'authenticité qui font d'un texte une part de l'auteur. J'espère avoir suscité chez eux cette sincérité, et l'adresse dont il ont fait preuve à se raconter au-delà de clichés d'jeuns (chats vaseux et de blogs sans orthographe). Je me suis même dit, après les avoir lus, que dans ce pays, mon pays, le Pays de Vaud, tout n'était donc pas perdu ... &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3699148171201133030?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.universalis.fr/encyclopedie/K101381/JOUHANDEAU_M.htm' title='Jouhandeau, Mauriac et mes élèves'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3699148171201133030/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3699148171201133030' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3699148171201133030'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3699148171201133030'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/02/le-souvenir-de-galande-de-jouhandeau-ne.html' title='Jouhandeau, Mauriac et mes élèves'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R8AmM-yYPpI/AAAAAAAAANs/XvMpATKk4Lk/s72-c/Jouhandeau-au-chat.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6085908529238381127</id><published>2008-02-14T11:48:00.002+01:00</published><updated>2008-02-14T11:55:11.892+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>Barcelone : suite et fin.</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R7QdM-yYPoI/AAAAAAAAANk/hVBDAuYEbBI/s1600-h/2006-11-21_066.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166786781350739586" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R7QdM-yYPoI/AAAAAAAAANk/hVBDAuYEbBI/s320/2006-11-21_066.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Barcelone, c’est un peu « tourisme pour débutant » ; c’est bien joli, plus encore que Paris, rivage oblige, très mode, très … tout ce que l’on souhaite à l’étranger surtout lorsque l’on vient de la petite Lausanne timide et complexée. Barça est une ville qui suscite immédiatement la sympathie, comme une vague connaissance avec qui on a passé une bonne soirée. Oh, le menu n’était pas extraordinaire mais les verres ne restaient pas vides longtemps … Bref, à trop la fréquenter, on s’ennuie, presqu’autant que sur les rives lémaniques … Soit, si vous aimez vous tasser dans une boîte bruyante, jouer la fofolle déguisée « fashion », promener votre dernier petit ami de quinze ans votre cadet et étaler votre graisse dûment pré-rôtie sur les plages du centre, Barcelone est pour vous.&lt;br /&gt;En trois ou quatre ans, j’en suis à mon cinquième séjour, de cinq jours en moyenne, j’ai donc écumé tous les musées, repéré tous les points de vue pittoresque, fais tout ce qu’il fallait faire dans les parages. Il ne me resterait plus qu’à … me marier mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, j’ai réussi à le faire à Lausanne ! Et c’est une union sérieuse, solide et passionnée à la fois. Je m’éloigne de mon propos. Soit, je reconnais toutes les vertus de Barcelone, j’adore ses venelles, sa population, ses mauvais garçons si sympathiques, j’aime courir les messes, j’aime le salon de thé Mauri, à l’angle de las Ramblas de Catalunya et du Carrer de Provença et j’aime aller faire mes courses au rayon cosmétiques del Cortè Ingles. Surtout, je n’oublierai jamais cette après-midi de dimanche quand j’y ai revu la mer, ni cet autre séjour quand je suis venu trouver la consolation mais je reste bien en deçà de l’authenticité berlinoise.&lt;br /&gt;Je vais aller faire mes adieux au Musée National d’Art Catalan. Je tiens à passer un peu de temps avec certaines toiles d’impressionnistes locaux et revoir deux ou trois fresques médiévales, puis un petit tour au fabuleux marché couvert de San Anton. La prochaine fois que je serai pris d’une envie d’horizon maritime, j’irai en Italie ou dans ma vieille France. Et la prochaine fois que je partirai me désintoxiquer de la médiocrité cancanière vaudoise, j’irai le faire à Berlin : entre Babylone et Jérusalem, entre le vice et le martyr, la ville qui a appris la liberté. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6085908529238381127?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.mnac.es/' title='Barcelone : suite et fin.'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6085908529238381127/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6085908529238381127' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6085908529238381127'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6085908529238381127'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/02/barcelone-suite-et-fin.html' title='Barcelone : suite et fin.'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R7QdM-yYPoI/AAAAAAAAANk/hVBDAuYEbBI/s72-c/2006-11-21_066.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8447237562248683725</id><published>2008-02-12T15:21:00.001+01:00</published><updated>2008-02-14T11:47:49.172+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Extramuros'/><title type='text'>Le cabinet de toilette</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R7GtDOyYPnI/AAAAAAAAANc/bEU3UiOzIso/s1600-h/La+banquette.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166100518591282802" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R7GtDOyYPnI/AAAAAAAAANc/bEU3UiOzIso/s320/La+banquette.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Marcel Jouhandeau me fait un excellent compagnon de voyage, de loin pas aussi baroque qu’Yves Navarre ou inspiré que Julien Gracq. Néanmoins, dans son charmant opus autofictif « Galande », je retrouve des traits de mon quotidien barcelonais … Je ne vous l’avais pas dit ? Voilà qui est fait, mes petites fugues habituelles, besoin de rivages et, surtout, de silence. Je ne connais personne dans cette ville et ne parle ni catalan, ni espagnol. Du coup, je ne dis rien. Je suis par moment un dîneur, par moment un visiteur à travers les salles d’un musée, par moment un acheteur en train de fureter parmi des offres promotionnelles ou, comme sur tous les bords de mer autour du monde, l’un des nombreux rêveurs contemplant l’horizon. Et tout cela en silence. Accessoirement, je squatte la ligne internet de mon hôte, je loge dans un palazzo – à la mode italienne, c'est-à-dire un locatif haussmannien le confort en moins – de la vieille ville, celle qui grouille d’autochtones, de flics, de camelots et de groupuscules terroristes islamisants que l’on arrête avec fracas. Je loge à Raval, dans un appartement plein à ras bord de trucs, de choses, de machins, où le cabinet de toilette tient de l’antichambre des courants d’air. Il faut patienter sur l’eau chaude, un œil sur la jauge du chauffe-eau. Le susmentionné cabinet et fort providentiellement pourvu d’un canapé faux Louis XVI où s’installer le temps que l’eau soit prête.&lt;br /&gt;Ce matin, histoire de tuer le temps, ayant tout juste risqué un brossage de dents à l’eau froide, je me suis souvenu d’une certaine banquette Biedermeier, des petites confessions auxquelles ce genre de meuble invite … Rien à déclarer, un peu de fatigue, à peine la marque d’une légère amertume et cette certitude d’être dans le juste, dans le vrai alors que tout nous pousse au vain. Je n’ai pas de fabuleuses révélations ni de boniments de gourou à livrer. A peine quelques certitudes douloureuses et la conviction que tout finira forcément bien, et d’autant plus vite si chacun fait son « devoir », son travail, ce pour quoi il fait … Moi ? mais c’est éduquer mon lectorat !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8447237562248683725?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://fr.barcelona.com/guide_barcelone/visite_circuit_barcelone/raval' title='Le cabinet de toilette'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8447237562248683725/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8447237562248683725' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8447237562248683725'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8447237562248683725'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/02/le-cabinet-de-toilette.html' title='Le cabinet de toilette'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R7GtDOyYPnI/AAAAAAAAANc/bEU3UiOzIso/s72-c/La+banquette.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-359611035432698414</id><published>2008-02-06T23:59:00.000+01:00</published><updated>2008-02-07T00:25:50.527+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Témoigner des moindres choses'/><title type='text'>Berlin bis</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6pB8YVXhhI/AAAAAAAAANU/_Jrzcf_FDQI/s1600-h/Biedermeier+bis.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164012428313724434" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6pB8YVXhhI/AAAAAAAAANU/_Jrzcf_FDQI/s320/Biedermeier+bis.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Café Reza, pas loin du Bério, un verre de Chardonnay, ça va mieux ! Non pas que je sois alcoolique mais les aveux précédents suivis d'une séance d'achat au "Kaiser" voisin m'ont remis dans mon orbite naturelle, dans ma logique. Ich bin wieder der kleiner Berliner aus Waadtland, froh und sexy, und geil, und so weiter. Je sens le temps couler à grosses gouttes denses, riches, quasi luxueuse. J'ai traversé la moitié de l'Europe pour me dire des choses sur banquette Bidermeier. J'ai couru une journée entière de Lausanne à Berlin, afin de laisser glisser le jour derrière un verre de Chardonnay, faire l'achat d'un paquet de thé, d'une brosse à cheveux et longuement hésiter sur la paire de basket à porter !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-359611035432698414?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/359611035432698414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=359611035432698414' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/359611035432698414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/359611035432698414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/02/berlin-bis.html' title='Berlin bis'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6pB8YVXhhI/AAAAAAAAANU/_Jrzcf_FDQI/s72-c/Biedermeier+bis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4943013511790937325</id><published>2008-02-04T22:21:00.000+01:00</published><updated>2008-02-06T23:59:36.797+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><title type='text'>Séjour berlinois 01.02.08 - 03.02.08</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6o7BoVXhfI/AAAAAAAAANE/THjHxbIwoKY/s1600-h/Aubonne.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164004821926643186" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6o7BoVXhfI/AAAAAAAAANE/THjHxbIwoKY/s320/Aubonne.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Fuir, fuir ... mon stylo fuit, saloperie de trolley volant qui me les bousille tous les uns après les autres. Accessoirement, j'ai fui la pauvre Lausanne mais je n'arrive pas à être en joie ... Aurais-je quelques scrupules à planter tout et tout le monde avec une régularité métronomique. Il en va ainsi comme de la nature des oiseaux migrateurs. Et merde, avez-vous jamais essayé de vous contraindre à ce qui offusque votre vraie nature ? Oui ! Ne me reste qu'à vous souhaiter un joyeux cancer, un bel anévrisme, attaque cardiaque ou autres maladies auto-immunes. Je vous conseille, en sus un épitaphe de circonstance : "Il sut se sacrifier ... et accessoirement faire payer son mal-être à ses proches, ses collaborateurs, son poisson rouge, etc." Ça me rappelle l'histoire pathétique de mon arrière-grand-oncle, maître Louis Favre d'Aubonne, officier de l'armée suisse, un homme nanti et très respecté même s'il refusa un menu prêt à sa nièce - ma grand-mère - et même s'il laissait croupir ses vieux parents dans un rez-de-chaussée sombre et sordide à côté du boiton, avec le poulailler en annexe. Cet homme était gay. L'institution militaire et les jeunes saisonniers italiens lui offraient suffisamment de possibilités pour qu'il vécût à peu près bien son homosexualité. Jusqu'à ce que la morale protestante, la notion du péché et la dépression ne le rattrapent. Il se suicida d'une balle dans la tête vers soixante-dix ans. Il avait, de plus, un neveu dont l'épouse, petite ouvrière agricole italienne l'avait fait chanter (elle connaissait ses préférences) afin qu'il autorisât son mariage. La bougresse, en dépit de son attitude intéressée soigna son époux et le reste de la fratrie jusqu'au tréfonds du grand âge et de l'alcoolisme.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Voici donc ma justification péquenaude vaudoise bon-teint. Ma grand-mère naquit de cette relation illégitime. Sa mère se résolut à l'abandonner à son frère, le notaire, qu'il l'élève et ce contre sa part d'héritage. Les Favre possédaient de nombreuses vignes, bien exposées, et des biens immobiliers ... Maître Favre, sitôt sa soeur disparue de l'autre côté de la frontière, mit sa nièce en orphelinat. Dès que l'enfant fut en âge de travailler, on la plaça. C'est à dire qu'elle devint dès dix ans une esclave domestique au service de cette engeance de cul-terreux, le genre Favre, Ramuz et compagnie. Je tiens de ma grand-mère mon amour des villes, surtout les grandes villes et ma détestation du terroir et de la paysannerie profiteuse. Les chats ne font décidément pas de chiens. Et c'est pourquoi je fuis à Berlin. Cela me permet aussi d'y voir plus clair dans ma généalogie, mes rapports à la pauvre Lausanne, aux ayatollahs vaudois, aux bien-pensants de gauche et faire mon métier d'auteur, de critique social.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4943013511790937325?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4943013511790937325/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4943013511790937325' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4943013511790937325'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4943013511790937325'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/02/sjour-berlinois-010208-030208.html' title='Séjour berlinois 01.02.08 - 03.02.08'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6o7BoVXhfI/AAAAAAAAANE/THjHxbIwoKY/s72-c/Aubonne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-7592697315288483637</id><published>2008-01-31T01:03:00.000+01:00</published><updated>2008-01-31T01:47:14.912+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Témoigner des moindres choses'/><title type='text'>Un meuble noiraud</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6EaOoVXheI/AAAAAAAAAM8/vkRxkPDvmTI/s1600-h/DSC00014.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5161435486590830050" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6EaOoVXheI/AAAAAAAAAM8/vkRxkPDvmTI/s400/DSC00014.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Retour à des pratiques qui me semblent anciennes ... pour un nostalgique professionnel rien de plus normal. Je passe mon temps à replacer, remettre, retrouver ... Le mythe s'est vite tricoté, en à peine quelques mois et je reviens sans cesse à cette position alors que rien ne m'y retiendrait. Il y a bien mon travail d'essayiste que je poursuis à travers "En attendant ...", un petit air de "Par Défaut" dont le manuscrit fait nombre parmi d'autres, le secrétaire Tudor peinturluré en noir, retouché au feutre, aux portes légèrement disjointes avec sa galerie encombrée de jolies choses auxquelles je ne tiens pas ! Et, vous vous en doutez, le meuble a son histoire, porte son poids de vécu. Comme pour le reste du mobilier, je me dis que je devrais ... enfin ... j'hésite ... et finis par ne rien faire. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne cherche pas de "retour de flamme" particulier dans cette vie, ma situation ... Lausanne, le Pays de Vaud, la Suisse et tout le toutim. En fait, cela m'importe autant que le secrétaire Tudor (une copie évidemment). Rien de tout cela ne compte. Je pourrais empiler mes manuscrits n'importe où ailleurs, un buffet Henri II par exemple, voilà qui aurait de la gueule ! Etre écrivain à Berlin et conserver mes manuscrits dans un buffet - à dressoir s'il vous plaît - Henri II. Je pourrais aussi bien déposer mon tas de papelards au fond d'un placard, un p'tit appartement à Barcelone ou Madrid, ou dans un buffet sixties' dans un séjour zürichois.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et par pitié, pas de confession, non, je vous ai, en mon temps, suffisamment abreuvé de "larmoyeries" avec cet enfoiré de Wunderprinz viennois qui n'avait rien de si charmant. L'amour est une chose simple et évidente, ce n'est finalement pas plus compliqué que de choisir un paire de chaussettes le matin. Il suffit de ne pas donner dans un genre trop original. Il suffit de rencontrer la bonne personne, celle qui s'offre à vous, qui s'inquiète sans étouffer, qui s'impose sans occuper quasi militairement votre espace. De toute manière, je ne suis pas très doué dans le récit des amours heureuses et épanouies. Plaisant à vivre mais si emmerdant à raconter. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-7592697315288483637?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/7592697315288483637/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=7592697315288483637' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7592697315288483637'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7592697315288483637'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/01/un-meuble-noiraud.html' title='Un meuble noiraud'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R6EaOoVXheI/AAAAAAAAAM8/vkRxkPDvmTI/s72-c/DSC00014.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6251099675398998345</id><published>2008-01-16T16:16:00.000+01:00</published><updated>2008-01-16T16:43:03.720+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='berk berk et berk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tabou et liberté d&apos;expression'/><title type='text'>Form und Stoff</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R44ifQb6ObI/AAAAAAAAAMg/16gn8zAdLz0/s1600-h/pluie+sur+le+pare-brise.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5156096543769115058" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R44ifQb6ObI/AAAAAAAAAMg/16gn8zAdLz0/s320/pluie+sur+le+pare-brise.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;On pourrait en rester à l’anecdote de la pluie ruisselant sur un pare-brise, le jour trouble d’un matin de janvier et la salissure du quotidien usant, la « vie normale » comme ils disent ; j’entends les médiocres, champions de la caducité, hérauts de la banalité. Ils règnent et prétendent … tant de chose : tout leur serait dû ! Des noms ? On ne va fâcher personne … Jusqu’à nos toxicomanes sont caricaturaux.&lt;br /&gt;Il y a quelques jours de cela, nous parlions avec une collègue fort avisée de « Derrick ». La dureté des rapports interindividuels l’a frappée ; la série tient moins du « crimi » que de la tragédie. Qualifiée de vieillotte (statisme des comédiens et lenteur des mouvements de caméra), cette fiction nous en apprend certainement plus sur l’âme allemande de la fin du vingtième siècle qu’une anthologie de la sociologie contemporaine germanique. Ici, il n’y a rien de caricatural, le stéréotype a valeur d’allégorie.&lt;br /&gt;A l’opposé, mon pauvre, pauvre, pauvre pays de Bœuf – comme je le nomme sans affection – fait figure de pochade avec les petites vanités de ses politiques qui ne se tiennent plus quand une télé leur propose d’apparaître ; bien mal en a pris à l’un de nos ministres. M. Jourdain en prime time ! et le brave homme assure ne s’être livré qu’à une reconstitution … Ah, voilà, le premier magistrat s’amuse donc pour une chaîne privée, étrangère et un tantinet « poubelle » à mal jouer son propre rôle, à en dire trop, à se faire épingler pour la maladresse de ses propos par ses opposants politiques et finit par crier au complot. L’incident est clos … ne laissant que le parfum léger de la médiocrité et l’ombre de l’incompétence.&lt;br /&gt;Il serait disproportionné de haïr ce petit monde, ce serait en faire trop grand cas. Il faut prendre son mal en patience, se tourner vers Berlin, Zürich ou Barcelone et tenir haut le pavillon de la liberté d’expression … Nos bovidés en chef n’osent pas même l’acte d’autorité vertical, la censure dans toute sa pompe absolutiste. Ils se penchent sur des dictionnaires, soupèsent un mot, un autre, sortent un centimètre, mesurent et se prennent à exiger des changements de virgules, se croient très fins dans un jeu de chantage social …&lt;br /&gt;On ne pérennise pas un pays, on ne rend pas heureux un peuple en se la jouant « clochemerlesque ». La radicalisation des rapports sociaux n’est pas qu’une variable dépendant du pouvoir d’achat. La violence est une réponse à l’anecdote, mauvaise soit mais tout le monde n’a pas un horizon lointain à fixer histoire d’ignorer le style « gag plat » qui a envahi tout le champ social. Depuis quand ce pays n’a plus offert aux citoyens un projet ou même un leader digne de l’intérêt public ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6251099675398998345?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.ccdille.ch/derrick/' title='Form und Stoff'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6251099675398998345/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6251099675398998345' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6251099675398998345'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6251099675398998345'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2008/01/form-und-stoff.html' title='Form und Stoff'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R44ifQb6ObI/AAAAAAAAAMg/16gn8zAdLz0/s72-c/pluie+sur+le+pare-brise.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3112668744911216727</id><published>2007-12-31T18:45:00.000+01:00</published><updated>2008-01-01T13:47:28.946+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Mon oeuvre, mon homme et ma paroisse</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R3o0Ygb6OYI/AAAAAAAAAMI/Dv3B-KEyd30/s1600-h/Concert+du+Nouvel+An.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150486719480084866" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R3o0Ygb6OYI/AAAAAAAAAMI/Dv3B-KEyd30/s320/Concert+du+Nouvel+An.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Des voeux !? Sacrifier à ces traditions d'une banale cordialité n'est pas vraiment dans le genre de la maison ... Je n'ai du reste pas l'impression que l'année s'est terminée; le chantier est immense et ce qui a été entrepris dès début 2007 verra un aboutissement d'ici - au moins - une dizaine d'années. Je regarde pourtant le Neujahrskonzert, une très ancienne habitude qui me renvoie à ces 1er janvier passés chez mes grands-parents, jarrets de veau au menu, et tout l'ennui familial rehaussé de quelques dorures télévisuelles ... Chère Vienne de mes amours contrariées, c'était le Nouvel An 2006 à Berlin, mon Märchenprinz viennois qui ne se racontait apparemment pas le même conte que moi. Chère Vienne moussue que je laisse à son lichen et à son apparat de circonstance. Je n'ai pas le temps de m'appesantir sur la célébration d'un passé obsolète, mon oeuvre m'attend, et deux ou trois combats dont je ne ferai pas l'économie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je me retrouve en cette nouvelle année avec des obligations littéraires, engagé sentimentalement et attaché à ma paroisse ! Je dois vieillir, ou manquer d'imagination ou m'être trompé de modèle ... Il n'y a rien à regretter, certes non, mais je ne peux me résoudre à oublier la page blanche de tous les possibles, cette espèce de "virginité" symbolique doublée de la toute puissance de pouvoir choisir la direction à donner aux choses. Il y a aussi la tentation du mot de trop, celui qui fera tiquer ou réagir ... Celui qui déclenchera les "événements" et imposera la primauté du verbe sur tout le reste. Ce peut aussi être le petit mot anecdotique et savoureux qui fera mouche, ou même la parole affectueuse. Et surtout, dans cette dimension-là, il n'est pas nécessaire de suivre une chronologie trop contraignante, on peut étendre une période donnée à l'infini et cultiver des atmosphères hors de saison.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rien à déclarer pour 2008 ! Ah, si pitié, laissez-moi sortir, je n'ai pas envie de passer le reste de ma vie dans le petit univers sympathique et chaleureux façon roman provincial qui sent l'ail, les produits du terroir, "y'en a point comme nous" et toutes ces vilaines salades. Soit, je suis quasi "marié", boursier d'Etat par rapport à mon activité littéraire et ma foi catholique trouve à s'exprimer dans la paroisse Saint-Joseph mais moi ce n'est pas cette rondeur sympathique de l'homme "un peu" publique qui a de l'accent pour dire des choses plates et rassurantes. Non et non, dans le fond il y a toujours la "pétasse" hautaine qui n'a pas de problème à regarder son monde de haut (hé, oui, une majorité de mes concitoyens et plus petite que moi) lorsqu'il lui glisse une vacherie bien tournée. Un peu de piquant dans le papet ! ça vous réveillera les papilles. Et allez voir ailleurs pour des bons voeux de Nouvel An.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3112668744911216727?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://dbserv1-bcu.unil.ch/dbbcu/persovd/auteurvd.php?Code=&amp;Num=5799' title='Mon oeuvre, mon homme et ma paroisse'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3112668744911216727/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3112668744911216727' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3112668744911216727'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3112668744911216727'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/12/mon-oeuvre-mon-homme-et-ma-paroisse.html' title='Mon oeuvre, mon homme et ma paroisse'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R3o0Ygb6OYI/AAAAAAAAAMI/Dv3B-KEyd30/s72-c/Concert+du+Nouvel+An.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-515061084386123837</id><published>2007-12-21T23:30:00.000+01:00</published><updated>2008-01-01T12:42:03.823+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tabou et liberté d&apos;expression'/><title type='text'>Discrétion de mise</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R275SmDpLRI/AAAAAAAAAL4/YyNqnx7pOTc/s1600-h/toilettes.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147325521979845906" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R275SmDpLRI/AAAAAAAAAL4/YyNqnx7pOTc/s320/toilettes.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;La question fondamentale, la bonne vieille question de l'utilité du "blog", de cet "épanchement sentimentalo-exhibitionniste" selon les détracteurs du genre, cette question revient à chaque fois que je "prends le clavier". Je ne vais pas me mentir : on m'a sali le blog, on ... Il faut mêler la malveillance à la bêtise pour ne pas comprendre l'intérêt de la chose. On trouve de tout sur le net évidemment, le tri est nécessaire entre les blogs à l'orthographe approximative d'ados boutonneux ou les atermoiements de vieilles filles trop seules ou de messieurs taquinant la muse ! Et je ne parle pas de la fausse ingénuité des animaux politiques qui veulent faire "dans le coup" ou des petits trucages de la presse poubelle-gratuite. Le dernier pseudo-scoop en date, un inconnu avait inscrit les sept conseillers fédéraux à Face-Book, le gratuit-poubelle a mené l'enquête et, par miracle, retrouvé l'inconnu ! Quel talent et quelle esbroufe, 20 Minutes prend vraiment ses lecteurs pour des canards sauvages. Je n'aurai même jamais osé un coup pareil, un pote-complice, le coup du Face-Book et la pseudo enquête ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le blog, ce lien privilégié entre un "écrivant" et ses lecteurs, appelle des règles de pudeur et de discrétion. Soit, tout le monde passe au cabinet pour s'y "délasser", il s'agit d'une réalité physiologique et pas d'un secret d'Etat. Il n'est toutefois pas nécessaire de bruiter de manière sonore des flatulences à chaque fois que quelqu'un se glisse discrètement vers les lieux d'aisance. Il n'y a ni prosélytisme, ni scoop, ni croisade. Il n'y aucun enjeu, toute cette publicité vulgaire n'est qu'un manque de tact. La métaphore peut sembler choquante mais le blog est le produit de la digestion symbolique de nourritures intellectuelles; l'expérience est faite pour être partagée non pas offerte à la vindicte publique après avoir été galvaudée par les ayatollahs de la morale. Un propos intime ne supporte pas l'exposition prolongée. On retrouve l'esprit délateur d'une bourgeoisie dominante et complexée, souffrant elle-même de règles de conduite trop strictes et interdisant à ceux qui ne voudraient pas s'y soumettre d'inventer une alternative. Raccourcis et conclusions hâtives sont souhaités voire obligatoires.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cela faisait bien longtemps, mon lecteur, que je n'avais pensé à toi dans les termes simples de celui avec qui je partage quelques instants, comme une conversation de boudoir, revenir en "mine de rien" sur une année riche en coups de théâtre et en émotions. Je préférais - évidemment - l'époque bienheureuse quand nous étions sûrs de ne pas être épiés mais qu'importe. On n'est pas prêt de me faire taire, on n'est pas prêt de nous séparer ! Tu auras reconnu dans ce "on" une tournure ramuzienne, un usage faussement simple et rural, le "nous" de la puissance complexée de l'Etat de Vaud, cher pays que je porte quasiment en moi. Je t'écris de mon lit, comme il se doit, dans mon vieil appartement, des vêtements épars sur la bergère de satin brun, du linge dans la salle de bains, une tasse sur la table de la cuisine, des livres un peu partout et des notes de cours. Mon cher lecteur, je t'ai un peu négligé, je ne t'ai pas oublié, j'ai donné de mon temps à mes élèves, et Gayromandie, et les travaux de retouche, la préparation de la publication de "La Dignité", le fameux texte par lequel le scandale est arrivé, et encore ma présidence à la tête de l'Association Vaudoise des Ecrivains, et mon année jubilaire ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Te souvient-il, mon lecteur, lorsque je te parlais de la vie réglée de Thomas Mann, le grand modèle qui en toute circonstance n'a jamais dévié de sa trajectoire d'homme de lettres, jusqu'à refouler son homosexualité. Je crois, parfois, toucher à cet idéal. Je n'ai pas encore les coudées aussi franches mais je sais que rien ne viendra infléchir ma volonté à construire une oeuvre. Je ne suis plus seul dans cette tâche et je ne compte pas travestir ma sexualité. Je l'assume et la porte jusqu'à l'Eglise en compagnie de Cr. Il a en tête de faire monter ma pièce "L'Autre, comédie métaphysique". J'apprends donc cette vie plus "assise", plus réglée et confortable que celle que j'ai menée jusqu'à présent. Je n'écris plus pour un mais pour deux, pense pour deux et suis même tenté de concevoir une nouvelle sphère familiale.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-515061084386123837?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/515061084386123837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=515061084386123837' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/515061084386123837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/515061084386123837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/12/discrtion-de-mise.html' title='Discrétion de mise'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R275SmDpLRI/AAAAAAAAAL4/YyNqnx7pOTc/s72-c/toilettes.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-9065883720548302964</id><published>2007-12-01T11:56:00.000+01:00</published><updated>2007-12-01T14:11:20.867+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><title type='text'>Poésie versus engagement</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R1Fc6EjkYOI/AAAAAAAAALo/tJyrKyv3GUY/s1600-R/ciel+de+feu.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5138990802531541218" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R1Fc6EjkYOI/AAAAAAAAALo/y0-6IvHNrEc/s320/ciel+de+feu.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a toujours cette vue sublime, le lac, les Alpes, une toile de Hodler en dépit du dépotoir architectural qui s'étale juste au-dessous, plus de cinquante ans d'urbanisme lausannois déficient et mal-inspiré. Il suffirait de raconter le ciel au coucher, tout à l'ouest, alors que la crête du Jura se découpe avec précision et que le cordon de l'avenue de Morges s'embrase, éclairage public et circulation. Il suffirait de raconter cela, les infimes modifications de ce tableau, à travers les saisons pour avoir touché ... à l'essentiel. Toutefois, le temps n'est plus aux pâmoisons pré-romantiques ni à la contemplation. Sous divers prétextes (de l'inutilité à la bienséance, à l'hygiène, la prévention de tout ce que vous voulez), des ayatollahs masqués exigent çà et là une limitation de la liberté d'expression. Il n'est donc plus temps de pleurer sous des clairs de lune !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le dernier exemple en date : un édile cantonal ne supporte pas de voir son action critiquée dans un blog, mal écrit soit, mais en rien ordurier ni calomniateur. Faut-il rappeler au potentat politique que son action est publique, que leur personne est publique et que, donc, ils est normal d'être en butte à une critique publique. L'Etat de Vaud réclamerait la fermeture du blog ! De quel droit ? Cela n'est pas sans rappeler des méthodes "stasiesques", l'instauration d'une conspiration du silence afin de ne pas déranger le récit de la petite histoire du gentil petit pays "Y'en a point comme nous". Nous - citoyens d'adoption, de fraîche date ou de souche ancestrale - qu'avons-nous à gagner dans l'entretien de ce conte ? L'incompétence n'est pas rédhibitoire, un faux pas reste toujours excusable mais la censure d'état n'est pas acceptable. Dans le camp des magistrats, on se gargarise avec le "devoir de réserve" ? J'estime, et mes confrères auteurs aussi, que le bon fonctionnement de l'Etat est l'affaire des citoyens, qu'une plainte, ou que le mécontentement d'un service entier, est toujours recevable. A condition, soit, de ne pas dénigrer, insulter ou salir l'honneur du magistrat en cause.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette affaire n'est pas sans rappeler l'attitude d'un autre édile, qui lui se mure dans le silence et fait mine de ne pas avoir reçu les doléances de syndicats, preuve à l'appui, et ose clamer son incompréhension par voie de presse ! Cette dernière n'a pas les coudées franches, soit, les journaux sont nombreux en Suisse et particulièrement en terre romande. La survie de chacun dépend du bon fonctionnement du consensus, histoire que tout le monde s'y retrouve, une sorte de gentlemen agreement qui interdit les éclats sains d'un "Canard enchaîné". Pourtant, les journalistes, sans rompre les subtiles règles de cet équilibre, trouvent tout de même le moyen de faire leur travail, citent des faits, des noms. Il est donc permis d'espérer.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'horizon s'est refermé, il pleut, le lac, les montagnes, le ciel ... Une toile grise, sale, accordée aux façades détrempées, sans grâce. Jusqu'à la saison nous engage donc à des préoccupations plus politiques. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-9065883720548302964?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.parolesdecafe.net/' title='Poésie versus engagement'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/9065883720548302964/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=9065883720548302964' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/9065883720548302964'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/9065883720548302964'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/12/posie-versus-engagement.html' title='Poésie versus engagement'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R1Fc6EjkYOI/AAAAAAAAALo/y0-6IvHNrEc/s72-c/ciel+de+feu.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-50523544647499259</id><published>2007-11-12T22:52:00.000+01:00</published><updated>2007-11-18T12:45:58.164+01:00</updated><title type='text'>De la légerté, du tulle et d'autres blancheurs</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R0Al2gAp5pI/AAAAAAAAAKw/h09YIhLK1uU/s1600-h/tulle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134145193438209682" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R0Al2gAp5pI/AAAAAAAAAKw/h09YIhLK1uU/s400/tulle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est des lits profonds comme ceux des nababs, frais comme la couche d'une sainte et aussi voluptueux que le baiser des nuages. Il est des souverains qui ont perdu leur couronne mais pas leur port de tête, des splendeurs disparues qui brillent encore par la seule grâce de l'émoi de vierges et de martyrs. Il faut vous raconter le coucher, la ligne d'horizon sur le lac, aussi précise qu'un trait de rimmel au bord d'un regard trop bleu. Il faut vous redire les promesses qu'on a prétendues vaines, ce genre de "on" qui parle à tort et à travers chez Ramuz et parmi la politique locale. Il est parfois bon aussi de ne pas être trop pointilleux sur la "pureté" de la culture, et laisser de la place à l'émotion, de celle qui s'offre à vous à travers un écran : chat, télé ou numérique. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jusqu'à cette poésie instantanée à la manière d'un café soluble ou d'une lingette quelconque ... Et "on" voudrait nous salir tout cela, nous le rendre odieux, nous en priver, nous l'interdire si ça ne suffit pas ! Allez voir, à l'heure de ce fameux couchant, un échangeur autoroutier, le ballet de lucioles de tous ces quinquets automobiles qui s'allument timidement ... Il s'en dégage une sorte de lassitude, coule le miel invisible de tous ces quotidiens envoiturés sur fond d'alpes ou de jura. Et le flot diminue jusqu'à se tarir...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce sont mille vécus d'auteurs qui résonnent à notre esprit, que leur oeuvre nous soit connue ou non. Leurs mots ont traversé le papier, ont coulé hors des bibliothèques jusqu'à imbiber nos vies. "On" nous dit que c'est sale, "on" nous dit que c'est une pollution, "on" veut nous en laver. Il en reste toujours quelque chose, même après une bonne friction forcée ... Il en reste toujours assez pour inspirer la culture dite "populaire" et ouvrir des horizons là où le ciel est encore plus bas qu'un lundi matin d'hiver, six heures, stratus et crachin laborieux. Le verbe et sa mystique nous sauverons.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-50523544647499259?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/50523544647499259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=50523544647499259' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/50523544647499259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/50523544647499259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/11/de-la-lgert-du-tulle-et-dautres.html' title='De la légerté, du tulle et d&apos;autres blancheurs'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/R0Al2gAp5pI/AAAAAAAAAKw/h09YIhLK1uU/s72-c/tulle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8629509892453838594</id><published>2007-10-25T01:52:00.000+02:00</published><updated>2007-11-05T21:20:36.816+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tabou et liberté d&apos;expression'/><title type='text'>La plage en novembre</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Ryz-jyO-LnI/AAAAAAAAAKY/1jJDjwg1UzQ/s1600-h/dimanche+apr%C3%A8s-midi.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128753966401597042" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Ryz-jyO-LnI/AAAAAAAAAKY/1jJDjwg1UzQ/s320/dimanche+apr%C3%A8s-midi.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il faut passer au-dessus de ce léger sentiment de captation, temps volé, contrainte et autre, sans oublier la politesse des formules impersonnelles, à peine péremptoire, lisse, un peu froide ... Reprendre les si bonnes habitudes de la confidence inopinée, du mot - oups - de trop, j'en ai bien le droit, je suis un auteur ! &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'écriture n'est pas qu'un viatique administré à l'âme crevant de souvenirs; elle est un geste leste comme un coup de rein, calculée et innée comme le bond d'un félidé, savoureuse et délassante comme un bâillement. Je l'associe à ma "pérégrinite" chronique qui, lorsque je n'ai pas visité telle ou telle ville, me projette des vues, des promenades, des situations données comme autant d'appels hypnotiques. Je ferai mieux de parler de fuite, d'une sorte de psychose qui me fait fuir "le pays" afin d'en supporter le séjour. Je peux cracher dans la soupe -surtout quand elle est plate - je suis un auteur, j'en ai le droit, voire le devoir. Je dois tendre ce fameux miroir à mes contemporains trop habitués à se mirer dans celui aux alouettes, un cadeau de la classe politique cantonale dévoyée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mon Dieu, ce blog, mon année jubilaire (dix ans de baptême catholique, cinq de confirmation), la reconnaissance officielle de mon travail (la bourse à l'écriture), le chantier de mon portail gay, le projet du parti de la Dignité, le mobing, mon affaire, mes presque six semaines à Berlin, les petites vexations que m'a imposées l'administration vaudoise, et je n'oublie pas C. ni des lectures fondamentales telle que celle du "Meilleur des mondes" de Aldous Huxley, ni mon élection à la présidence de l'Association Vaudoise des Écrivains. L'année pourrait s'arrêter demain, j'ai rempli 2007 au-delà de la mesure et la mue n'est pas terminée.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a une année de cela, je vivais dans le ralenti contemplatif d'une convalescence, les suites d'un burn-out, le collège de C. patelin vaudois où vécut Mme de S., nymphomane ennemie du peuple et fille d'un prévaricateur de l'Ancien Régime, tout le charme discret du délit d'initié qui vous permet de vous construire un château à léguer à sa littérateuse de fille. J'aurais dû me méfier et ne pas me compromettre dans ce village de peu de morale, berk. Qu'il est regrettable que Bonaparte n'ait pas réglé son sort à la grosse (la dame lettrée et nymphomane n'était à tout point de vue pas très fine). Ah, on va encore s'exclamer que j'ai un avis ! et oui, et de la jugeote aussi, assortie de suffisamment de répartie pour emporter le suffrage de mes élèves. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et parmi le flot de mes affaires diverses, entre les programmes d'histoire et de français, l'ordre du jour du prochain comité de l'AVE, les manuscrits, les contacts avec les éditeurs, et l'affection de C., je ne peux m'empêcher de penser à ma prochaine escapade barcelonaise. Respirer, oui, respirer avec cette note poignante mi-larme, mi-sang dans les narines, le vrai parfum de l'émotion, le mélange détonnant de l'ailleurs, du souvenir, de la commémoration et de la liberté pour une quarantaine d'heures, un week-end que je ne perdrai pas à Lausanne.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8629509892453838594?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8629509892453838594/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8629509892453838594' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8629509892453838594'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8629509892453838594'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/10/la-plage-en-novembre.html' title='La plage en novembre'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Ryz-jyO-LnI/AAAAAAAAAKY/1jJDjwg1UzQ/s72-c/dimanche+apr%C3%A8s-midi.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6916386073539985685</id><published>2007-10-08T01:54:00.000+02:00</published><updated>2007-10-08T02:58:16.392+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Liberté et - pourquoi pas - patrie'/><title type='text'>En bonne voie</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RwmAgrjqcII/AAAAAAAAAJI/umpT5NWuJ4g/s1600-h/chemin2_thumbnail.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118763750419755138" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RwmAgrjqcII/AAAAAAAAAJI/umpT5NWuJ4g/s320/chemin2_thumbnail.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'en avais presque oublié le chemin ... Il faut dire que j'ai passé une semaine chez Ch., dans son charmant rez-de-chaussée un peu frais mais tranquille, une semaine libéré de mes chaînes internautiques, du téléphone et du brouhaha télévisuel. Il y avait le silence de la nuit, le tambourinement de la pluie sur le feuillage des arbres de la cour, Chopin, Saint-Saens, Rameau et David Foenkinos, un jeune auteur divertissant qui, avec "Le Potentiel érotique de ma femme", a commis une sorte de double inversé au terrible "Mars" de Fritz Zorn. J'avais emmené ce second dans mon périple, de la prospection professionnelle en terre germanique, retrouver un peu de cette culture subtile, carrée et réconfortante pour une semaine de paix, une manière de renouer avec mon séjour estival de près de six semaines ... La prospection est tombée - un peu - à plat; au lendemain de mon arrivée, un établissement scolaire lausannois me téléphonait pour me confirmer un remplacement de longue durée, français et histoire, avec des classes en voie baccalauréat.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'en avais presque oublié le chemin, ce blog, mon intimité avec mes lecteurs, même les plus mal-intentionnés, de ceux qui, au hasard, me lisent depuis le petit village vaudois de C., où vécut Mme de S. Ils sont mes contempteurs, pour dire plus exactement, mais le terme a trop de superbe, c'est faire trop d'honneur à ces miséreux de l'esprit, ces pauvrets "myope des yeux, myope du coeur, myope du cul" comme dirait Katia, le travello du "Père Noël est une ordure". J'ajouterai avec une pointe d'orgueil - pour la gouverne de ces braves gens - que mes pairs m'ont démocratiquement élu ce samedi à la présidence de l'Association Vaudoise des Ecrivains, une docte assemblée fondée, entre autres, par Ramuz, dont Pierre-Yves Lador, Jean-Michel Olivier et bien d'autres auteurs sont membres aujourd'hui. Il se trouve que le canton n'a pas encore totalement sombré dans la médiocrité évangélique ou l'extrémisme unifié démocratique et central. Il se trouve que je ne suis, Dieu merci, pas un homme de lettres perdu au milieu d'un désert social et que d'autres comptent sur mon énergie (et ma colère aussi) pour relever l'étendard de la liberté de penser, de vivre et d'être ...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'en avais presque oublié le chemin, la confession tardive, les petits rien sensibles que l'on a envie de faire partager. Je ne suis pas seul ce soir, il y a Cr. endormi à côté de moi ... Il ne se retourne même pas, la lumière de l'écran ne semble pas le déranger; c'est un garçon patient et délicat, parfois un peu sauvage qui ne se laisse pas démonter par les piles de livres qui encombrent le passage, les nombreux articles qui me retiennent derrière le clavier, l'évocation des projets, mes gérémiades contre truc pour sa prise de position, contre bidule qui ne donne pas suite au nom des éditions chose, contre machin qui depuis la forteresse de son administration n'a toujours pas obtempéré ... Je crois qu'il est amusé. En quelques semaines, sans grand discours, il m'est devenu le soutien le plus solide ... Il ne bronche même pas lorsque je m' "enfuis" ici ou là pour quelques jours; il s'arrange simplement pour passer me prendre à la gare à l'heure de mon retour.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6916386073539985685?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.a-v-e.ch/' title='En bonne voie'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6916386073539985685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6916386073539985685' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6916386073539985685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6916386073539985685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/10/en-bonne-voie.html' title='En bonne voie'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RwmAgrjqcII/AAAAAAAAAJI/umpT5NWuJ4g/s72-c/chemin2_thumbnail.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4741132519740450010</id><published>2007-09-25T02:03:00.000+02:00</published><updated>2007-09-25T02:25:11.667+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Pas plus de 25 ans</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RvhVEtb3bRI/AAAAAAAAAJA/UxTLu6uMe7w/s1600-h/4205.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5113930916283510034" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RvhVEtb3bRI/AAAAAAAAAJA/UxTLu6uMe7w/s320/4205.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Petite pluie comme au joli temps de l'innocence internautique, quand il ne fallait pas traîner truc, chose et machin, et machin-chose de l'autre côté de l'écran. Ni mieux ni pire, tout est juste différent à part le délicieux bruit des pneumatiques d'une voiture solitaire dans la rue ... A tout bien considérer, je suis un indécrottable passéiste. C'est ainsi que je retourne aux "bonnes vieilles" séries allemandes parce qu'elles me racontent une logique, un monde disparu; le crime y a toujours quelque chose de noble, si loin, bien loin de la mauvaise compagnie des mois passés. Les impers, par exemple, dans ces séries, ont un je ne sais quoi de fabuleux, on dirait des capotes militaires rendues à la vie civile et tout empesées des horreurs de la guerre. Cette fameuse, la seconde, il a tant fallu batailler pour la faire un peu oublier et aujourd'hui elle est une sorte d'anecdote bravache, un temps béni où on faisait "bien"; on vient de réhabiliter Staline ...&lt;br /&gt;J'entends le temps, je l'entends s'égrener, s'égoutter, glisser ... J'entends son échos ancien, les veillées, la littérature, la bonne télévision et j'ai vingt-cinq ans. Comme les non-héros de mon autofiction, j'ai vingt-cinq ans, je les aurais toujours, trente-deux peut-être d'ici quinze ans. Ce n'est pas moi qui le dit, ce sont mes jeunes amants de vingt ans, ça les rassure et ça me flatte ! C. n'est pas plus âgée, l'air de Berlin conserve, le feu de la bataille et les confidences nocturnes, la gourmandise, la mignardise, l'aimable confiserie dispensée avec grande parcimonie sur les conseils de mon éditeur, de mon agent, de mon délégué syndical et de quelques autres. Il paraît qu'à vingt-cinq ans, on a mieux à faire : jouer à Thomas Mann par exemple ou promener le Greg, le vieux cocker de Cr., un animal agréable, obéissant qui aime se rouler sur la carpette devant le lit avec contentement. Je ne regrette pas même que le Greg ne soit pas un grand caniche (le chien du grand Thomas lorsqu'il vivait en Californie). A vingt-cinq ans, on commence à se choisir un état - c'est fait - et on entre en relation avec les bonnes personnes - c'est aussi fait.&lt;br /&gt;Je n'ai pas vu filer 2007, une saison inégale, un rien tourmentée avec de belles éclaircies. Il faudra que je retourne voir la mer en novembre et que je garnisse un arbre pour Noël, quoiqu'il arrive, parce que dans mon monde, on aime la Méditerranée hors saison et les fêtes de famille à connotation religieuse. Parmi les gens de bonne compagnie, on laisse passer le populisme, la vulgarité, l'irréligion et quelques autres vices des gens dits de pouvoir. Quand on a vingt-cinq, on regarde avec pitié ces jeunes vieux s'agiter mais on a déjà suffisamment de bon sens et encore assez de hargne pour ne pas tomber dans une indifférence molle et charitable. Les jeunes vieux et les vieux vieux disent que cela passera avec l'âge mais cela fait déjà plus de douze ans qu'ils déchantent.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4741132519740450010?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4741132519740450010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4741132519740450010' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4741132519740450010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4741132519740450010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/09/pas-plus-de-25-ans.html' title='Pas plus de 25 ans'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RvhVEtb3bRI/AAAAAAAAAJA/UxTLu6uMe7w/s72-c/4205.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4659158113329919198</id><published>2007-09-09T00:34:00.000+02:00</published><updated>2007-09-09T02:36:30.514+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='L&apos;homophobie est un délit'/><title type='text'>Samedi soir</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RuM9u83k0AI/AAAAAAAAAIo/vJAnp-0ZN6g/s1600-h/Henri+Guisan.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5107994279190777858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RuM9u83k0AI/AAAAAAAAAIo/vJAnp-0ZN6g/s320/Henri+Guisan.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'observe les murs jaunis, renversé sur le lit, les objets, le satin fatigué du fauteuil, les tableaux aux murs comme si je les découvrais... Il suffirait de choisir ? Rien ne vaut le silence, à peine traversé par le battement d'une horloge, tout le familier charmant, les menus détails qui témoignent si bien de l'intimité. Je ne parle pas de ce genre papier-glacé-catologue-Ikéa-Maison&amp;Jardin-Elle-Déco-pouffe-pédé-mode. Je pense à l'appartement de ma grand-mère, le mien y ressemble : deux pièces, des rituels domestiques et parfois un murmure ou le coup de fil à un proche. Il y a cette normalité assoupie, la douceur du temps accumulé.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je reviens de la réunion du comité des Archives Gaies de Suisse. N'en déplaise aux culs pincés et à l'hypocrisie homophobe, dans ce pays on honore et respecte aussi la culture gay. On étudie même, décortique et met à jour les mécanismes de domination morale petit-bourgeois à travers les études de genre. Il ne s'agit pas de choisir entre "gayland" et l'appartement de grand-maman ... Des forces réactionnaires et irrationnelles sont à l'oeuvre, aussi verbeux que l'expression puisse paraître. Nous (je+communauté gay+autres minorités) ne pourrons pas faire l'économie d'un combat ... d'une lutte d'opinion, il va sans dire. Alors que j'écris ces lignes, je me souviens d'un certain sourire satisfait, mauvaise denture, vieille face chiffonnée, un très léger défaut de prononciation, des cheveux un peu trop rares et ce mauvais rinçage des salons de coiffure de province qui moire de mauve les cheveux gris. L'animal se reconnaîtra s'il me lit. Il fera mine de ne pas comprendre, prendra pour lui-même des airs faussement désolés et ne pourra s'empêcher de rester confusément inquiété.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il a raison d'être inquiet car, "Monsieur, là où votre nom finit, le mien commence !" dixit Voltaire. Il y aura toujours des carrelages à damiers familiers et rassurants dans de discrètes entrées de service, il y aura toujours la puissance disproportionnée de la musique de Wagner mais pas de répit pour les pense-menus réactionnaires. Accessoirement, j'ai appris que ce pauvre Henri Guisan, notre général, était l'otage de son état major. Ce n'était apparemment qu'une pauvre coquille vide souffrant de Parkinson, nommé au commandement suprême en raison même de sa vulnérabilité. Faudrait-il y voir une généralité ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4659158113329919198?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.schwulenarchiv.ch/' title='Samedi soir'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4659158113329919198/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4659158113329919198' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4659158113329919198'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4659158113329919198'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/09/samedi-soir.html' title='Samedi soir'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RuM9u83k0AI/AAAAAAAAAIo/vJAnp-0ZN6g/s72-c/Henri+Guisan.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8211476234514042376</id><published>2007-09-02T20:29:00.000+02:00</published><updated>2007-10-08T03:02:52.447+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Les oubliés, les disparus et les autres</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rts9pM3kz_I/AAAAAAAAAIg/R9PuuGiWyaA/s1600-h/blick_von_der_warschauer_bruecke.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5105742380592844786" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rts9pM3kz_I/AAAAAAAAAIg/R9PuuGiWyaA/s320/blick_von_der_warschauer_bruecke.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une fois de plus, je reste subjugué par le ciel immense qui se déploie depuis mes fenêtres, de ce couchant qui n'en finit pas, de la moire du lac, de l'embrasement des crêtes du Jura, l'ouest vers lequel file immanquablement le jour. Il y a peu, je parlais de la vue que l'on a depuis le pont Chauderon, ce fameux couchant, le même dégagement, le même feu, la même fascination que sur le "Warschauer Brücke". Je poursuivis le parallèle et, puisque l'angle de vue est le même, à la même heure, Berlin se trouve dans cette direction et j'indiquai l'ouest ... P. se mit à rire, en corrigeant que Berlin se trouvait de l'autre côté... Depuis le pont Chauderon, je ne regarde pas Berlin, Berlin m'observe, c'est un révolution copernicienne. En quoi le théâtre de la vie lausannoise pourrait intéresser Berlin ... ma Berlin, que mon dernier séjour me manque. Je viens de recevoir un courriel de C., elle me l'aura envoyé depuis l'internet café Treffpunkt 6, sur la Weitlingstrasse. J'ai l'impression qu'il s'est passé trois mois déjà ...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les "grandes manoeuvres" m'ennuient, la mise au point de stratégies, les tractations discrètes voire mêmes secrètes me laissent interdit et abasourdi. Il y a aussi la gestion du portail, le média internet gay leader en terre romande et ... Eric de Montmollin, connaissez-vous cet auteur ? Il fête cette année ses cent ans. Il écrivit sur la Chine, il y vécut, y enseigna. Cet homme, comme le disait un peu pompeusement l'un de mes camarades du comité, " ... a donné plus de quarante ans de sa vie à l'association vaudoise des écrivains", il en tint la présidence et je n'avais jamais entendu son nom, ni lu une ligne de son oeuvre, je vais pallier à ce manque demain, j'irai travailler un peu au Palais de Rumine, la salle de lecture et les quotidiens internationaux sur la galerie de gauche.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cr. est endormi sur le canapé du séjour, derrière moi, je travaille installé au secrétaire. Je viens de mettre de l'ordre dans les fichiers photographiques : Bernau, Rostock, Berlin, l'appartement de J. à Berlin, Lichtenberg et tout ce que je pus faire durant mon séjour. Tant de riens, les promenades, le temps qui passait, Chopin dans la grande salle chez C., la lecture de Walser (un autre oublié), "Die Geschwister Tanner" fut du reste écrit à Berlin ... Je pourrais partir demain, retrouver ces ombres plutôt que me laisser disperser par la médiocre agitation de la "scène lausannoise".&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8211476234514042376?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://dbserv1-bcu.unil.ch/dbbcu/persovd/auteurvd.php?Code=&amp;Num=1881' title='Les oubliés, les disparus et les autres'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8211476234514042376/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8211476234514042376' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8211476234514042376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8211476234514042376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/09/les-oublis-les-disparus-et-les-autres.html' title='Les oubliés, les disparus et les autres'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rts9pM3kz_I/AAAAAAAAAIg/R9PuuGiWyaA/s72-c/blick_von_der_warschauer_bruecke.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6314079426441496730</id><published>2007-08-25T02:14:00.000+02:00</published><updated>2007-08-27T12:30:08.222+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='regrets éternels'/><title type='text'>Graffiti</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RtKlrs3kz2I/AAAAAAAAAHU/AMchXXnvRXE/s1600-h/etendage.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5103323497961410402" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RtKlrs3kz2I/AAAAAAAAAHU/AMchXXnvRXE/s400/etendage.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;A l'époque quand les femmes portaient du rouge-à-lèvres trop rouge et trop parfumé, il y avait des p'tits marlous rockers avec des écharpes écossaises autour du cou. On ne savait pas encore la suite, on ne connaissait rien d'un certain cancer de la prostate. Les après-midis finissaient dans le chocolat froid, des couchers automnaux infinis et des certitudes tout aussi confuses que les lendemains. Des murs et des rideaux sont tombés, la perfide Maggie en a fait la gueule et l'amour se trouvait au coin de la jungle, après la voie du chariot.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encore ... et toujours vingt ans, parce que le chiffre est rond et qu'il n'y avait, &lt;em&gt;encore,&lt;/em&gt; pas de disparus. La vie était plus facile à porter; on courait à travers avec l'aisance d'un chien fou et l'avenir comme un vaste salon, profonde moquette beige, TGV, Paris, Catherine et Jean-Paul. Victoires et galeries Vivienne ! Pour Catherine, il faut dire Catheriiiine en se pâmant à demi. Depuis, on a bien été trompé. Le confort des colonies, les soirées de juillet et la revue de minuit sont passés au passé. Les Champs by night, le bras royal sur la portière arrière, glace baissée, l'après était encore digne de l'avant sur les flans du vallon.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis indéniablement un homme du siècle passé mais d'un siècle qui croyait en l'avenir. Je garde donc une longueur d'avance ... Il serait si facile de sombrer dans le geignard. Il ne faut pas cesser de croire à l'arrivée de calmes héros qui, mine de rien, viendront sauver une certaine idée de l'avenir, de la société, de la démocratie dans le parfum léger de l'adoucissant, un peu de circulation, sur fond de clochers sonnant midi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6314079426441496730?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6314079426441496730/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6314079426441496730' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6314079426441496730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6314079426441496730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/08/graffiti.html' title='Graffiti'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RtKlrs3kz2I/AAAAAAAAAHU/AMchXXnvRXE/s72-c/etendage.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3014303539777729481</id><published>2007-08-22T12:11:00.000+02:00</published><updated>2007-08-22T14:27:44.221+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tabou et liberté d&apos;expression'/><title type='text'>Travail de bureau</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rswra83kz0I/AAAAAAAAAHE/_3JsMjNhfew/s1600-h/hodler1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5101500219919748930" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rswra83kz0I/AAAAAAAAAHE/_3JsMjNhfew/s320/hodler1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Au risque de tout perdre, je préfère rédiger mes messages directement en ligne, en mode brouillon soit, mais à la merci du premier couac electrico-informatico-internautique; la communication serait coupée et le texte perdu ! Je n'ai jamais eu peur de ce genre de "risques", cela fait partie du métier ... L'autre soir, j'ai pris un verre avec P.M., mon éditeur. Il me disait avec satisfaction "être devenu" un auteur à part entière : il a récemment reçu des insultes (anonymes, il va sans dire). Il a pensé à moi, à mes pauvres contempteurs, et aux autorités dont je dépendais, qui "se mordaient la queue" en quelque sorte; la même administration capable d'un côté de reconnaître mon travail et, de l'autre, de m'en faire grief ! Fabuleux, soviétique, kafkaïen, walsérien, helvétique, très vaudois !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Dieu que je connais cette terre, et trop bien ... Je la voudrais un rien plus surprenante, je me dis paresseusement qu'il adviendra forcément quelque chose, qu'un Bonaparte local se lèvera et je le suivrai, ou une vraie cause, un projet fou et fantastique, un rien inutile et très subtil à la fois; on viendrait alors me demander d'y participer, forcément ... Rien. Et toujours ce panorama à la Hodler, le lac, les nuages ineffables, le bruit de la ville, le vent sur la campagne, jusqu'au donjon du château de Vufflens que j'aperçois sans peine à l'oeil nu au-dessus de Morges, depuis mon phalanstère d'une avenue éponyme. Je pourrai laisser filer la journée depuis mon lit, "mon vrai bureau", de la sorte. Entre les plateaux, les livres, les notes, l'ordinateur ... Une vie, ça se dirige souverainement depuis ses appartements privés, sa couche. Tout le reste tient de la parade. Ou de la campagne militaire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je mets un point d'honneur à cultiver cette "paresse" de surface et réponds ostensiblement "rien" à la question " ... que fais-tu dans la vie ?". En général, cette demande n'est que rhétorique, une vague amorce au cours d'un échange de drague. A ce rien, je fais suivre quelques propos prompts à initier un rapprochement physique avec le questionneur, propos que la décence (et la pudibonderie d'un lectorat non averti) m'interdit de reproduire ici. Je peux juste vous confirmer leur efficience puisque l'affaire se conclut "au bureau".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3014303539777729481?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://www.leblogart.com/2005/06/ferdinand_hodle.html' title='Travail de bureau'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3014303539777729481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3014303539777729481' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3014303539777729481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3014303539777729481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/08/travail-de-bureau.html' title='Travail de bureau'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rswra83kz0I/AAAAAAAAAHE/_3JsMjNhfew/s72-c/hodler1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8474468851818928495</id><published>2007-08-19T01:23:00.000+02:00</published><updated>2007-11-18T12:48:53.285+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Temps ordinaire</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RsjQws3kzzI/AAAAAAAAAG8/enqtIa83eII/s1600-h/lausanne_stjoseph_1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100556113093644082" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RsjQws3kzzI/AAAAAAAAAG8/enqtIa83eII/s320/lausanne_stjoseph_1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'aime plus Lausanne, vieille histoire faite de rendez-vous manqués et de malentendus ... Toutefois, je me suis découvert attaché au quartier de Prélaz, à la paroisse Saint-Joseph, à mon vieil appartement "de poupée". Le quartier n'a rien pour lui, un fouillis urbain délaissé, traversé par une route cantonale et un traffic mal maîtrisé. Pourtant, lorsque je porte les yeux sur le paysage de ma fenêtre, je vois ce tas de "baraques", de "clapiers" préfabriqués, de hangars surmontés d'un ciel de gloire, d'une fabuleuse perspective. Je ne veux plus de la beauté facile et dévoyée des "beaux quartiers", de ce chic banal ... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cela fait longtemps que je sais voir ce que la plupart ne remarque pas; je n'ai que peu de mérite ... Il s'agit d'une vertu propre aux minorités. Puis il faut passer outre, et l'autre, le tout autre, sans devenir pareil, devient un prolongement baroque de soi. Vous n'imaginez pas ma joie à retrouver le bâtiment "New Age" de la paroisse Saint-Joseph, et le curé, les bancs trop étroits et mes co-réligionnaires, les gens du quartier que je connais de vue, à force, à qui je donne parfois la communion. Un étrange sentiment de chez soi.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'était la première fois que je passais autant de temps à l'étranger, cinq semaines ... L'étranger ne veut plus rien dire. Finalment, on finit toujours par s'installer. Vingt fois, j'ai imaginé mon logement "lausannois" incendié, le bâtiment effondré, le quartier englouti, la ville disparue, même ... Puis je me disais que j'avais bien assez de moi-même pour reprendre racine, pour inventer sur la ruine passée quelque chose de neuf. Pour repartir et retrouver tous les riens qui peuvent m'enchanter ... un certain ton de la lumière ... le parfum à peine perceptible d'une floraison, la pleine jouissance d'un temps ordinaire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8474468851818928495?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='related' href='http://images.google.ch/imgres?imgurl=http://www.federation.ch/paroisses/img/lausanne_stjoseph_1.jpg&amp;imgrefurl=http://www.federation.ch/portail/modules.php%3Fname%3DContent%26pa%3Dshowpage%26pid%3D148&amp;h=388&amp;w=583&amp;sz=23&amp;hl=fr&amp;start=2&amp;tbnid=HiUdbqvS_4N' title='Temps ordinaire'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8474468851818928495/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8474468851818928495' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8474468851818928495'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8474468851818928495'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/08/temps-ordinaire.html' title='Temps ordinaire'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RsjQws3kzzI/AAAAAAAAAG8/enqtIa83eII/s72-c/lausanne_stjoseph_1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6836217462140322791</id><published>2007-08-17T03:44:00.000+02:00</published><updated>2007-08-17T03:54:45.127+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='berk'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='berk et berk'/><title type='text'>Ich bin wieder da !</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RsT_tc3kzyI/AAAAAAAAAG0/702eKCPnzXA/s1600-h/slip%2520uomo.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5099481834398732066" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RsT_tc3kzyI/AAAAAAAAAG0/702eKCPnzXA/s320/slip%2520uomo.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Rentrer à Lausanne comme on passe un slip de la veille ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6836217462140322791?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6836217462140322791/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6836217462140322791' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6836217462140322791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6836217462140322791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/08/ich-bin-wieder-da.html' title='Ich bin wieder da !'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RsT_tc3kzyI/AAAAAAAAAG0/702eKCPnzXA/s72-c/slip%2520uomo.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5899229827368779422</id><published>2007-07-31T14:47:00.000+02:00</published><updated>2007-07-31T14:56:07.207+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Tant pis</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rq8w-CpOZwI/AAAAAAAAAGs/ocp1W-u6P9I/s1600-h/Angel_20070311_110319_bigintro.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093343545999124226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 336px; CURSOR: hand; HEIGHT: 82px; TEXT-ALIGN: center" height="87" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rq8w-CpOZwI/AAAAAAAAAGs/ocp1W-u6P9I/s320/Angel_20070311_110319_bigintro.jpg" width="329" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tant pis, tant pis pour les mensonges lénifiants, pour le fourvoiement, pour le réagencement, tant pis et tant mieux si cela contribue à rebroder nos existences, leur donner le lustre, l’éclat, la richesse qu’elles méritent car nous sommes tous des étoiles, nous sommes tous des empereurs. J’ai même lu dans un album de photos, un livre d’art feuilleté à la librairie de la Hamburger Bahnhof (le musée d’art contemporain de Berlin), ai donc lu que nous étions tous des anges, selon le témoignage d’une jeune fille israélienne de 25 ans, brûlée aux 70% de la surface de sa peau. Elle porte une sorte de bustier couleur chair qui doit palier aux déficiences de son épiderme.&lt;br /&gt;Nous venons de rentrer de la séance « Mongay » au Kino International avec C. Elle est sous la douche, le temps de ce billet, avant que nous ne prenions le thé. Nous sommes allés voir Angel le dernier film de François Ozon, assez mal reçu par la critique qui ne comprenait pas … La critique ne comprend jamais, il faut tout lui expliquer, même lui dire ce que l’on doit trouver beau. Angel est romancière, elle l’a toujours été, elle a reçu ce talent … Elle ne lit pas, elle n’en a pas le temps ; elle a les goûts et les manières frustes des laborieux … Qu’importe, elle n’est pas critique, elle est l’autrice. Et, comme tous les gens de lettres, elle invente sa vie. Elle la tricote au fil de sa plume. C’est une vie kitsch et Ozon nous fait partager l’esthétique romanesque de son héroïne, le rêve qu’elle a fait de son propre destin. Alors qu’elle a juste rencontré son futur époux, un peintre du genre artiste maudit, il lui jette à brûle-pourpoint : « Je connais votre secret, vous ne dialoguez pas avec vos lecteurs mais vous vous racontez une histoire ! » Et l’histoire finira mal bien, je veux dire avec le tragique qui sied aux grandes destinées les lavant ainsi de tout soupçon de kitsch.&lt;br /&gt;Je repense au banal lénifiant des parents, des grands-parents évoqué dans le précédent billet. Ils n’étaient soit pas gens de lettres, ils n’ont pas su rêver leur talent assez fort. Ils y croyaient juste assez pour se persuader que le monde allait bien ainsi. Et il allait miraculeusement bien après deux guerres mondiales ! Il faut dire qu’on avait su convaincre le bon peuple que tout ce bonheur découlait de son obscur travail. Si, si, il s’acquittait fort bien de toute tâche subalterne. Et il n’aurait de toute façon pas eu le talent de faire autre chose, le bon peuple !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5899229827368779422?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5899229827368779422/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5899229827368779422' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5899229827368779422'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5899229827368779422'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/tant-pis.html' title='Tant pis'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rq8w-CpOZwI/AAAAAAAAAGs/ocp1W-u6P9I/s72-c/Angel_20070311_110319_bigintro.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6701415849447845445</id><published>2007-07-30T17:49:00.000+02:00</published><updated>2007-07-30T17:58:11.675+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>La relique</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rq4KPCpOZvI/AAAAAAAAAGk/PteAl9FUQh8/s1600-h/Jeux+de+20h.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5093019482126706418" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rq4KPCpOZvI/AAAAAAAAAGk/PteAl9FUQh8/s320/Jeux+de+20h.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:lucida grande;"&gt;J’aime particulièrement les riens qui font cette ville, quelque chose en deçà de l’anecdote, la simple réalité du métro par exemple, sa lenteur et certaines de ses lignes profondes chauffées comme une serre. Hier soir, cela tombait bien … Il pleuvait, un petit vent aigre refroidissait sévèrement les touristes mais pas les locaux, attachés à leur T-shirt comme à l’esprit libertaire qui flotte sur Berlin parce que, voyez-vous, sur le calendrier, il est écrit « été ». Je sortais d’une kneipe gay ; un établissement comme n’importe quelle autre kneipe, avec de la bière à flots, de la fumée, des rires gras et des manières un peu rustaudes mais version gay. On y voit de solides garçons travaillant certainement dans la construction ou la voirie s’embrassant à pleine bouche.&lt;br /&gt;Wittenbergplatz-Alexanderplatz en U2, vingt-cinq minutes de trajet, de la lecture et, pourquoi pas, de la musique. Je n’ai pas refait la programmation de mon lecteur numérique depuis mon arrivée à Berlin, je picore de ceci, de cela parmi les 120 titres stockés … Ce n’est là que du détail … Imaginez, je suis en train d’avancer dans la lecture des Enfants Tanner, du Walser, « un auteur contestataire » selon le mot d’un agent de l’appareil d’état auquel j’ai eu affaire il y a quelques mois de cela. Je rentre donc chez moi, chez C., mon adresse berlinoise. J’entame ma troisième semaine de séjour, je ne vais rentrer qu’à la mi-août, j’ai laissé un tas d’ennuyeux et leurs mauvaises raisons quelque part bien plus à l’ouest. Je travaille en ce moment aux mémoires de Frédéric-César de la Harpe. Et il y a les soirées, boîtes et bars ; et il y a F., il y a l’autre C., il y a P., des garçons charmants. Du détail encore …&lt;br /&gt;Imaginez déboulant au détour de tout cela Maître Cappellovici ! Qui se rappelle aujourd’hui encore des Jeux de 20H ? Oui, j’ai en stock un florilège de génériques de séries et émissions télévisées françaises. Quelque part à la hauteur de Hausvogteilplatz, je me suis retrouvé avec le souvenir de soirées d’enfance, de la lumière de la fin du jour, lumière rasse d’été, 1979 ou 1980, le salon familial, les fauteuils, le canapé de skaï blanc, profonds. Pendant que je regardais Les Jeux de 20H, à l’époque quand la France d’après 68 franchouillait gentiment, Berlin existait ; cette ligne de U existait, à moitié peut-être, ou l’une de ces lignes avec des stations fantômes. Il y avait des troupes françaises stationnées du côté de Spandau, je crois, des militaires et leur famille, avec peut-être d’autres petits garçons qui regardaient aussi Les Jeux de 20H, pour peu que l’on retransmettait à ces téléspectateurs un peu spéciaux les programmes de FR3. Il faudrait que je me renseigne. En ce temps-là, Berlin était coupée, mutilée, les gays au placard mais le monde allait, presque propre, presqu’en ordre, chacun dans sa petite boîte. Serions-nous arrivés à de nouveaux temps héroïques ? Faudra-t-il pamphlétiser puis prendre les armes ? Comment pourra-t-on jamais nous affranchir de toute cette touchante banalité, de cette logique bidon et douillette dans laquelle mes parents, mes grands-parents avaient endormi leur conscience, et je préfère ne pas parler du quarteron bourgeois néo-révolutionnaire des fils et filles de famille qui, après avoir fait un joli mois de mai, ce sont empressés d’en inventer une relique à placer au-dessus de la cheminée, répondre ainsi à leur logique atavique de classe. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6701415849447845445?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6701415849447845445/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6701415849447845445' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6701415849447845445'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6701415849447845445'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/la-relique.html' title='La relique'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rq4KPCpOZvI/AAAAAAAAAGk/PteAl9FUQh8/s72-c/Jeux+de+20h.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2184306745831298209</id><published>2007-07-27T20:37:00.000+02:00</published><updated>2007-08-20T01:28:02.663+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Témoigner des moindres choses'/><title type='text'>Le vide-poches</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqttxSpOZuI/AAAAAAAAAGc/wRaNIlbRxJ8/s1600-h/vide-poche.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5092284497258243810" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqttxSpOZuI/AAAAAAAAAGc/wRaNIlbRxJ8/s320/vide-poche.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec J., j’ai appris un certain nombre de raffinements pratiques, tel que le … vide-poche ! Ce genre d’objet de rien, catégorisé de la façon la plus vague, permet de rassembler et tenir nos miettes existentielles en un seul lieu, dans un espace ouvert et confiné à la fois, laissant le plan de nos existences le plus lisse possible. De plus, lorsque l’on cherche une chose ou l’autre, il suffit d’aller voir dans LE vide-poche : clefs, bijoux de pacotille, portable, listes, tickets et autres, et tout ce dont on a toujours besoin, de l’élastique au trombone, à de la menue monnaie, tout y tient !&lt;br /&gt;Ce matin, en sortant de chez F., ma première idée : trouver un vide-poche ! Hier déjà, au Karstadt de Charlottenbourg, j’ai soupesé tout ce qui, de près ou de loin, aurait pu en tenir lieu. Plats, assiettes, corbeilles, boîtes, coupes, cartons, tout je vous dis ! Le vide-poche navigue entre l’Arlésienne et le truc, tantôt ça n’existe pas, tantôt tout fait l’affaire ! J’ai finalement trouvé une coupe de laiton émaillée qui, comme le dirait ma mère, « fera la rue Michel », un objet d’occasion doublé d’une bonne action provenant du Tierheim Trödel, une brocante en faveur d’un foyer pour animaux abandonnés.&lt;br /&gt;Je pense ramener l’objet en Suisse, je le regarderai comme un trophée … Rien à voir avec F., le beau et jeune F., ce teint si clair, la souplesse d’un corps de 24 ans, une allure et des questions en mine de rien « Hast du viele Freunden in Lausanne ?» Je pourrais imaginer bien des choses pour ces yeux pervenche, pour cette douceur … Ma victoire se situe ailleurs … Et je n’en suis qu’au début. Je placerai le vide-poche dans l’entrée, sur le petit meuble à tiroir, y jeter négligemment mes clefs à chaque fois que je rentrerai.&lt;br /&gt;Chez Walser, il est question de menus détails domestiques, de pièces de vêtement, de la qualité du papier, de porte-plumes, de buvards et de taille-crayons et d’un peu de vaisselle. Je me souviens que, dans la description de la maison Mann, à Münich, tous ceux qui l’ont fréquentée parle d’un ours empaillé au bas de l’escalier, dans l’entrée, portant un plateau d’argent où déposer les cartes de visite. Guibert me semble jouir d’un vide-poche, Mauriac en pourvoit ses anti-héros bourgeois. Il y aura désormais dans mon autofiction un vide-poche, discret témoignage de ma victoire. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2184306745831298209?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2184306745831298209/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2184306745831298209' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2184306745831298209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2184306745831298209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/le-vide-poches.html' title='Le vide-poches'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqttxSpOZuI/AAAAAAAAAGc/wRaNIlbRxJ8/s72-c/vide-poche.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-7925095403873115251</id><published>2007-07-24T16:29:00.000+02:00</published><updated>2007-08-20T01:29:05.193+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le silence est d&apos;or ?'/><title type='text'>Mein Schatz</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqYOBCpOZtI/AAAAAAAAAGU/UmmgIqNON6I/s1600-h/800px-BVG_Bus_240_Berlin.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5090771839841363666" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqYOBCpOZtI/AAAAAAAAAGU/UmmgIqNON6I/s320/800px-BVG_Bus_240_Berlin.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’ai vu … j’ai vu des choses bien trop précieuses pour les livrer ici. Je vais les garder dans le secret momentané des chroniques berlinoises, je vais les garder pour moi, à moi, encore un peu, juste le temps d’en croire la mémoire de mes yeux, de me remémorer la saveur si rare de cet instant, de cette situation pourtant banale au demeurant ; pensez donc, une scène de bus ! Je regrette presque d’avoir tant fait de bruit autour de Berlin, de l’avoir galvaudée alors qu’elle est faite pour l’entre-deux somptueux de révélations entre gens introduits, je veux parler de la porte entrouverte sur un ailleurs à propos duquel les connaisseurs s’entendent … Ensuite viennent les considérations du vrai et du faux Berlin mais les quartiers à touristes noceurs, buveurs et vomisseurs de bière font partie de la réalité, du lyrisme de la ville. Tout cela n’a, toutefois, rien à voir avec mes précieuses chroniques … L’authenticité : du blabla d’hebdomadaire sans imagination au mieux, avec tests comparatifs de prix et deux ou trois choses tout aussi inintéressantes et pas même l’adresse de la kneippe où l’on sert la bière la moins chère. Tenez, je ne suis pas avare, ça, je vous le donne, Die Franken, un stübli en face du SO-36, en plein Kreutzberg.&lt;br /&gt;Ne pas en rester là … Imaginez ce qui, un roman de Walser à la main, dans le bus 240, au retour de Friedrischshain, a bien pu me frapper. Essayez de concevoir, avec ce que je porte, avec mes romans (pour ceux qui les auraient lus), ma situation, la politique allemande, les particularités berlinoises, le poids historique de la société wilhelminienne, de ses vestiges, essayez donc de concevoir le trésor qui m’a été confié. Ç’aurait presque pu être tiré des Enfants Tanner, ma lecture du moment.&lt;br /&gt;Je tiens mon motif, quelque chose de discret, de subtil. On pourra dire « mais oui, c’était le séjour, celui de six semaines avec l’histoire du bus », tout le reste en banal, une vraie vie avec des caddies que l’on remplit pour rien chez Kaufland, avec des meublés tout en Ikéa, avec la rencontre de F. et le courrier, et les affaires qu’un homme de lettres est toujours obligé de régler même à distance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-7925095403873115251?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/7925095403873115251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=7925095403873115251' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7925095403873115251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7925095403873115251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/mein-schatz.html' title='Mein Schatz'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqYOBCpOZtI/AAAAAAAAAGU/UmmgIqNON6I/s72-c/800px-BVG_Bus_240_Berlin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3081945091539662351</id><published>2007-07-20T14:02:00.000+02:00</published><updated>2007-07-20T14:16:11.680+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='solitude versus présence'/><title type='text'>Vol de nuit</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqCmJ7ZvoAI/AAAAAAAAAGM/2J-t29QDpuc/s1600-h/phal%C3%A8ne.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5089250268423364610" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqCmJ7ZvoAI/AAAAAAAAAGM/2J-t29QDpuc/s320/phal%C3%A8ne.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une phalène frappe le plafond, cherche sa place ; j’écoute l’épaisseur de la nuit. J’aime la posture de « l’homme de lettres », une façon très avantageuse de paraître – d’être – à soi-même. J’aime la musique économe de ces quelques phrases, le début du roman, de l’aventure, un départ immédiat pour des ailleurs séduisants voire mystérieux, pour l’univers paradoxal du récit (à la façon du sommeil paradoxal).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me trouve donc à mille lieues de mes débats clochemerlesques, de la vendetta molle des suppôts moscovites et de la lecture approximative d’un certain jeune publique forcé de s’enivrer le week-end, donner ainsi un rien de relief à sa courte vie et oublier les manipulations parentales. Et je les comprends tous, de bien braves gens, somme toute, pas vraiment homophobes ou racistes ; on va dire pusillanimes. Et je suis persuadé, on me jurera le contraire évidemment, qu’ils vont continuer de se mettre la tête à l’envers, s’interrogeant sur la question de la limite, du public, du privé, de l’image et toute cette sorte de choses pour bien une année encore, si ce n’est plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La phalène se rappelle à mon attention, quelque chose l’a tirée de son court repos. La pièce dans laquelle je dors est vaste, haute de plafond ; l’insecte ne va pas tarder à se poser … Parfois, il cherche une nouvelle route, traverse l’air avec effort et volonté, il doit être fatigué d’évoluer de-ci, de-là, il vient de se poser quand bien même la place ne lui plaît pas. Je me plais à peu près partout, je ne fatigue pas : je ne suis objectivement pas une phalène. Et les phalènes ne goûtent pas la poésie walserienne du rien, quelque chose du sublime du rien suisse, une petite touche … Les franges de l’abat-jour, le lampadaire à côté de mon lit par exemple, leur petit balancement parallèle lorsque je bouge un peu, le mouvement passe du matelas au sommier, aux pieds du canapé-lit, au parquet, à la canne du luminaire jusqu'à son abat-jour frangé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J. apprécie aussi ce genre de détail insignifiant. Berlin lui parle donc beaucoup, par la lumière, la qualité du sensible, la beauté des garçons. Je l’ai laissé dans son appartement, il est souffrant, il a pris froid, coup de grippe … Il n’est pas plus déçu « que ça » de la tournure de son séjour. Il explore l’éventualité de sa frustration et lit quelques pages de Paul Auster. Berlin offre une paix contemplative à ses habitants, soient-ils occasionnels … La phalène a encore changé de place, après l’arrière d’une rangée de livres, elle vient d’opter pour la rosace de plâtre, au centre du plafond. Je vais l’y laisser, je vais éteindre. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3081945091539662351?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3081945091539662351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3081945091539662351' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3081945091539662351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3081945091539662351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/vol-de-nuit.html' title='Vol de nuit'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RqCmJ7ZvoAI/AAAAAAAAAGM/2J-t29QDpuc/s72-c/phal%C3%A8ne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6724795659490411664</id><published>2007-07-16T17:23:00.000+02:00</published><updated>2007-07-16T17:32:53.888+02:00</updated><title type='text'>L'art et la manière</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RpuPjrZvn_I/AAAAAAAAAGE/qbFYPC_N5kQ/s1600-h/DSC00283.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5087818047154003954" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RpuPjrZvn_I/AAAAAAAAAGE/qbFYPC_N5kQ/s320/DSC00283.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Samedi, 14 juillet&lt;br /&gt;Il est question de manières … et d’habitude : je n’arrive pas à me glisser dans la peau d’un homme de lettres en vacances à la recherche de repos et de distraction. Je suis chez J., l’appartement qu’il a loué pour la semaine, Wilhelmstrasse, une bâtisse honeckerienne fin de règne, à peine ripolinée ; les apparatchiks étaient apparemment assez bien logés. L’intérieur est commode, presqu’élégant, de l’Ikea à peine fatigué et deux ou trois bonnes idées décos. En entrant dans la chambre, un peu auparavant, j’ai réalisé la vue étonnante, le monument aux victimes juives d’Europe, Potsdamerplatz … J’attends la venue de J. J’ai fait des courses, aéré, arrangé les rideaux, préparé un plateau, grignotage, il n’a encore rien mangé depuis ce matin. Il vient de m’appeler, il était dans le taxi, à peine sorti de Schönefeld.&lt;br /&gt;En vérité, je suis seul avec mon envie – ou non – d’écrire, produire une œuvre, tenir le blog, diriger un portail internet, faire carrière ? J’ai des vacances « impressionnistes », brefs instants, effleurement léger, l’aile du soupçon et, pourtant, il y a toute cette bonne vie à laquelle je m’adonne, le bien manger, le sensuel, la bonne compagnie, le repos, l’amabilité des gens que je rencontre dans mon séjour de Lichtenberg parce que, dans le Brandebourg, on est nettement plus aimable avec le client que par Lausanne ou Genève. Dans ces instants-là, je me reconnais pleinement et mille idées d’articles se bousculent, j’ai envie de me mettre immédiatement aux « Mémoires d’un Révolutionnaire », je pense à quelques lettres qu’il me faudrait écrire, des renseignements à prendre, puis l’enthousiasme retombe. Je m’assois à la cuisine, la jolie cuisine de C. avec son banc d’angle et des coussins à fleurettes sur fond grenat. Je me dis que je vais changer de profession, vendre des machines à laver, j’aime beaucoup l’électroménager. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6724795659490411664?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6724795659490411664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6724795659490411664' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6724795659490411664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6724795659490411664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/lart-et-la-manire.html' title='L&apos;art et la manière'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RpuPjrZvn_I/AAAAAAAAAGE/qbFYPC_N5kQ/s72-c/DSC00283.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-6860855809800996387</id><published>2007-07-13T14:52:00.000+02:00</published><updated>2007-07-13T15:28:08.392+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='appartenir aux &quot;siens&quot;'/><title type='text'>Zurück nach Berlin</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rpd9s7Zvn-I/AAAAAAAAAF8/dixWRJob-mI/s1600-h/tapisserie.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5086672514951651298" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rpd9s7Zvn-I/AAAAAAAAAF8/dixWRJob-mI/s320/tapisserie.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;De retour à Berlin … de retour et non « à nouveau ». Plane le souvenir de mon précédent séjour estival, j’étais en pleine rédaction de La Dignité. Impression que, depuis, les mots se sont éteints. Je logeais chez une artiste indépendante, une Suissesse, femme de talent et de caractère jouissant d’un appartement assez peu commode mais plein de charme. Il y a aussi l’appartement de la Weserstrasse qui me manque. La co-location était amusante, il y avait toujours quelques spécimens très berlinois qui traînaient dans la cuisine avec quelques cadavres de bière. Je ne sais toujours pas ce que je viens chercher en dehors de mon jeu de rôle littéraire dans cette ville ? De l’exotisme, du divertissement, des rencontres faciles, l’évidence de tous ces garçons … oublier la souillure d’une administration qui s’est plue à me vilipender, l’empoisonnement lent et certain de myriades de toutes petites choses. Mes chaussettes, par exemple, la série de sept paires portant sur le haut de la cheville le nom du jour adéquat. Elles me rappellent un quotidien répugnant, des transits ferroviaires à potron-minet, tout le sordide propre à la classe laborieuse qui devrait dire merci pour avoir le droit de gâcher ainsi son temps sous la houlette d’une hiérarchie inique …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve auprès de C. un peu de la vie que je menais à Morges chez mes parents, j’essaie de retrouver l’allant de cette époque aussi, qui était avant tout marquée par une francophilie parigote. A croire que tout Vaudois doté d’un peu de cervelle se devait de se préoccuper de la politique spectacle du grand voisin. Quelle blague ! Le gauchisme caviardesque a juste contaminé la classe dirigeante romande d’alors, nous précipitant dans des abîmes de médiocrité intellectuelle. Il n’est pas donné à tout élu de Jack-Languiser à qui mieux mieux. Cela requiert de l’aisance et du subtil talent de ne pas paraître y toucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’arrive pas à concevoir que ce lit que je connais si bien, cette couche où je repose près de soixante nuits par an se trouve quelque part du côté de Lichtenberg, Berlin … Je suis en passe de m’y endormir la tête pleine de cartes postales … Ne plus croire au voyage, à la belle saison, aux rencontres&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-6860855809800996387?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/6860855809800996387/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=6860855809800996387' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6860855809800996387'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/6860855809800996387'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/zurck-nach-berlin.html' title='Zurück nach Berlin'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rpd9s7Zvn-I/AAAAAAAAAF8/dixWRJob-mI/s72-c/tapisserie.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-7953263913215621565</id><published>2007-07-04T23:53:00.000+02:00</published><updated>2007-07-05T00:21:14.295+02:00</updated><title type='text'>4 juillet, 12°</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RowdTyzuvyI/AAAAAAAAAF0/lfNzDYNprho/s1600-h/christina_aguilera_sensual.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5083470305287913250" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RowdTyzuvyI/AAAAAAAAAF0/lfNzDYNprho/s320/christina_aguilera_sensual.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le ciel n’est qu’acier et vapeurs romantiques, il pleut sur la ville une fatigue si ancienne, à la fois confortable et aigre … Fatigué comme un vendredi soir, envie de s’accouder à la fenêtre, un instant, rien qu’un instant, boire la noble désolation du panorama, une promesse sans désirer pour autant le soleil … Je songe au grand désordre, au fracas de l’été passé, Weltmasterschaft et canicule, la ville entière livrée à une stupide bacchanale.&lt;br /&gt;Petite musique, tambourinement discret, liquide, gouttelettes invisibles et parfois le passage mouillé d’une voiture anonyme. Envie de s’assoupir dans l’attente d’un été impossible, d’une gloire si brillante qu’il nous faudrait bien un siècle de repos pour trouver la force de l’admirer. Je n’arrive pas à quitter la vue cataclysmique de ma fenêtre, des montagnes charbon et comme une colère spectaculaire prête à exploser et si seulement …&lt;br /&gt;A la salle de sport, au hasard d’une chaîne musicale, mcm, j’ai vu le clip de &lt;em&gt;Beautifull&lt;/em&gt; de Christina Aguilera, l’histoire du mal-être universel, les riens qui vous font vous prendre en horreur face à une norme verticale impossible. La chaîne avait pris la liberté de sous-titrer les paroles, belles et touchantes, de la chanson. Un vieux trav’, une anorexique, un adolescent rachitique … souffrir de soi parce que l’on arrive plus à habiter cette surface à laquelle on s’arrête.&lt;br /&gt;Envie de réécouter cette chanson. L’un de mes élèves m’avait donné l’adresse – fort commode – d’un site musical gratuit, une phonothèque géante en libre accès ; je n’ai pas perdu mon année ! Et après Christina, encore envie d’un détour par un titre de Danny Brillant, découverte de la délicatesse rêveuse de Danny Elfmann avant de retourner vers le faux vintage si plaisant de Brillant, ne me manque plus qu’un gin-fizz pour parfaire cette soirée un peu fraîche.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-7953263913215621565?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/7953263913215621565/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=7953263913215621565' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7953263913215621565'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7953263913215621565'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/4-juillet-12.html' title='4 juillet, 12°'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RowdTyzuvyI/AAAAAAAAAF0/lfNzDYNprho/s72-c/christina_aguilera_sensual.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-8124765614131101905</id><published>2007-07-01T23:00:00.000+02:00</published><updated>2007-07-02T01:51:55.471+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Témoigner des moindres choses'/><title type='text'>Les mots de rien</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rog8zCzuvwI/AAAAAAAAAFk/tQFZDZlfAC4/s1600-h/carte+symbolique.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082379027112443650" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rog8zCzuvwI/AAAAAAAAAFk/tQFZDZlfAC4/s320/carte+symbolique.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne pas se laisser déborder par ... le contingent, les fausses urgences, les fausses priorités quoiqu'il puisse en coûter à l'homme de lettres. Dans cette étrange profession, vivre est un impératif, et vivre aux limites de son milieu, de la logique, de la cité, du monde dit "civilisé" ... Jamais l'on n'a vu une carte géographique blanche sur son pourtour. L'auteur doit, sans cesse, élargir son territoire, se rendre aux limites de celui-ci afin d'en témoigner. Inventer ces limites tiendrait de la broderie, de l'occupation pour dame désoeuvrée l'après-midi ...&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne crois donc pas au roman, genre bâtard et inutile, coquille vide, effet de manche littéraire. La fable ou la parabole mais jamais, au grand jamais, la pauvre invention d'histoires abracadabrantes, de ces fariboles un peu historiques ou culturelles. Je m'engage, avec &lt;em&gt;Les Mémoires d'un révolutionnaire, &lt;/em&gt;sur la sente étroite d'un jeu avec mes propres interdits littéraires. Il n'est pas questions d'un récit édifiant pour adolescent de bonne famille mais de rendre la parole à Laharpe, un homme trop poli peut-être, un héros qui n'a pas voulu charger ses compatriotes ... C'est une leçon dictée par la mauvaise humeur, c'est aussi le récit d'un amour déçu, d'une rencontre ratée.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hier soir, sur Arte, j'ai entendu parler d'une auteur de BD (&lt;em&gt;autrice&lt;/em&gt; ? &lt;em&gt;auteure&lt;/em&gt; ? &lt;em&gt;auteuse&lt;/em&gt; ? je vote, sans malice, pour &lt;em&gt;autrice) &lt;/em&gt;d'une autrice, donc, qui ne peut rien dessiner si elle n'a pas vécu la scène. L'autofiction vient donc d'aborder une nouvelle terre. En filigranne, le charme du banal, dessiner le quotidien avant qu'il ne passe. Rendre la poésie des jours comme la séduction des mots de rien, les seuls capables de laver l'outrage de ... l'outrage, ce n'est plus le temps de la polémique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-8124765614131101905?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/8124765614131101905/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=8124765614131101905' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8124765614131101905'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/8124765614131101905'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/07/les-mots-de-rien.html' title='Les mots de rien'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rog8zCzuvwI/AAAAAAAAAFk/tQFZDZlfAC4/s72-c/carte+symbolique.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-7493595606698946522</id><published>2007-06-24T22:46:00.000+02:00</published><updated>2007-06-25T00:23:51.798+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='solitude versus présence'/><title type='text'>Le corps du texte</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rn7u7YtiVbI/AAAAAAAAAFc/cos4svCuEno/s1600-h/HOSTIE.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079760133733635506" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rn7u7YtiVbI/AAAAAAAAAFc/cos4svCuEno/s320/HOSTIE.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Aujourd'hui encore, j'ai donné la Communion, à la messe : présenter l'hostie à mes coreligionnaires, "Le corps du Christ", avec ce geste si particulier à la fois d'exposition et d'offrande. Je suis touché par l'honneur que me fait le curé en me demandant d'assister la communauté de la sorte. Pourtant, il n'ignore rien de ma vie ... Il peut l'imaginer. Il m'en trouve digne. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai aussi travaillé à la correction et à la relecture de &lt;em&gt;La Dignité&lt;/em&gt;, quelle horrible chose ... Jamais je ne me suis senti plus seul qu'en présence de cet essai égocentrique et geignard, de cette affreuse peinture qui, pourtant, tombe si juste à propos de ma vie, de Lausanne, et de l'état de déréliction de la culture ambiante. Je voulais écrire "occidentale" plutôt qu' "ambiante" mais le jugement est trop solennel, trop lourd : je ne suis pas un mandarin. Je ne vais pas imposer mes intuitions de façon verticale et péremptoire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Avec &lt;em&gt;La Dignité&lt;/em&gt;, je présente une anti-communion à mes "coreligionnaires", on aurait beau la tremper dans quelques litres de vin de messe que ça ne ferait pas descendre le morceau. Je ne renie toutefois pas ce texte, je vais l'assumer, je lui reconnais des qualités en dépit de tout et je ne suis pas du genre à (me) cacher la vérité. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-7493595606698946522?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/7493595606698946522/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=7493595606698946522' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7493595606698946522'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/7493595606698946522'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/06/le-corps-du-texte.html' title='Le corps du texte'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rn7u7YtiVbI/AAAAAAAAAFc/cos4svCuEno/s72-c/HOSTIE.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-2790352912271115920</id><published>2007-06-23T22:42:00.001+02:00</published><updated>2007-07-05T00:10:02.142+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Témoigner des moindres choses'/><title type='text'>Le crépuscule d'une reine</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rn2eC4tiVaI/AAAAAAAAAFU/BanB1TVFv50/s1600-h/marie21a.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5079389727164093858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rn2eC4tiVaI/AAAAAAAAAFU/BanB1TVFv50/s320/marie21a.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'ai observé le jour glisser depuis le balcon, le vaste panorama, la splendeur toujours égale et renouvelée du lac, le Jura, le ciel, immense, les Alpes voisines ... Intacts, inchangés, à croire que rien ne pourrait toucher tant de perfection. J'oublie parfois et trop souvent la magnificence qui s'offre à ma fenêtre, tant de délicate mélancolie à chaque crépuscule. Cela donne envie d'oublier discordes, discutailleries et toute implication sociale, laisser aller les choses sur la pente de leur perte naturelle, comme l'intuition d'une faillite à venir et de combats politiques ... de croisades politiques à mener mais pas ce soir, pas encore ... pas encore. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je sais ne pas être un "homme de lettres" très classiques dans ses sources d'inspiration ni de par son milieu d'origine. J'ai grandi à côté d'un téléviseur allumé et ne me départirai jamais de mon affection pour "la petite lucarne", pour ma boîte à rêves, à débats, à récits. Je sors d'un documentaire historique, une vie de Marie-Antoinette, l'une des figures de ma mythologie personnelle. Grâce et tragédie, et cet orgueil insensé qui seyait tant à la fille des Césars. Etrange que je me glisse dans la peau de Laharpe, du "Jacobin" comme disait ses contempteurs, afin d'écrire ses mémoires. Pourtant mon attachement à Frédéric-César est sincère. J'aurais voulu être soit Marie-Antoinette soit Frédéric-César : du coeur et du caractère, et une forme de courage insensé ... Peut-être une certaine légèreté vis-à-vis des contraintes de la réalité dans laquelle ils vivaient.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il y a bien des débats qui éveillent mon intérêt, ma curiosité ... J'ai failli écrire un billet l'autre soir, après avoir vu la dernière de la saison de "Ce soir ou jamais", un plateau mi-culturel, mi-politique, des échanges de bons niveaux, de la conviction, de l'opinion et du panache, celui de l'intelligentsia parichienne qui sait si bien faire le beau devant la caméra. J'ai aimé voir Jean-Jacques Beineix mettre en boîte Frédéric Mitterrand pour son gauchisme caviar, pour ses chaussettes rouges et son égocentrisme ... Je n'ai pas écrit le billet; les entrelacs des développements évoqués s'étaient défaits dans mon souvenir et ne restait plus que le long ruban plat d'une certitude plus qu'évidente : nous sommes sortis de la guerre froide ! Mais cela avait plus de force parmi le feu des échanges. Je ne peux m'empêcher de glisser un mot quant à la germanophobie de la Pologne des jumeaux Kaczynski, une paire d'homophobes racistes et rétrogrades; je les soupçonne d'être d'une inculture crasse par-dessus le marché. L'Allemagne du XXIème siècle aurait beaucoup à leur apprendre en matière de démocratie et de respect des différences.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;A présent que la hargne, le dépit et la colère sont passés, que je ne me sens plus dans l'obligation de "me justifier", je veux dire par là de faire de la pédagogie quant à ma démarche, je n'ai envie d'écrire que des billets sur le coucher du soleil et la musique baroque, sur la richesse de l'univers sensible qui nous entoure ... Rien que de l'inutile ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-2790352912271115920?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/2790352912271115920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=2790352912271115920' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2790352912271115920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/2790352912271115920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/06/le-crpuscule-dune-reine.html' title='Le crépuscule d&apos;une reine'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rn2eC4tiVaI/AAAAAAAAAFU/BanB1TVFv50/s72-c/marie21a.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3863637164959465299</id><published>2007-06-20T16:37:00.000+02:00</published><updated>2007-06-20T16:48:01.541+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='journal littéraire en ligne'/><title type='text'>Le rideau jaune</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rnk8CYtiVZI/AAAAAAAAAFM/hWTVmc24A-o/s1600-h/DSC00256.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078156066527794578" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" height="207" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rnk8CYtiVZI/AAAAAAAAAFM/hWTVmc24A-o/s320/DSC00256.JPG" width="285" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une lumière méditerranéenne, ondulation et le rai fulgurant du reflet solaire sur l’extrême rebord du cadre de la fenêtre : invitation au voyage … ou miette lyrique, fragment de ce qui a été beau, infime partie d’un tout perdu, dépiécé, que seule la littérature – selon une méthode guiberto-proustienne – est capable de rendre dans son idée première. Vous me suivez ?! Nous en revenons à l’autofiction, au chant intime, antiphoné en sourdine avant de se répandre en mélodies colorées, repeindre le scénario, dépasser l’adversité et les contingences crasses de la vie au milieu des bœufs … &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une lumière méditerranéenne, le simple appel de l’été, ondulation sur un rideau de vieille tulle jaune délavé et cette fulgurance, presqu’incongrue, à croire que le cadre écaillé de la fenêtre rayonne de l’intérieur, l’histoire des petites choses et toutes les mythologies qu’on y attache. A quatre ans, assis sur la banquette arrière de molesquine rouge de la 127 bleu marine de ma mère, j’étais persuadé que les glissières de sécurité, le long des autoroutes, étaient un effet d’optique issu de la vitesse-même. Ce ruban mouvant, rapide et continu ne pouvait pas être associé au concept de la rambarde inerte. Et quand on ralentissait, près des sorties, les glissières disparaissaient ; elles s’éteignaient d’un mouvement brusque et courbe vers le sol. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Retour sur ma triple référence guiberto-prousto-mannienne (Thomas, Klaus, Heinrich, Erika, Golo et Katia Pringsheim tout à la fois). Des auteurs gays (pour la tribu Mann, je ne retiens que le père et le fils), un rien Ancien Régime, un peu rigides dans leur système de valeurs bourgeoises, valeurs qu’ils n’ont jamais remises en cause du fait des milieux aisés dont ils étaient issus. Aisés et en voie de déroute, juste ce qu’il faut de laisser aller… Je cultive aussi la tentation walsérienne du lâcher prise, régresser, ne plus écrire, poser les plaques, et le goût du fragment cingriesque, comme un bref morceau de bravoure ouvragés de phrases précieuses et drôlatiques. J’espère parfois sur une fuite à la Borgeaud, entre Paris et la prise de l’habit – oui, une carrière ecclésiastique, je suis catholique croyant et j’ai même donné la Communion lors de la messe samedi passé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une lumière méditerranéenne, les rideaux du séjour, la simple expression de ma lecture du réelle, mon travail d’auteur à propos duquel personne ne poussera à la honte. Je l’ai compris hier soir, enfin, au fil de la lecture du journal en ligne de Jean-Louis Kuffer. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3863637164959465299?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3863637164959465299/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3863637164959465299' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3863637164959465299'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3863637164959465299'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/06/le-rideau-jaune.html' title='Le rideau jaune'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rnk8CYtiVZI/AAAAAAAAAFM/hWTVmc24A-o/s72-c/DSC00256.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4128626815548055197</id><published>2007-06-20T01:40:00.000+02:00</published><updated>2007-06-20T03:13:23.300+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='retour de flammes'/><title type='text'>Sans titre lausannois</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rnh-4YtiVYI/AAAAAAAAAFE/H_LUou28brU/s1600-h/Bel-Air.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077948087031453058" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rnh-4YtiVYI/AAAAAAAAAFE/H_LUou28brU/s320/Bel-Air.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ne croyez jamais un auteur, ne vous attachez pas aux ingrédients de sa cuisine : il n'y a que le geste qui compte, le mouvement ample et souple de la phrase qu'il délie au fil de sa pensée, dans l'intimité de ce lieu qu'il offre aux regards et qu'il dérobe à la compréhension d'autrui tour à tour. Je pourrais être à la cafétéria si chic du &lt;em&gt;Bon Génie,&lt;/em&gt; en plein après-midi ensoleillée, pas même dérangé par le souffle de la climatisation. Je pourrais être au café Schilling à Barcelone ou au Bério, à Berlin ... Je suis tout du moins dans le texte, je fais corps avec lui et lui insufle une vie propre, effet du talent. Vantard ? Non, conscient de ma valeur n'en déplaise aux vilains qui m'ont si mal lu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne croyez pas tous les mensonges que l'écriture exige, toutes ces contorsions permettant le rendu savoureux d'une banalité "aussi plate qu'un trottoir de rue sur lequel les idées communes défilaient dans leur habit de tous les jours." (&lt;em&gt;Madame Bovary&lt;/em&gt;, première partie, une description de Charles Bovary que je cite de mémoire) Je n'ai pas le courage de me lever rechercher l'une ou l'autre édition - dépenaillée - de ce roman; j'en ai plusieurs exemplaires en format de poche, employé chacun dans l'un ou l'autre des cours que j'ai pu donner sur Flaubert jusqu'à présent. Et si je vous racontais la touffeur de cette nuit lausannoise, cette moiteur dilatée qui pèse sur toute chose et gonfle nos membres, nous rend ivre et maladroit, vous ne pourriez que me croire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce soir, j'ai donc retrouvé cette Lausanne anciennement aimée, je l'ai retrouvée bruissante d'intrigues et d'ambition, de jeunesse et de séduction; comme une épouse qui orgueilleusement compte s'affirmer dans la réussite de l'époux. Belle et attentionnée tant que cela participe à son ascension, à l'ascension de celui à qui elle s'est donnée, donc à son ascension en retour. Elle se rappellera -même - la timidité de vos dix-huit ans, à l'époque quand vous ne saviez pas mentir, quand vous étiez tout entier dans la moindre virugule.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4128626815548055197?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4128626815548055197/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4128626815548055197' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4128626815548055197'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4128626815548055197'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/06/sans-titre-lausannois.html' title='Sans titre lausannois'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rnh-4YtiVYI/AAAAAAAAAFE/H_LUou28brU/s72-c/Bel-Air.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-1834013894934645486</id><published>2007-06-11T01:30:00.000+02:00</published><updated>2007-06-11T21:52:02.511+02:00</updated><title type='text'>"Les Barricades mystérieuses"</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rm2kTItiVWI/AAAAAAAAAE0/qCNjuZQqt20/s1600-h/couronne3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5074893003779364194" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rm2kTItiVWI/AAAAAAAAAE0/qCNjuZQqt20/s320/couronne3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; J'avais oublié mon credo : "Nous sommes tous des étoiles, nous sommes tous des empereurs". J'avais oublié jusqu'à la mélodie charmante d'&lt;em&gt;Angélique &lt;/em&gt;que j'avais coutume de siffler sous la douche du fitness de l'université. Cela m'est revenu ce dimanche, alors que je sortais de chez G., à Zürich, pas très loin de la Badenerstrasse où il y a justement un fitness de la chaîne à laquelle je suis abonné; je suis allé m'y entraîner.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que Zürich est belle, et ses garçons plus encore. Et on sait se tenir ... Rien, absolument rien n'est laissé au hasard. Sitôt dans l'espace public, le Zürichois s'oblige à adopter une attitude digne et aimable. Les transports sont propres, les ados ne mettent pas les pieds sur les sièges, on ne laisse pas les dames debout. Je pense que Thomas Mann - cher modèle - devait particulièrement apprécier tant de correction. Jusqu'aux détestables bobos qui, sur les rives de la Limmat, ont un petit rien de franche élégance et ne renient pas leur extraction bourgeoise ce qui les rend fréquentables.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;J'avais oublié cela ... Et la considération que l'on porte aux gens de lettres dans cette Suisse-là, et le respect de la chose publique, et le cas que l'0n fait de la politique. Je devrais m'y installer. Lorsque, en contrepoint, je pense aux pauvres gamins que je trouve dans mes classes, je me dis que personne ne leur a jamais dit qu'ils étaient des étoiles, qu'ils étaient des empereurs. Personne ne leur a appris à se rêver une couronne sur la tête ou sur les marches à Cannes, personne ne leur a appris la dignité. Ils ne savent qu'essayer de s'imposer par une contestation brouillonne et sans fond, un rien procédurière sur les bords.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Un peu d'air passe par la fenêtre ouverte, il pleuvine, j'ai l'impression d'être revenu d'un assez long voyage et de tout retrouver à peu près à sa place. D'être en tout cas à ma place, en écrivain attentif aux événements quoiqu'un peu au-dessus ou à côté. J'ai eu le plaisir, tout à l'heure, installé à la cuisine, exactement de la même façon que mon grand-père maternel, de lire le journal, &lt;em&gt;Le Matin Dimanche &lt;/em&gt;en l'espèce.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Les chroniques s'y enchaînent avec piquant et pertinence; tout esprit critique n'est pas mort en Suisse romande. Je me sens moins seul ... Ce soir, je retrouve presque le plaisir que j'ai eu à venir vivre à Lausanne ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-1834013894934645486?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/1834013894934645486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=1834013894934645486' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1834013894934645486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/1834013894934645486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/06/les-barricades-mystrieuses.html' title='&quot;Les Barricades mystérieuses&quot;'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rm2kTItiVWI/AAAAAAAAAE0/qCNjuZQqt20/s72-c/couronne3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4562960792928757742</id><published>2007-06-03T23:52:00.000+02:00</published><updated>2007-06-04T02:16:26.905+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='regrets éternels'/><title type='text'>Dans dix ans, dans vingt ...</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RmNWzyoAYuI/AAAAAAAAAEs/mqq0m_0Xxxc/s1600-h/Enclume.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071993053112197858" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RmNWzyoAYuI/AAAAAAAAAEs/mqq0m_0Xxxc/s320/Enclume.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;... je n'ai pas eu le courage de m'asseoir au clavier, travailler de suite en ligne à ce journal ... Je m'y sens salement épié et je n'ai pas à commettre mon talent - oui, mon talent, reconnu officiellement, et je n'ai pas à me le cacher - je n'ai donc pas à commettre mon talent dans une entreprise de dénigrement. Mes amis attendent la prochaine publication de "La Dignité" (les deux journaux et le "Récit de la Vie d'un jeune homme vaudois à la dérive") et retrouvent ma plume acerbe dans le webzine (magazine en ligne) dont je suis le rédacteur en chef. Je dirige ma petite équipe avec entrain, cela me change des chausses-trappes administratives et de la malveillance provinciale que je méprise au passage.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;En attendant F., sur une terrasse ensoleillée et crasseuse de la Riponne, je profite de la dernière page d'un cahier pour rédiger mon message dominical ... Peu avant, j'ai "rencontré", j'ai plutôt vu M.B., installé au fond de la voiture de son ami, serrant une béquille contre lui, l'air vague et maussade. Il a détourné les yeux alors que je lui faisais un salut de la tête. Cela n'a rien à voir avec moi en particulier, M.B. ne doit pas se rappeler de moi, il ne m'a rencontré que deux ou trois fois et du fait de son immense notoriété, de sa carrière encore plus grande, on a dû lui présenter des centaines de garçons dans mon genre. Connaissant sa psychologie, le regard fuyant exprimait plutôt la honte de la déchéance physique, du temps qui passe et détruit. M.B. n'avait pas envie d'être vu ainsi, d'être reconnu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette "rencontre" inopinée éclaire ma relation déçue à Lausanne. Dès son installation en 1987, M.B. a beaucoup contribué au prestige de la ville. J'aimais tant, en ce temps-là; je cherchais un certain regard turquoise et trouvais que la capitale vaudoise lui faisait un parfait écrin ... C'était sans compter ce mal sans nom, virulent et létal, plus avilissant que le temps : le syndrome intellodéficitaire acquis. Il réduit les facultés de ceux qu'il touche; ces derniers attrapent alors la première idéologie venue et, en l'absence de défense, en meurent, psychologiquement du moins ... &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais on se fout de ces belles théories, quel que soit son âge, sa "condition" ou son état de santé; on ne cherche jamais qu'à être dans la plénitude de sentiments et de sensations. On n'attend jamais que l'étreinte de bras forts et souples, un regard franc, tout ce qu'ignore les pisse-froids, les pauvres petites victimes d'une crétinerie institutionnalisée. Le grand M.B. se traîne avec une béquille, Jean-Claude Brialy est mort et une caricature présidentielle s'agite à l'Elysée ! Ma jeunesse est belle et bien morte et le talent, si grand soit-il, ça ne vous enlace pas dans le secret de la nuit. J'aurais beau courir de Berlin à Barcelone, à Zürich, ça ne fera pas revenir l'horloge en arrière, si bénis aient été les temps passés. A chaque déchéance, à chaque décès, on devrait oublier ... A trente-huit ans, mes morts me pèsent et mes "avant, c'était mieux" aussi; comment vais-je faire dans dix ans, dans vingt ...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4562960792928757742?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4562960792928757742/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4562960792928757742' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4562960792928757742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4562960792928757742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/06/dans-dix-ans-dans-vingt.html' title='Dans dix ans, dans vingt ...'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RmNWzyoAYuI/AAAAAAAAAEs/mqq0m_0Xxxc/s72-c/Enclume.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5753915197272478262</id><published>2007-05-25T21:46:00.000+02:00</published><updated>2007-05-26T12:42:24.568+02:00</updated><title type='text'>Et avec du style !</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RlgJzluvjnI/AAAAAAAAAEk/vLZPkNsYe8I/s1600-h/Photo+042.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5068812162511638130" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RlgJzluvjnI/AAAAAAAAAEk/vLZPkNsYe8I/s320/Photo+042.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hier, en fin de journée, je regardais un rayon pâle de soleil traverser le séjour en biais, éclairer le tapis et se replier sur la coque du fauteuil beige, une lumière cuivrée, caniculaire et poudrée. La même lumière sur la Kirghizie, à la télé, Escales. Cherchez le point commun ? Peut-être un sentiment, dû la lumière-même, à moins que je ne sois simplement perdu, un vaste tout dans lequel je ne saisis pas grand-chose ... A part quand ... Il suffit de ... Si je branche le truc ... le petit interrupteur d'un état de conscience et tout reprend sa place. Comme avant ? non, je ne vais pas donner dans le couplet prousto-nostalgique, je ne compte simplement pas m'interdire une lecture personnelle et originale du monde alentour, mon fief, ma zone d'influence, mon domaine. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Cette posture intellectuelle me vaut déjà le joli succès du webzine dont je suis le rédacteur en chef, 30% de fréquentation supplémentaire en un mois, des projets de fusion avec un autre portail internet. La presse indépendante gratuite fait toujours recette. Les sujets de réflexion ne manquent pas : l'affaire des affiches de prévention Sida censurée à Yverdon, la collusion presse-pouvoir dans la France sarkozienne, la chape moralisante tombée sur les sociétés occidentales. Le plus dur : partir au combat sans le formidable enthousiasme des belles années de "révolution", soixante, soixante-dix, leur style, leur musique ... Tant pis, je me démens et "proustise" à qui mieux mieux, mais Dutronc, Antoine, certains garçons dans le vent et dans un sous-marin jaune, Dalida, Françoise Hardy ont tant chanté dans des cuisines au petit matin, parmi le vrombissement des imprimantes, un transistor en équilibre sur un coin d'établi, un bureau de rédaction à l'heure de la correction, la voiture de fonction d'un ministre pompidolien et  même à Latché, dit-on ... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'intellectuel dénonce et propose; l'artiste met en forme et donne le ton. Je pense avoir plutôt bien rempli mon double "mandat", avoir mis en verbe et en style des impressions fugaces, leur avoir donné le corps séduisant du bon mot et l'évidence de l'élégance. Faire de ses propres goûts un manifeste et manifester pour défendre ses goûts ! On me lira peut-être dans vingt ans en écoutant Linkin Park, Keren Ann ou Daft Punk et l'on évoquera les vertus passées de cette époque-là.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5753915197272478262?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5753915197272478262/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5753915197272478262' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5753915197272478262'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5753915197272478262'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/05/et-avec-du-style.html' title='Et avec du style !'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RlgJzluvjnI/AAAAAAAAAEk/vLZPkNsYe8I/s72-c/Photo+042.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-4250765649722004177</id><published>2007-05-12T00:36:00.000+02:00</published><updated>2007-05-12T13:15:30.980+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tabou et liberté d&apos;expression'/><title type='text'>La vie des autres</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RkWfzq-Km4I/AAAAAAAAAEc/gOvB_-uIJuc/s1600-h/P%C3%A9tain.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063629066105166722" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RkWfzq-Km4I/AAAAAAAAAEc/gOvB_-uIJuc/s320/P%C3%A9tain.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est vrai que je suis très infidèle à cette adresse, j'en préfère une autre, l'intime et la secrète, celle où l'on me fiche la paix, celle qui n'a pas été salie par le regard louche des suppôts moscovites ... Je ne parle pas du "Récit de la vie d'un jeune homme vaudois à la dérive", non, une autre adresse ... De plus, je n'ai guère eu de temps, entre le webzine de Vogay, la vice présidence de l'Association vaudoise des Écrivains et les quelques batailles de circonstance à mener; vous savez, cette vieille guerre : le bien, le mal, les gentils, les méchants mais, surtout, la liberté d'expression, la liberté d'être et de le dire, le fameux devoir de vérité foucaldien (rapport à Michel Foucault, philosophe, professeur au Collège de France, sommité intellectuelle, gay, amateur de sexe et, accessoirement, mort du sida !)(l'oeuvre de Michel Foucault est librement accessible à la bibliothèque cantonale universitaire et je crois même qu'on l'y apprécie plus que l'oeuvre de Madame de Staël !). &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ce soir, je me suis décidé à mollement signaler ma présence, donner des nouvelles en gardant un oeil sur &lt;em&gt;Esprits libres&lt;/em&gt;, de la télé un rien plus sophistiquée que de coutume, un peu de l'intelligentsia de mes vingt ans qui ergote avec un certain talent ... Marc Lévy semble avoir - enfin - découvert la littérature ! Il en est encore à chercher une position entre le genre périmé du roman et le récit, la vérité, toute la vérité sur les convictions de l'auteur, sur sa genèse, sa mystique ... Sa prestation est amusante, il prend des pauses d'intellectuels mais ne peut réfréner sa gentille dialectique pédagogique d'écrivain à succès mérité ! Il a ce petit ton de philosophe pratique expliquant la vie à son fils. Il y a aussi le brillantissime Sollers et Luc Ferry, qui ne comprend plus rien de la société depuis 1970. Je l'avais entendu il y a quelques mois de cela parler de l'élégance non élégante des jeunes gens, les pantalons baggies, l'aspect négligé ... que sais-je encore ... Il tenait son propos la cravate desserrée, le premier bouton de la chemise ouvert ... Cet homme n'est apparemment pas gay, il n'a jamais remarqué que toute cette jeunesse viriloïde et yo dans la tenue adoptait les schémas de séduction féminine du début du XX siècle : ils montrent leurs chevilles nues (mini socquettes), ils montrent leur col (T-shirt et débardeurs échancrés), ils montrent leur dessous avec le naturel fortuit d'une danseuse de cancan (caleçons qui débordant au-dessus de leur jeans). Tout cela trempe dans l'ambiguïté la plus savoureuse. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est d'autres ambiguïtés moins plaisantes. On parle aussi du nouveau président, "Maréchal nous revoilà !", et je regrette de ne pas être retourné à Paris avant cette élection contre-nature. Comment fréquenter encore ces autres qui se jettent dans une logique politique indigne, qui s'offrent à ce despote en devenir et revanchard. La presse est déjà entravée; mini Pétain pèsera certainement de tout son poids présidentiel dans la ligne de publication des grandes maisons d'édition ... Il est toutefois plus subtil que mes suppôts moscovites locaux; il ne vise aucune minorité particulière mais la liberté d'expression en général. L'Elysée a déjà une longue tradition mitterrandienne du flicage sur un mode stasi (Staats Sicherheit : police politique est-allemande) : menace, chantage, écoutes téléphoniques, etc. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je n'aurais jamais pensé, il y a quelques années de cela, exciter tant de passions - en dehors de ma vie sentimentale, il va sans dire - soulever tant d'oppositions de principes et me voir censuré ! Je suis donc pleinement homme de lettres et je dénonce les dysfonctionnements de l'Etat en mettant à l'épreuve sa tolérance et le respect qu'il doit à tous ses sujets. Que l'on ne goûte pas à mon catholicisme, à ma germanophilie ni à mon admiration pour Hercule Poirot, je le conçois. Que l'on m'en fasse officiellement grief, il y a un problème et qui dépasse largement ma personne. Je persiste donc par principe et parce que - comme tout écrivain (doublé d'un enseignant) - je suis aussi un donneur de leçons.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-4250765649722004177?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/4250765649722004177/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=4250765649722004177' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4250765649722004177'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/4250765649722004177'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/05/la-vie-des-autres.html' title='La vie des autres'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RkWfzq-Km4I/AAAAAAAAAEc/gOvB_-uIJuc/s72-c/P%C3%A9tain.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-3332968355391726517</id><published>2007-05-01T15:10:00.000+02:00</published><updated>2007-05-01T23:54:58.743+02:00</updated><title type='text'>Le communiqué de presse</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rje3I6-Km3I/AAAAAAAAAEU/0R1AW_Nb4S8/s1600-h/communiqu%C3%A9+de+presse.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5059714070270876530" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rje3I6-Km3I/AAAAAAAAAEU/0R1AW_Nb4S8/s320/communiqu%C3%A9+de+presse.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'oeil de Moscou a dû en prendre plein les mirettes, la peste de ces gens et de tous les pense-menus contre lesquels il faut mener bataille. J'aurais fait, je pense, un excellent général, suffisamment distrait pour passer au-dessus des premiers dangers, suffisamment original pour déjouer les stratégies éculées des génies de la chose ... J'aime surtout donner la leçon et avec panache ... ou gloriole... Quoiqu'il en soit, le conseil d'Etat, suite à la remise officielle de la bourse à l'écriture, hier soir, a diffusé un communiqué de presse des plus élogieux; cela fait de moi un auteur sérieux, posé, très "Thomas Mann". L'oeil de Moscou aura pu lire dans les nouvelles en interne mon accession "officielle" au statut d'auteur; j'ai même eu droit à un entrefilet dans un gratuit de la place. Je suis sensible à cette marque de confiance et d'encouragement de la part des autorités culturelles; cela me permet de me rassurer quant à l'autorité en général, elle n'est pas représentée que par une bande de fipons incultes. Je ne devrais même plus parler de "l'oeil de Moscou" mais du demi "oeil de Moscou".&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il est temps de se congratuler un peu "parmi", et d'évoquer les débuts de ce journal en ligne. C'était en septembre 2005 et, depuis lors, je me suis toujours considéré comme un "homme de lettres". Je vais bientôt rendre les archives &lt;em&gt;du Monde de Frevall &lt;/em&gt;accessibles et dans leur version intégrale. On n'y apprend rien de particulier, quelques secrets de polichinelles y sont joliment racontés et vous pourrez y voir défiler les saisons, les voyages et mes palpitantes aventures à Coppet, vous savez, le petit village vaudois où vécut Madame de Staël. Je pense que j'aurai autant fait pour la publicité de ce village que la sus-mentionnée autrice ... Quoi ? moi ! sarcastique !!! Mais qu'allez-vous imaginez, vous êtes passé par Moscou. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jamais je ne retrouverais l'impunité fleurie d'une plume anonyme; il était si bon d'ouvrir la fenêtre et de simplement dire mon sentiment, amour et tant de déceptions, mais amour tout de même, je n'ai jamais cultivé le masochisme du souvenir; je n'ai jamais donné que dans la mélancolie ... et la pantalonnade par distraction. Le journal en ligne rimait avec bouteille à la mer, parole à travers le temps, "La vie de Marianne", "L'histoire du chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut" puis il y eut le bras de fer moscovite et un certain verni d'officialité à présent. Bientôt, je pourrai étaler mon catalogue, raconter mes tractations dans les antichambres de l'édition romande ... Je vais acheter le nom du domaine, hop, je vais devenir un hobereau de la littérature et tenir salon à l'adresse de frevall.net ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-3332968355391726517?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/3332968355391726517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=3332968355391726517' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3332968355391726517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/3332968355391726517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/05/le-communiqu-de-presse.html' title='Le communiqué de presse'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/Rje3I6-Km3I/AAAAAAAAAEU/0R1AW_Nb4S8/s72-c/communiqu%C3%A9+de+presse.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-16945743.post-5982066497174834883</id><published>2007-04-26T22:20:00.000+02:00</published><updated>2007-04-27T00:40:53.475+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Le silence est d&apos;or ?'/><title type='text'>Subversion blanche</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RjEqXK-Km2I/AAAAAAAAAEM/1X_lj3csZbo/s1600-h/robert_walser.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5057870434084232034" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RjEqXK-Km2I/AAAAAAAAAEM/1X_lj3csZbo/s320/robert_walser.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Il pleut, une jolie pluie nocturne qui lustre les trottoirs et donne envie d'allumer une cigarette, commencer un roman, texte banal de prime abord, une histoire de rien, un homme car j'ai - en dépit de mon orientation sexuelle - beaucoup de peine à me glisser dans la peau d'une femme, à moins qu'elle ne soit totalement aliénée et/ou sortie d'une tragédie antique. L'homme marcherait le long de la rue, allumerait une cigarette et s'abriterait un instant dans une guérite de bus avant de pousser la porte d'un bistrot sale et anonyme. Il prendrait une pression, fumerait tranquillement une nouvelle cigarette avant de sortir un livre, &lt;em&gt;Le Commis &lt;/em&gt;de Robert Walser. Il lirait pendant un instant, suffisamment longtemps pour allumer une troisième cigarette et boire une seconde bière. Au bout d'un instant, le patron - un homme d'une mise débraillée évidemment - se frayant un chemin entre les clients, des habitués pour la plupart, à la mine hâve à peine rehaussée par la rougeur d'une ivresse légère, ce patron donc s'approcherait de l'homme et lui demanderait de bien vouloir lui tendre le livre, lire un passage, ce que l'homme accepterait dans un sourire mi-étonné mi-gêné. Le patron lui dirait qu'il aurait reconnu le nom de l'auteur, tracé en grand (pas très discret relèverait-il pour lui-même) ... Un écrivain pas encore à l'index mais néanmoins indisponible en bibliothèque et plus encore en librairie ... Le bistrotier aurait déjà lu une telle chose, par hasard. Il aurait vidé l'appartement de sa tante morte à quatre-vingt-quinze ans l'an dernier. En attendant le camion d'Emmaüs, pas moyen d'allumer la télé, plus d'électricité, il aurait pris un livre &lt;em&gt;Les enfants Tanner &lt;/em&gt;et aurait compris des choses, pour la première fois de sa vie. Un peu gêné par le flot de ses propres paroles, le patron aurait brutalement conclu par "je vous offre les consommations" et serait reparti d'un pas décidé vers sa cuisine graisseuse, comptant sur l'intelligence d'un lecteur de Robert Walser, de l'homme forcément assez subtil pour comprendre qu'il lui faudrait quitter le café maintenant ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Robert Walser (1878-1956), après une vie chahutée, mourut dans un asile. Il aurait souffert d'une schizophrénie ... Il passa vingt-six ans en institution psychiatrique, dont les vingt-deux dernières sans plus écrire une ligne. Walser représente une sorte de double inversé de Thomas Mann (1875-1955). Les deux hommes proviennent d'un bon milieu social en passe de déchoir. L'un était allemand, issu d'une culture fière de ses auteurs, capable d'intégrer et de recevoir la critique, une culture qui n'a jamais craint ni le changement ni la passion - Leidenschaft - jusqu'aux plus douloureuses dérives. Walser, en dépit de son talent et de quelques jolis succès, n'accéda jamais au statut d'homme de lettres, d'auteur en tant que tel. Il raconta le monde plat et stérile de la suissitude : l'éradication de la passion et sa prophylaxie. Il saisit le douloureux paradoxe d'un pays d'une beauté quasi irréelle, de la douceur d'y vivre et de l'impossibilité pour ses citoyens d'y développer une vie émotionnelle mature. A croire que la paix sociale et le bien-être économique retiennent les esprits dans un état larvaire ... &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'asile, l'exil ou la chasse aux sorcières pour qui ne respecterait pas cet accord tacite, ce pacte social que l'on inculque à chacun dès sa naissance par mille demis interdits implicites. Et le poids de la tradition est tel qu'il entraîne l'habitude qui fonde quasi la loi mais rien n'est écrit, rien n'est dit. Walser perdit la tête plutôt que de rompre la conspiration du silence. Reste l'oeuvre, le livre, une voix que l'on bâillonne maladroitement par la censure, que l'on couvre de la rumeur grossière des divertissements populaires ... A ce propos, savez-vous qu'à force de crier sur mes cancres, à C., village vaudois où vécut qui vous savez, ma voix s'est formidablement développée ! Sans que cela ne viennent malmener mes cordes vocales, j'arrive à la projeter jusqu'à une telle puissance que les lamelles métalliques des cache-néons vibrent sur leur tringle ! M'avez-vous bien entendu ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/16945743-5982066497174834883?l=frevall.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://frevall.blogspot.com/feeds/5982066497174834883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=16945743&amp;postID=5982066497174834883' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5982066497174834883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/16945743/posts/default/5982066497174834883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://frevall.blogspot.com/2007/04/subversion-blanche.html' title='Subversion blanche'/><author><name>Frédéric Vallotton</name><uri>http://www.blogger.com/profile/06490140644088210231</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/StJGVy1vkeI/AAAAAAAAAbc/IHBJMrNlHG4/S220/DSC00551.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_yuYCDRRb6-o/RjEqXK-Km2I/AAAAAAAAAEM/1X_lj3csZbo/s72-c/robert_walser.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
